Novembre 1911. Un paquebot, l'Armand-Béhic, glisse sur les eaux brunes du fleuve de Saigon et accoste dans la touffeur moite de la saison sèche naissante. À son bord, un homme de trente-neuf ans, avocat de formation, journaliste de tempérament, descend sur le quai pour prendre la tête de l'un des territoires les plus vastes et les plus convoités de l'empire colonial français. Il s'appelle Albert Sarraut.