S.E. Cham Prasidh : La moitié des villages du Royaume n’ont pas encore accès à l’eau potable

Environ 50 % des villages du Cambodge n’ont toujours pas accès à l’eau potable en raison du changement climatique, de la croissance démographique et du développement urbain, qui ont entraîné une augmentation constante de la demande en eau, affirme le ministre de l’Industrie, des sciences, des technologies et de l’innovation, S.E. Cham Prasidh.

Des ouvrières de l’industrie du textile lavent leur bébé dans le district de Por Sen Chey, dans la capitale, en mai. Photo Heng Chivoan
Des ouvrières de l’industrie du textile lavent leur bébé dans le district de Por Sen Chey, dans la capitale, en mai. Photo Heng Chivoan

M. Prasidh a évoqué ces problèmes lors d’une réunion en ligne organisée la semaine dernière pour évaluer les projets issus de la coopération entre le ministère et la Banque asiatique de développement (BAD) pour la période 2011-2020.

Il a déclaré que le ministère envisageait de mettre en œuvre un certain nombre de programmes telles que l’encouragement des opérateurs de l’eau à étendre leur capacité d’approvisionnement en eau et leur réseau aux zones confrontées à des pénuries d’eau chroniques.

Il a ajouté que le ministère avait mis en œuvre des projets visant à soutenir les familles pauvres par le biais de subventions, ainsi que par le soutien aux partenariats public-privé dans le domaine de l’eau.

« Selon une étude récente, nous avons constaté qu’environ 50 % des villages cambodgiens ne disposaient pas encore d’un approvisionnement en eau potable, nous devons donc redoubler d’efforts pour trouver une solution afin d’assurer un approvisionnement en eau potable à 100 % pour les habitants de nos villes d’ici 2025 », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que davantage de fonds s’avéraient nécessaires pour soutenir les opérateurs de l’eau dans l’expansion de leurs capacités dans leurs zones de service.

Le ministre a rappelé que son ministère préparait un projet de loi qui régit l’approvisionnement en eau potable, « ce qui contribuera de manière significative au développement du secteur de l’eau ainsi qu’à l’établissement de mécanismes de coordination pour étendre la portée de l’approvisionnement en eau de la nation à tous ».

Srinivasan Palle Venkata, chef de la délégation de la BAD, a déclaré que cette dernière examinerait les forces et les faiblesses des approches actuelles afin d'envisager ce qui peut être entrepris pour aider le ministère à atteindre cet objectif.

M. Prasidh a déclaré que la politique de l’eau de la BAD était conforme à celle du gouvernement, qui vise à fournir de l’eau potable à tous les résidents des villes d’ici 2025, mais que pour y parvenir, un soutien cohérent des partenaires du développement était primordial.

Il a également indiqué que le ministère mettait en œuvre deux projets soutenus par la BAD, à savoir celui de la fourniture d’eau en milieu urbain et le projet d’approvisionnement et d’assainissement au niveau provincial. Les deux projets progressent malgré certaines difficultés.

Ung Samuth, agricultrice dans le village de Prey Preal de la commune de Khlang Meas, dans le district de Bavel de la province de Battambang, a déclaré au Post que dans la commune où elle vit, il n’y avait pas d’eau potable ni même de source d’eau pour les cultures.

« Dans ma communauté, il n’y a pas assez d’eau pour que tout le monde puisse l’utiliser », dit-elle. Chaque année, de mars à juillet, il n’y a pas d’eau et nous devons acheter de l’eau d’étang ou de puits dans d’autres villages pour l’utiliser. »

Elle dit qu’elle aimerait voir le gouvernement national ou provincial ou une organisation internationale aider à restaurer les étangs et les puits dans des communautés comme la sienne.

Khouth Sophak Chakrya avec notre partenaire The Phnom Penh Post

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