Tourisme & Parcours : Le coup de cœur d'Amandine pour Kep au Cambodge

La Française Amandine Fajerman fait partie de ces voyageurs qui, un jour, ont décidé de poser leurs valises après un coup de cœur pour une destination particulière.

Amandine Fajerman

Pour la Française, ce fut Kep, la ville côtière autrefois villégiature privilégiée des princes et diplomates qui aimaient à y retrouver l’atmosphère paisible et iodée d’une station balnéaire exotique. Pour Cambodge MAG, Amandine revient sur son parcours et fait part de ses sentiments en ces temps difficiles, mais aussi de son engagement auprès de l’association ADFE Cambodge.

CM : Pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous, à propos de votre scolarité…

Je suis née à Paris où j’ai grandi et poursuivi des études de philosophie, sociologie et ethnologie.

CM : Parlez-nous des premières années de votre vie professionnelle en France

Après mes études, j’ai rencontré mon compagnon, nous nous sommes installés à Limoges, sa ville natale, et j’ai travaillé dans le secteur périscolaire (cantine, centre de loisirs, suivi scolaire) pendant 10 ans.

CM : Dans quelles circonstances êtes-vous venue au Cambodge ?

Nous avions décidé de changer de vie et nous aimions voyager, nous avons alors opté pour l’Asie. Après deux mois passés en Thaïlande, nous sommes arrivés au Cambodge.

Nous avions décidé de changer de vie et nous aimions voyager
Nous avions décidé de changer de vie et nous aimions voyager

CM : Vous avez probablement eu un coup de cœur pour le pays, racontez

Là, au Cambodge, nous avons eu un vrai coup de cœur, particulièrement pour la ville côtière de Kep où finalement nous nous sommes installés

Nous avons été séduits comme beaucoup vous le diront par le sourire et la gentillesse des Cambodgiens, particulièrement dans une zone très rurale comme celle-ci

La population locale est vraiment très accueillante, on vous proposera très facilement de venir planter du riz en famille ou de partager un thé. De plus les formalités pour s’installer au Cambodge sont très faciles.

CM : Quelle est votre activité professionnelle aujourd’hui ?

Nous avons donc repris la gestion d’une guesthouse à Kep : Le Rega, depuis 7 ans. Nous y accueillons des voyageurs en quête de nature et d’authenticité, des familles, des couples ou des petits groupes d’amis.

CM : Quel concept ?

Nous leur proposons une atmosphère détendue et familiale, des chambres simples, mais confortables dans un écrin de verdure, nos hôtes apprécient particulièrement de se relaxer au milieu du luxuriant jardin tropical en fin de journée.

Nous partageons nos différentes expériences de vie, nous leur donnons des conseils pour découvrir au mieux la magnifique campagne environnante (les rizières et toutes leurs nuances de couleur, les montagnes karstiques de Kampong Trach, les grottes, les marais salants et les plantations de poivre). Souvent les voyageurs venus pour profiter de l’île aux lapins restent plus longtemps que prévu pour visiter ces lieux magiques malheureusement (ou pas) assez méconnus. Les Cambodgiens apprécient beaucoup Kep pour son atmosphère tranquille et familiale, son climat plus frais et son bon air marin.... nous aussi.

CM : Qu’est-ce qui vous plait le moins dans cette aventure cambodgienne ?

Ce qu’on peut regretter est le manque de sensibilisation et d’équipement en matière d’écologie. Les déchets peuvent parfois gâcher la magie de ce petit paradis surtout pendant les grandes fêtes où beaucoup de Cambodgiens viennent profiter de la mer.

CM : Vous êtes engagée auprès de l’ADFE, pour quelles raisons, quel y est votre rôle, quelles sont vos attentes ?

En ces temps difficiles, je suis fière de mon engagement auprès de Français du monde — ADFE Cambodge, chargé d’informer et d'aider les Français vivant à l’étranger, notamment les plus vulnérables (protection sociale, bourses scolaires, emploi et formation). Nous essayons de trouver des solutions localement, nous agissons en toute discrétion, car les sujets sont sensibles.

Notre engagement est également écologique. D’ailleurs, le seul point positif de cette crise aura été de démontrer clairement l’impact de notre consommation sur notre belle planète bleue. Espérons qu’une prise de conscience puisse apparaître…

CM : Comment vivez-vous la crise sanitaire et économique liée au COVID-19, personnellement et professionnellement

Chaque année, de plus en plus de voyageurs se laissaient séduire par Kep… Jusqu’au Covid-19. Notre activité est bien sûr profondément affectée comme toutes celles attenantes au tourisme. Et malheureusement bien d’autres secteurs… nous avons dû nous adapter et proposer les chambres au mois, réduire les effectifs. Heureusement, nous pouvons toujours compter sur la clientèle locale les week-ends et surtout sur la compréhension de notre propriétaire. Nous sommes tout de même un peu inquiets, il est très difficile de prévoir l’issue et les conséquences de cette crise mondiale, à la fois sanitaire, économique et sociale. Il est possible que le secteur du tourisme au Cambodge et dans le monde subisse une profonde mutation, beaucoup de choses sont à repenser.

Propos recueillis par Christophe Gargiulo

Merci pour votre envoi !

  • Instagram
  • Facebook Social Icône
  • Gazouillement
  • LinkedIn Social Icône