Solidarité : « CoCo de Takéo », aider les Cambodgiens handicapés et les jeunes non qualifiés

L’entreprise sociale connue sous le nom de « CoCo de Takéo » est un programme géré par le vicariat apostolique de Phnom Penh et fondé par l’évêque Olivier Schmitthaeusler.

Noix de coco de Takeo. Photo fournie
Noix de coco de Takeo. Photo fournie

Créé en 2016 et situé dans le village de Pong Teuk Khang Tbong de la province de Takéo, ce projet d’artisanat s’active à la transformation de la noix de coco, mais propose également d’autres activités comme le tissage et la couture.

Le centre a pour vocation d’aider les Cambodgiens handicapés et les jeunes non qualifiés à trouver un emploi et contribuer aux revenus des agriculteurs locaux en achetant des noix de coco à des prix équitables. Ces noix sont ensuite transformées en divers objets utiles ou de décoration.

« Nous avons un bâtiment spécial pour les femmes handicapées que nous formons à la couture », explique Mak Sorn, président du centre, ajoutant :

« En plus du traitement des noix de coco, nous menons également un programme de confection d’écharpes et de mouchoirs soie. Nous transformons également la fibre des bananiers en un matériau que nous pouvons tisser. »

« Parmi les nombreux programmes soient menés au centre, l’opération de transformation de la noix de coco est la plus réussie. Nos artisans utilisent ces noix en transformant les coquilles et les enveloppes en pots de fleurs, sandales et autres », précise-t-il.

Créé en 2016 et situé dans le village de Pong Teuk Khang Tbong de la province de Takeo, ce projet d’artisanat s’active à la transformation de la noix de coco, mais propose également d’autres activités comme le tissage et la couture.

Sorn rappelle qu’au début, les artisans ne produisaient que des bonbons à la noix de coco, mais par la suite, il a effectué des recherches sur l’utilisation des produits issus de la noix de coco :

« Tout d’abord, nous voulions réduire les déchets. Ensuite, nous souhaitions trouver un emploi rémunérateur pour les personnes handicapées. Enfin, nous voulions essayer de soutenir l’utilisation de produits naturels réutilisables. »

Par la suite, le centre a fait l’acquisition une machine capable de broyer le coco. Selon Sorn, le coco peut être utilisé comme compost ou engrais sec pour faire pousser des plantes et des fleurs. Il peut également être utilisé pour fabriquer des chaussures, des serviettes, des cordes, des assiettes ou même des ornements.

Quant aux coques de noix de coco, lorsqu’elles sont mûres, elles sont utilisées comme tasses ou comme récipients de stockage. En outre, elles peuvent être sculptées en petits souvenirs tels que des boucles d’oreilles, des porte-clés et des animaux miniatures.

Une fois le lait extrait, le reste de la noix de coco peut également être réduit en farine et utilisé pour préparer des nouilles aussi délicieuses que les nouilles de riz et entièrement naturelles.

Au début, les artisans ne produisaient que des bonbons à la noix de coco

« Nous utilisons des œufs et des légumes avec un certain pourcentage de farine de noix de coco pour fabriquer nos nouilles. Nous utilisons le lait pour les bonbons et produisons également une huile de coco de haute qualité. Cette huile peut être transformée en nettoyants pour le visage, en gommages pour le corps et en d’autres produits cosmétiques », explique-t-il.

Sorn tient à utiliser uniquement des fruits locaux achetés à un prix supérieur à celui du marché auprès de la population locale. Leurs noix de coco sont entièrement naturelles et aucun produit chimique n’est utilisé pour les conserver. Le centre traite aujourd’hui plus de 3 000 noix de coco par mois.

Pom Saran, l’un des 38 artisans de Coco de Takeo, raconte qu’il travaille au centre depuis plus de six ans. Il a commencé à fabriquer des bonbons, mais il est ensuite passé à d’autres sections du programme.

Ce Cambodgien de 32 ans est né dans la province de Takeo et souffre achondroplasie. Il dit avoir vécu dans le centre d’Olivier depuis sa huitième année scolaire. Après avoir terminé sa douzième année, mais ne trouvant pas de travail, l’évêque lui a offert un emploi à Phnom Penh.

Saran, qui a maintenant trois enfants, raconte :

« Le centre m’a apporté des compétences utiles que je n’aurais jamais pensé acquérir ailleurs. Le seul travail que j’effectuais auparavant était de m’occuper du bétail et des poulets de la famille. Je suis très heureux, car je peux maintenant envoyer mes enfants à l’école et leur fournir tout ce dont ils ont besoin grâce à mon emploi ».

Selon Sorn, le centre a commencé à traiter les noix de coco en 2019 et a vu démarrage quasi instantané des ventes, jusqu’à ce que la pandémie de Covid-19 entraîne un ralentissement.

Auparavant, de nombreuses salles d’exposition de Phnom Penh voulaient des pièces et les commandes affluaient. Certains produits du centre sont très populaires auprès des clients cambodgiens — notamment les pots de fleurs en noix de coco, vendu 15 dollars les dix, mais d’autres produits plus chers peinent à s’imposer sur le marché intérieur.

« Nous devons travailler davantage sur la manière de présenter nos produits artisanaux aux touristes. Si nous pouvons les faire venir et visiter notre centre de fabrication, ils pourront voir le processus et rencontrer nos artisans avant d’acheter nos produits.

Nous étudions également le type d’article que nous pourrions ajouter à notre gamme pour répondre aux besoins du marché touristique », dit-il.

« Notre opération vise à soutenir à la fois les fournisseurs et la population locale. Si nos artisans et nos clients sont heureux, alors nous atteignons notre objectif. Nous aimons aussi l’idée que les jeunes Cambodgiens voient ce qu’il est possible de faire avec les matières premières du Royaume, car nous pensons qu’elles constituent une part importante de notre identité khmère », conclut-il

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