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Un an après les combats à la frontière, Angelina Jolie n'oublie pas les déplacés cambodgiens

Le 24 juillet marquait un triste anniversaire pour le Cambodge : un an jour pour jour depuis l'éclatement des affrontements armés avec la Thaïlande le long de la frontière commune. Pour marquer cette date, Angelina Jolie a choisi de s'exprimer publiquement, rappelant que la crise humanitaire née de ce conflit est loin d'être terminée pour des dizaines de milliers de familles.

Angelina Jolie
Angelina Jolie

Un message publié sur Instagram

C'est sur son compte Instagram que l'actrice oscarisée a pris la parole, le jour même de l'anniversaire. Elle y explique que les combats survenus il y a un an ont bouleversé la sécurité et la stabilité de nombreuses personnes, et que près de 30 000 Cambodgiens restent aujourd'hui déplacés à l'intérieur du pays, dans l'incapacité de rentrer chez eux.

Jolie évoque également l'évacuation précipitée du personnel de sa fondation et de leurs familles au moment où les combats ont éclaté près de la frontière — un épisode qu'elle décrit comme un rappel brutal de la rapidité avec laquelle un conflit peut resurgir.

Un attachement personnel et ancien au Cambodge

Le lien entre Angelina Jolie et le Cambodge ne date pas d'hier. C'est dans ce pays qu'est né Maddox, son fils aîné, et l'actrice a obtenu la nationalité cambodgienne en 2005. Depuis plus de vingt ans, sa fondation — la Maddox Jolie-Pitt Foundation, aujourd'hui simplement appelée Maddox Foundation — mène, avec une équipe locale, des programmes de déminage, de conservation environnementale et de développement communautaire dans la région frontalière, précisément là où les combats de l'an dernier ont eu lieu.

Dans son message, Jolie insiste sur les liens d'amitié tissés au fil des années avec ses voisins et avec l'équipe de la fondation, au fil du travail commun de déminage et de développement du territoire.

Le travail a repris, mais l'inquiétude demeure

Si Jolie se dit soulagée que les activités de la fondation — protection des terres, soutien à la santé et aux moyens de subsistance des communautés — aient pu reprendre, elle tient à souligner que son attention reste tournée vers celles et ceux qui attendent toujours de pouvoir rentrer chez eux. Elle réaffirme son attachement au pays et à la résilience de ses habitants.

Une crise humanitaire encore ouverte

Au plus fort des combats, ce sont des centaines de milliers de civils qui avaient dû fuir la zone frontalière. Un an plus tard, la majorité des personnes déplacées sont rentrées chez elles, mais les autorités cambodgiennes recensent encore près de 30 000 personnes vivant en déplacement interne, faute de conditions de sécurité suffisantes pour envisager un retour. Beaucoup ont été relogées dans des sites temporaires aménagés dans les provinces frontalières, en attendant l'amélioration des conditions sur le terrain.

Cette situation pèse aussi sur les projets de développement communautaire engagés de longue date dans la région — déminage, conservation, soutien aux moyens de subsistance —, autant d'initiatives freinées par l'instabilité persistante.

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