Mékong : Quand le fleuve nourricier manque d'eau

Les effets de la sécheresse se font sentir au Myanmar, en Thaïlande, au Laos, au Vietnam et ici au Cambodge où les précipitations ont été bien en deçà des attentes.

Pêcheurs sur le Mekong. Photographie par Prachatai

PHNOM PENH : Alors que la mousson commence à travers la péninsule indochinoise, agriculteurs et pêcheurs prient pour plus de pluies après une longue sécheresse. Cette année, le Mékong a connu ses niveaux les plus bas depuis 60 ans. Selon la Commission du Mékong (MRC), les précipitations sur le bassin inférieur du Mékong — englobant le Myanmar, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Vietnam — en mai 2020 étaient inférieures de 68 % à celles de mai 2019.

Baisse historique

Dans son dernier rapport annuel, la MRC a déclaré que l’amélioration du suivi des sécheresses de plus en plus fréquentes et sévères, des fortes inondations et des conditions météorologiques extrêmes était un problème clé qui devaient être traité en priorité par les pays du Bas Mékong.

Les statistiques publiées par le gouvernement royal du Cambodge en juillet ont montré que les niveaux d’eau dans le Mékong se trouvaient bien plus bas qu’à la même époque l’année dernière, en raison des faibles précipitations. Le ministère des Ressources en eau et de la Météorologie a publié récemment des statistiques montrant que les niveaux du Mékong étaient dramatiquement inférieurs à ceux de l’année dernière, sauf à Neak Loeung dans la province de Prey Veng. Les chiffres montrent que le niveau du 17 juillet était inférieur à celui du 16 juillet et que le niveau devrait continuer à baisser jusqu’à la fin du mois.

Vulnérabilité

Chan Yutha, secrétaire d’État au ministère des Ressources en eau, a déclaré qu’il n’y avait pas de pluie dans la région du Mékong, ce qui explique pourquoi les niveaux d’eau étaient aussi bas, ajoutant qu’il y avait toutefois de l'espoir avec des prévisions de fortes pluies en août prochain.

Le Cambodge demeure l’un des pays les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Cependant, les experts indiquent que la construction de barrages hydroélectriques lourds le long du Mékong est l’une des causes des niveaux d’eau trop bas dans le fleuve, ainsi que les efforts insuffisants de la part des autorités pour atténuer les effets de la sécheresse.

Changement climatique

Kol Vathana, secrétaire général adjoint du Comité national cambodgien du Mékong, a déclaré que la principale raison de la baisse des niveaux d’eau du Mékong était le changement climatique. Il a ajouté que la construction de barrages le long de l’amont n'était qu’un « facteur mineur ».

« Je n’ose pas émettre l’hypothèse que les barrages n’ont aucun impact sur la baisse des niveaux d’eau. Mais la contribution reste minime ».

Le directeur général du secrétariat de la MRC, An Pich Hatda a déclaré à VOA :

« Les inondations et la sécheresse ont durement frappé notre région ces derniers temps et nécessitent une collaboration régionale plus forte, cela comprend la transparence, la qualité et la rapidité du partage des informations »

La sécurité alimentaire risque de devenir un problème majeur avec environ 70 millions de personnes dépendant du Mékong pour leurs moyens de subsistance.

Origine de la sécheresse

Les scientifiques suggèrent que la sécheresse pourrait se trouver liée au phénomène climatique connu sous le nom de dipôle de l’océan Indien, comme El Niño dans l’océan Pacifique, qui a un impact sur la mousson indienne et la saison des pluies en Asie du Sud-Est continentale. Les températures exceptionnellement plus fraîches que la moyenne de la surface de la mer dans la moitié orientale de l’océan Indien entraînent moins de précipitations en Asie du Sud-Est, tandis que les eaux plus chaudes dans l’ouest provoquent des inondations en Afrique de l’Est. Le dipôle est aggravé par le réchauffement climatique. Les températures ont atteint des sommets records plus tôt cette année, mais ont depuis amorcé un retour à la normale, les prévisionnistes annoncent une amélioration des précipitations au cours des prochains mois.

Ravages

Et les scientifiques ont constaté que le fleuve devenait bleu, indiquant un grave manque de sédiments nécessaires pour reconstituer les berges. Ils affirment que l’érosion des sols se profile désormais comme la prochaine grande menace pour des dizaines de milliers de maisons et de bâtiments. La sécheresse a également fait des ravages sur les 850 espèces de poissons du bas Mékong. Beaucoup, comme le dauphin de l’Irrawaddy et le poisson-chat géant, sont en voie de disparition. Certains poissons ont dû être transportés vers des bassins plus profonds après avoir été piégés dans des flaques de boue.

CG

Sources : Mekong River Commission, VOA, Comité national cambodgien du Mékong

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