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Siem Reap & Sala Bai : Les 20 ans d’une école pas comme les autres

L’école d’hôtellerie et de restauration Sala Bai a célébré ses vingt ans d’existence. Cet établissement, qui est aussi un restaurant d’application, un hôtel et un spa, procure l’un des meilleurs niveaux de formation dans des secteurs qui repartent de plus belle après la pandémie.

« Les anniversaires, et tout particulièrement celui-ci, permettent de jeter un coup d’œil en arrière et de mesurer le chemin parcouru. Nous sommes très fiers d’avoir aidé, au cours de ces vingt années écoulées, un total de 1930 étudiants, qui, grâce à une formation gratuite, sont ainsi sortis de la pauvreté et ont eu accès à l’emploi. » C’est par ces mots que Renaud Fichet, directeur de Sala Bai, a commencé son discours devant un parterre de 300 personnes. Élèves et professeurs, directeurs d’ONG, représentants des autorités locales et nationales, donateurs et visiteurs internationaux s’étaient rassemblés en cette journée du 28 avril afin de rendre hommage au chemin parcouru par une école qui est devenue une boussole pour de nombreux jeunes. C’est ce qu’a fait remarquer monsieur Jacques Pellet, Ambassadeur de France au Cambodge, lors de son discours: « En 2003 débutait l’aventure Sala Bai. Vingt ans plus tard, on ne peut plus parler d’aventure, mais d’institution ! » Et le fait est que la petite école de Taphul, qui accueillait à ses débuts une cinquantaine d’étudiants, s’est depuis considérablement développée, étoffant ses formations, augmentant le nombre de ses élèves et devenant une référence incontournable.

Perspectives d’avenir assurées

Empruntant la haie d’honneur formée par les élèves, les visiteurs ont assisté aux discours et dégusté les délicieuses préparations concoctées par des étudiants surexcités par cet évènement exceptionnel, attendu de longue date. Mettant les petits plats dans les grands, fiers de démontrer leur savoir-faire et offrant leur plus beau sourire, ces jeunes se préparent à une jolie carrière et céderont bientôt leur place à une nouvelle promotion. « Nous recevons régulièrement des nouvelles de nos anciens élèves, et nous avons organisé, il y a deux semaines, un grand rassemblement d’alumni qui nous ont apporté leurs témoignages. Certains se sont établis à leur compte, d’autres travaillent dans les meilleurs établissements du pays, ou sont partis à l’étranger. Beaucoup exercent bien sûr dans le secteur de l’hospitalité, mais aussi dans la banque ou la finance, ce qui prouve la qualité et la complémentarité des formations reçues à Sala Bai. Enfin, d’autres ont choisi de revenir vers nous en tant que membres du personnel éducatif, partageant leur expérience auprès des nouvelles générations. »

150 élèves par an, venus de tout le Cambodge

Venus de toutes les provinces du Cambodge, les 150 élèves accueillis chaque année par l’école sont sélectionnés sur des critères de compétences et de motivation, mais aussi en fonction des revenus de leur famille. Si d’autres écoles d’hôtellerie proposent une formation payante, Agir pour le Cambodge, qui a créé et qui gère la structure de Sala Bai, a depuis le début opté pour la prise en charge totale des élèves. « Nous prenons en compte tous les aspects de leur vie quotidienne et de leur développement personnel, que ce soit en leur procurant une couverture médicale ou dans le cadre d’activités extra-scolaires. Ils peuvent ainsi pratiquer la boxe, le bokator, la zumba, le rugby…

Cet encadrement leur permet d’apprendre le respect des règles et la vie en communauté, d'être financièrement indépendants et de se montrer prêts à entamer leur vie professionnelle dans les meilleures conditions possibles », a poursuivi Renaud Fichet, très ému et longuement applaudi par les personnalités présentes.

Protéger les jeunes les plus à risque

Autre particularité de l’école : une attention toute particulière portée à la catégorie la plus à risques, celle des femmes. Facilement victimes d’abus de toutes sortes, voire de trafic humain, les jeunes filles issues de familles pauvres se retrouvent parfois confrontées à des situations intolérables. « En accueillant dans ses rangs 70% de jeunes filles, Agir pour le Cambodge a choisi dès le début de protéger les catégories les plus vulnérables, a déclaré Claude Colombie, le président de l’association. Tous les ans, nous recevons plus de 700 candidatures venues d’étudiants âgés de 16 à 23 ans. Les choses ont bien changé depuis la création de cette petite association qui est maintenant devenue l’une des principales écoles d’hôtellerie du Cambodge. »

Hormis les personnalités précédemment citées, S.E. Ing Kimleang, gouverneur-adjoint de la province de Siem Reap ; S.E. Chea Se, secrétaire d’État au ministère du Tourisme ; S.E. Hing Sideth, secrétaire d’État au ministère du Travail ; ou encore M. Ly Bunna, directeur du département de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports de la province ont pris part à la cérémonie.

Un invité spécial, le chef pâtissier Emmanuel Ryon, élu Meilleur Ouvrier de France Glacier en 2000, s’est joint aux élèves pour leur enseigner quelques-uns de ses secrets, adaptés aux ingrédients locaux. Épaulée par des professeurs et un personnel talentueux, soutenue par de généreux donateurs et reconnue par les plus hautes autorités, l’école Sala Bai va pouvoir continuer à prodiguer ses enseignements de la plus belle manière qui soit.

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