Phnom Penh Contemporary : l’art contemporain cambodgien s’installe à l’Université royale des beaux-arts
Du 12 au 16 novembre 2026, l’Université royale des beaux-arts de Phnom Penh accueille la première édition de Phnom Penh Contemporary. Une quinzaine d’artistes cambodgiens ou liés au Cambodge exposent. Des journées sont réservées aux collectionneurs et aux ambassades, une vente aux enchères silencieuse est organisée et un espace est consacré à l’art sacré autochtone. L’événement se tient la semaine du Sommet de la Francophonie.

Phnom Penh aura sa manifestation d’art contemporain. Pour sa première édition, Phnom Penh Contemporary s’installe pendant cinq jours à l’Université royale des beaux-arts (RUFA). Elle est portée par l’Anicca Foundation.
Une plateforme pour les artistes cambodgiens
Les organisateurs présentent l’événement comme plus qu’une exposition. L’idée : montrer l’art contemporain cambodgien, mettre les artistes en relation avec des collectionneurs et des institutions, et installer Phnom Penh comme destination culturelle en Asie du Sud-Est. Collectionneurs, diplomates, chefs d’entreprise et institutions culturelles sont attendus aux côtés du public.
Marina Pok résume l’ambition dans le dossier de presse : « Après dix ans à partager des parcours artistiques au Cambodge, il est temps d’incarner notre mission : servir de relais entre une voix contemporaine cambodgienne en pleine croissance et l’appétit du marché mondial pour une communauté créative aux racines solides. Des artistes qui partagent un héritage commun et qui sont concernés par les défis mondiaux. » (traduit de l’anglais)
Quinze artistes, dont quatre mis en avant
Phnom Penh Contemporary réunit une quinzaine d’artistes cambodgiens ou liés au Cambodge : des artistes établis, des talents montants, des émergents, et quelques plasticiens de la diaspora. Le dossier de presse en met quatre en avant.
Leang Seckon est présenté comme l’un des artistes contemporains cambodgiens les plus reconnus à l’international. Son travail, construit en couches successives, revient sur la mémoire et l’histoire du pays, et sur son identité.
Channy Chhoeun peint la faune et la nature dans des couleurs vives. Les toiles interrogent la relation entre les animaux, l’environnement et les humains, et font entrer les préoccupations écologiques dans l’art contemporain cambodgien.

La pratique pluridisciplinaire de Hul Kanha, artiste montant, s’intéresse aux femmes, à l’identité et à l’expérience sociale. Elle passe par la photographie, la peinture, le collage et les techniques mixtes.

Thang Sothea réalise des installations et des sculptures. Elles touchent à la mémoire, au paysage, à la spiritualité et au lien entre l’humanité et la nature.

Cinq jours de programme
Les deux premiers jours, les 12 et 13 novembre, sont réservés aux partenaires, aux médias, aux collectionneurs et aux ambassades, avec des visites guidées par les curateurs et les directeurs. L’ouverture a lieu le 12 au matin, sur invitation. L’exposition s’ouvre ensuite au public pour le week-end. Au programme :
• une exposition d’artistes contemporains cambodgiens parmi les plus en vue ;
• des espaces pour les artistes émergents et pour l’art sacré autochtone ;
• des conférences d’artistes et des discussions sur la création, le patrimoine et l’identité ;
• une vente aux enchères silencieuse d’œuvres modernes issues d’une collection privée ;
• la « Contemporary Alley », avec restauration, étudiants artistes et activités communautaires ;
• des visites scolaires, pour les jeunes du pays.
La cérémonie de clôture, publique, annoncera le premier prix du jeune artiste. Elle sera suivie de performances en direct.
Les étudiants de la RUFA au cœur du dispositif
Le dossier insiste sur le développement de l’écosystème créatif cambodgien. Phnom Penh Contemporary travaille avec la RUFA : les étudiants s’initient à la gestion d’une exposition, et de jeunes artistes peuvent présenter et vendre leurs œuvres, puis concourir pour le prix du jeune artiste, décerné pour la première fois.
Le lieu a son histoire. Selon le dossier, l’école a été fondée en 1917 par George Groslier et sept artistes cambodgiens, sur mission du roi Sisowath. Les organisateurs y voient le reflet du lien croissant entre développement culturel et développement économique, et du rôle des industries créatives dans l’avenir du pays.
Un espace pour l’art sacré autochtone
Avec le soutien de la Henry Luce Foundation, l’événement réserve un espace aux arts sacrés autochtones. Les organisateurs soulignent que ces traditions sont rarement montrées dans les grandes expositions.
Des soutiens institutionnels, un calendrier chargé
L’événement bénéficie de l’encouragement personnel du roi Norodom Sihamoni. Le ministère de la Culture et des Beaux-Arts, la RUFA, la Henry Luce Foundation et l’Institut français du Cambodge le soutiennent. Neak Okhna Sear Rithy en est le patron fondateur.
Les 15 et 16 novembre, le Cambodge accueille aussi le XXe Sommet de la Francophonie : environ quatre-vingt-dix délégations et des chefs d’État, autour du thème « Réinvestir dans la paix et dans une durabilité pérenne ». Les organisateurs annoncent de leur côté la présence de journalistes de magazines haut de gamme et de rédacteurs spécialisés en art et en lifestyle.
Le dossier de presse décrit Phnom Penh Contemporary comme le point de départ d’une initiative culturelle de long terme. Elle vise à créer des liens durables entre les artistes cambodgiens et des collectionneurs, curateurs, galeries et institutions internationaux.
Infos pratiques
• Dates : du 12 au 16 novembre 2026
• Lieu : Université royale des beaux-arts (RUFA), Phnom Penh
• Cérémonie d’ouverture : 12 novembre, le matin, sur invitation
• Journées d’aperçu : 12 et 13 novembre, sur invitation
• Journées publiques : 14 et 15 novembre, sur inscription
• Réception Phnom Penh Contemporary : 16 novembre à 19 h, sur invitation
• Vente aux enchères silencieuse : du 8 au 16 novembre








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