Dans les forêts du Ratanakiri, un geste ancestral se répète depuis des générations : entailler le tronc d'un géant de la canopée pour en recueillir la sève odorante. Entre subsistance villageoise, savoir coutumier et pression grandissante des concessions foncières, la résine de Dichterocarpus — plus connue sous son nom scientifique de Dipterocarpus — raconte à elle seule l'histoire d'un équilibre de plus en plus fragile entre les peuples des montagnes et leur forêt nourricièr