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Les grands-mères Apsara : Célébration de la culture et de la féminité à l'occasion de la fête des mères

« Mamie Mao », âgée de 104 ans, a été photographiée dans la tenue traditionnelle d’une apsara cambodgienne. Le photographe se dit flatté d’avoir eu l’occasion de capturer son esprit de résistance et de partager ces images poignantes avec le monde entier.

Dans un ensemble étonnant de photos montrant deux grands-mères Apsara, où les éléments modernes se mêlent harmonieusement aux éléments traditionnels, une figure se démarque. Non seulement en raison de son âge, mais aussi parce qu’elle incarne un héritage culturel qui perdure depuis des siècles.

À 104 ans, Mamie Mao pourrait bien être la plus ancienne Apsara vivante de la longue histoire du Cambodge. Sa vie, tissée de joie, de tragédie et de résilience, est aujourd’hui une véritable fresque qui captive et inspire.

Le voyage transformateur des mamies bien-aimées du Cambodge, qui sont passées du statut de chiffonnières à celui d’Apsaras, est une histoire élaborée par le trio formé par Taing Huang Hao, Ken Bo et Raphaël Pech. Ils sont les créateurs de la campagne « FeelTheWarmth », une collaboration avec le Cambodian Children’s Fund qui marque le 20e anniversaire de l’organisation.

« Nous n’avions pas l’intention de suivre la tendance du maquillage Apsara. J’aime capturer des scènes de rue, ainsi que des Apsara. C’est ainsi qu’est née notre campagne », explique le célèbre photographe Pech.

Vêtue des ornements en or et des motifs complexes typiques des apsaras, la récente séance photo de Mamie Mao est non seulement devenue virale, mais a également suscité un regain d’intérêt généralisé pour les racines culturelles du Cambodge parmi les jeunes générations.

« Le shooting de ces deux magnifiques mamies a été planifié avant que la tendance ne se mette en place. C’est juste que la date de notre séance photo et le pic de popularité de la tendance sont arrivés en même temps », raconte Pech.

Hem Len, coordinateur de la campagne du CCF, explique que les deux femmes ont été choisies parce qu’elles ont une personnalité positive et confiante en dépit d’un contexte difficile.

Huang Hao, fondateur de l’initiative de collecte de nourriture Local4Local, note que le CCF est une ONG qui se consacre au soutien des enfants et des personnes âgées. Il explique qu’il a collaboré avec l’ONG parce qu’il voulait contribuer à soutenir sa cause.

Leur initiative, FeelTheWarmth, vise à mettre en lumière l’esprit indépendant et l’importance culturelle de ces femmes.

« Il s’agit d’un mouvement créatif qui raconte des histoires sur le Cambodge qui vont au-delà des pierres et des crânes », explique Huang Hoa, qui a lancé Local4Local en avril 2020, avec l’intention de soutenir les conducteurs de cyclo âgés et les familles vivant dans la rue.»

À 104 ans, Mamie Mao est réputée pour sa joie de vivre et sa résilience. Ayant survécu aux horreurs du régime des Khmers rouges — perdant son mari et ses six enfants — sa persévérance lui a permis d’élever les quatre enfants qui lui restent.

Chaque ride de son visage raconte l’histoire des décennies passées, depuis sa survie pendant les années pénibles du Kampuchea démocratique jusqu’à sa vie d’aujourd’hui, où elle trouve réconfort et soutien auprès du CCF.

N’ayant plus de famille, elle s’est débrouillée en récupérant des bouteilles en plastique pour les recycler à Steung Meanchey. Aujourd’hui, elle fait partie du programme « Granny » du CCF et jouit d’une vie plus confortable à Phnom Penh.

Autre femme âgée, sa sœur Apsara, Granny Raksa — septuagénaire de 79 ans — incarne la chaleur et la générosité, et on la voit souvent partager son repas avec sa communauté.

Elle rayonne de l’élégance et de la dignité de l’héritage Apsara du Cambodge dans un portrait époustouflant qui ne se limite pas à son âge. Vêtue d’une tenue traditionnelle, elle est ornée de bijoux en or complexes et d’une coiffe élaborée qui symbolise la riche tapisserie culturelle du Cambodge.

Mentore dans le cadre du programme Girls2Grannies du CCF, elle est adorée sous le nom de lok yiey (grand-mère en khmer) par les jeunes filles qu’elle guide.

Survivante elle aussi des années Pol Pot, elle a dû faire face à de lourdes épreuves et s’est battue contre la dépression. Aujourd’hui, elle trouve du réconfort dans les bénédictions bouddhistes hebdomadaires.

Les photos des mamies Apsara sont devenues virales et ont été partagées par plus de 16 000 personnes en moins de 24 heures. Selon les organisateurs, l’esprit et l’énergie des mamies pendant la prise de vue étaient incroyables, et grâce au soutien du CCF, du StudioKH et du LPC Studio, les problèmes ont été très peu nombreux.

Avec notre partenaire The Post

Photographies : Cambodia_streetwise

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