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Siem Reap & Artisanat : L'émergence de motifs pyrotechniques, une passion brûlante pour la tradition

La création artistique fait généralement appel à des outils traditionnels tels que des stylos, des crayons ou des pinceaux. Cependant, un artisan cambodgien utilise un stylo de pyrogravure, un appareil électrique dérivé d’un fer à souder. Cet outil lui permet de graver des motifs complexes et des lettres khmères sur des surfaces en bois, ce qui donne des œuvres d’art uniques et plutôt esthétiques.

Chea Vannarith grave des caractères en brûlant des marques sur du bois. Photo fournie
Chea Vannarith grave des caractères en brûlant des marques sur du bois. Photo fournie

Chea Vanrith, qui habite le village de Piphup Thmei de la commune de Prey Sar, dans le district de Dangkor, raconte que sa passion pour l’écriture et le dessin est née à l’époque où il allait à l’école. Lorsque ses camarades de classe avaient besoin d’illustrations pour des albums commémoratifs, c’est toujours lui qui était sollicité pour cette tâche.

« À l’époque, j’étais généralement chargé de concevoir la partie supérieure du livre, tandis que mes camarades de classe s’occupaient de la partie inférieure. Les livres m’étaient systématiquement renvoyés pour que je les embellisse. À l’époque, j’utilisais généralement un pinceau ou des marqueurs », explique-t-il.

L’artiste, qui est également présentateur de télévision à Bayon TV, se souvient que l’orientation de son parcours artistique a changé lors d’une visite au festival de la rivière dans la province de Kampong Thom au début de cette année. L’événement proposait un large éventail de produits, mais l’un d’entre eux a attiré son attention : un stand qui présentait des peintures utilisant cette technique et des gravures de lettres sur des planches de bois. Intrigué par cette forme d’art, il a cherché à connaître l’artiste responsable. Malheureusement, l’artiste n’était pas disponible, mais sa mère était présente au stand.

C’est alors qu’il s’est renseigné sur la possibilité de s’essayer à cette forme de dessin.

Après sa première tentative de création d’une image, il a reçu les éloges de la mère de l’artiste, qui lui a annoncé que ses compétences surpassaient celles de son fils.

Ce moment a fait germer dans son esprit l’idée qu’avec un stylo de pyrogravure, il pourrait créer ses propres dessins et donner une nouvelle dimension à sa passion. Il a pris contact avec l’artiste et lui a demandé de l’aider à se procurer son propre stylo.

Son activité artistique actuelle consiste à peindre et à écrire sur des tableaux, généralement importés de Chine. Cette forme d’art exige des aptitudes et un engagement sans faille. Son approche unique lui permet de créer des styles de lettres et des polices de caractères innovants, qu’il intègre harmonieusement dans des dessins élaborés. Cette approche est le fruit de ses propres impulsions créatives et de recherches sur internet.

Oeuvre de Chea Vanrith
Oeuvre de Chea Vanrith

M. Vanrith indique qu’il préfère généralement le bois de pin, mais qu’il a récemment élargi son répertoire au bambou. Sa polyvalence lui permet de concevoir des modèles adaptés aux préférences de ses clients.

Ses porte-clés sculptés sur une seule face sont vendus 3 dollars, tandis que les sculptures sur deux faces sont disponibles pour 4 dollars. Ses plus grandes pièces — des planches mesurant 15 cm sur 30 cm — varient entre 12 et plus de 20 dollars, en fonction de la complexité des motifs. Il a également commencé à diversifier son offre en proposant des formes variées, telles que des sous-verres en forme de cœur ou de nuage pour les tasses à café.

Le processus de création de certaines de ses plus grandes pièces exige une attention méticuleuse et prend beaucoup de temps, souvent un ou deux jours. L’un des défis qu’il rencontre au cours de son travail est la fumée générée, qui entraîne malheureusement des maux de tête, car il n’est pas à l’aise avec le port d’un masque facial. Sa clientèle s’étend au-delà de Phnom Penh, dans différentes provinces.

Oeuvre de Chea Vanrith
Oeuvre de Chea Vanrith

Soung Sovchea, chef du département du cinéma et de la diffusion culturelle au ministère de la Culture et des beaux-arts, souligne la nouveauté de cette approche artistique. Selon lui, les techniques innovantes insufflent une nouvelle vie à des formes d’art séculaires.

Par exemple, les dessins traditionnels étaient réalisés à l’aide de pinceaux et de crayons, mais l’utilisation d’un stylo à bois constitue une technique nouvelle sur la scène artistique locale.

« Lorsqu’il s’agit de produits faits à la main, leur création exige du temps et du dévouement. Contrairement aux articles fabriqués à la machine, qui peuvent être rapidement produits en masse à partir de modèles, les produits artisanaux ont une valeur distincte en raison du travail méticuleux qu’ils impliquent », explique-t-il.

« Chaque pièce est vraiment unique. Par exemple, dans le processus de création d’une œuvre d’art, les émotions de l’artiste jouent un rôle important. Parfois, une œuvre d’art atteint une beauté exceptionnelle lorsque l’artiste est inspiré, alors qu’en d’autres occasions, la même composition peut ne pas susciter les mêmes émotions, car le résultat est intrinsèquement lié aux émotions de l’artiste », conclut M. Sovchea.

Kim Saroma avec notre partenaire The Post

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