Tradition : Ce sanctuaire dédié à la divinité Yeay Mao sur la route de Sihanoukville

Dans l’espoir de trouver le bonheur, peut-être, et surtout de poursuivre sa route en toute tranquillité, nombreux sont les voyageurs empruntant la route nationale 4 qui s’arrêtent à Pech Nil, dans la province de Kampong Speu, afin de déposer des offrandes à Yeay Mao.

Ce sanctuaire dédié à la divinité Yeay Mao est situé dans le district de Phnom Sruoch de la province de Kampong Speu, à environ 95 kilomètres de Phnom Penh, sur la route de Koh Kong et Sihanoukville. Il se trouve facilement, car situé au sommet d’une colline et dans un endroit bien encombré de véhicules.

Offrandes de fruits, bâtons d’encens et prières font partie des rituels de cet arrêt quasi obligatoire pour tout Cambodgien se rendant dans les régions côtières du pays.

De nombreux voyageurs et hommes d’affaires croient fermement en l’esprit de Yeay Mao et leur principale préoccupation est de poursuivre leur chemin sans encombre et avec un temps clément.

Plusieurs versions existent à propos de l’histoire du sanctuaire, certaines très gaillardes à propos des désirs de Yeay Mao et d’autres beaucoup bien plus traditionnelles.

Selon un livre de contes populaires khmers, en 1816, il n’existait pas de route de Phnom Penh à la côte, seulement un grand chemin accessible en charrette à buffles. Tout le monde craignait alors de voyager dans la forêt en raison de la présence de grands fauves et éléphants.

Un jour, un dénommé Ta Krahormkar et sa femme Yeay Mao marchaient dans la forêt avec d’autres Cambodgiens. Ils s’arrêtèrent pour se restaurer et durant cette pause, des dizaines d’éléphants les chargèrent.

Les hommes s’enfuirent et Yeay Mao se trouva face à un gigantesque tigre. Elle tenta d’appeler son mari à l’aide, mais personne ne l’entendit et le tigre la dévora.

Après cela, les Cambodgiens eurent peur de se promener dans la forêt et prirent l’habitude de solliciter la protection de Yeay Mao pour effectuer une traversée de la forêt en toute sécurité, sans rencontrer ni tigre ni éléphant.

La tradition s’est modernisée et à présent, l’arrêt au sanctuaire est surtout l’occasion d’une prière à la divinité pour éviter un accident de voiture sur une route plutôt dangereuse.

C’est également la possibilité de se dégourdir les jambes, d’acheter quelques fruits snacks et d’emprunter les toilettes publiques. Ceux qui ne sont pas pressés prendront peut-être le temps de nourrir les quelques macaques qui y ont élu domicile.

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CG

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