Un visage grave, un sampot savamment noué, un regard qui ne cille pas devant l'objectif. Depuis un siècle et demi, ce portrait pris vers 1866-1870 par le photographe français Émile Gsell circule à travers livres, ventes aux enchères et fils de discussion Internet — où on l'a tour à tour prise pour une dame de compagnie siamoise, une Vietnamienne, ou la concubine anonyme d'un officier colonial. Elle n'était rien de tout cela.