Santé : Ruée vers les médicaments antiviraux alors que les nouveaux cas d'Omicron se multiplient

Le ministère de la Santé et les commissions Covid-19 de tout le pays exhortent le public à redoubler de vigilance face à la recrudescence des cas d’Omicron, alors que certains habitants de la capitale ont commencé à se procurer des médicaments antiviraux pour se préparer à la possibilité d’attraper le virus.

File d'attente au ministère des Télécommunications pour acheter des paquets de capsules de 200 mg de molnupiravir afin de traiter le Covid-19.
File d'attente au ministère des Télécommunications pour acheter des paquets de capsules de 200 mg de molnupiravir afin de traiter le Covid-19.

L’augmentation spectaculaire du nombre de cas ces derniers jours a incité les habitants de Phnom Penh à se rendre en masse au ministère des Postes et Télécommunications pour acheter le médicament antiviral Molnupiravir, vendu sous le nom Molnatris, qui a été autorisé pour le traitement à domicile des cas légers à modérés.

Précautions

Le 21 février, on pouvait observer une longue file d’attente devant le ministère, situé près du Wat Phnom, pour acheter le médicament. Certains disaient qu’ils l’achetaient pour être prêts si — ou quand — ils contractaient le virus, tandis que d’autres affirmaient qu’ils se le procuraient pour des membres de leur famille qui avaient déjà été testés positifs et étaient tombés malades.

Une Cambodgienne se présentant sous le nom de Dany explique qu’elle a acheté du molnupiravir au ministère pour l’envoyer à ses frères et sœurs qui ont contracté le virus :

« Je viens acheter ce médicament directement au ministère pour m’assurer qu’il est authentique. Je ne l’achète pas à la pharmacie, car j’ai peur qu’il ne soit pas de la même qualité ».

Un autre acheteur, qui a demandé à ne pas être nommé, confie qu’il a fait la queue de 9 h à 11 h juste pour pouvoir acheter deux paquets de médicaments.

« Ma famille n’a pas encore contracté le virus, mais je l’achète à l’avance pour être prêt au cas où nous contracterions la maladie », a-t-il déclaré.

Le ministère a annoncé le mois dernier que le prix du médicament serait fixé à 55 dollars par cure de 40 comprimés.

Directive

Dans une directive supplémentaire publiée le 20 février, le ministre de la Santé, S.E. Mam Bun Heng, a indiqué que les patients asymptomatiques ou présentant des symptômes légers du Covid-19 devraient se soigner à domicile en utilisant des médicaments qui sont autorisés pour traiter le Covid-19, comme le molnupiravir.

La directive indique que quatre comprimés de 200 mg doivent être pris toutes les 12 heures pendant cinq jours consécutifs. Les patients doivent commencer à prendre le médicament dès que possible après avoir été testés positifs au virus. Elle indique également que celui-ci n’est pas recommandé pour les femmes enceintes, les mères qui allaitent et les personnes de moins de 18 ans.

S.E. Bun Heng a de nouveau exhorté le public à effectuer un test rapide de détection pour ceux qui pensent être atteintes de la maladie. Si le résultat est négatif, un autre test doit être effectué 72 heures plus tard, ou lorsque les symptômes se développent.

« Pendant la période où le résultat n’est pas clair, vous devez prendre soin de votre santé et rester à l’écart des autres, vous désinfecter les mains et porter un masquee », a-t-il déclaré.

Celles et ceux dont le test de dépistage du Covid-19 est positif doivent signaler leur situation aux autorités locales et aux responsables de la santé afin de recevoir des instructions sur le traitement et l’intervention rapide en cas d’aggravation de leur état, a-t-il ajouté.

« Bien que la plupart des recherches scientifiques aient indiqué que la variante Omicron était moins grave, nous ne devons pas négliger son potentiel de contagion, car elle peut encore être grave pour certains et même entraîner la mort », a ajouté le ministre, précisant que les patients qui présentent une congestion thoracique et des difficultés respiratoires doivent consulter au plus vite.

Le ministre a exhorté les personnes à effectuer des tests rapides avant de se rendre à un événement public. Il a également demandé aux organisateurs d’événements de veiller à réduire le nombre de participants et d’empêcher ceux qui présentent des symptômes d’y assister.

Vigilance

La porte-parole du ministère de la Santé, Or Vandine, a déclaré que près de 6 000 cas d’Omicron ont été enregistrés dans le Royaume et que ce nombre augmentait chaque jour.

Elle a demandé au public de ne pas baisser la garde malgré l’adaptation progressive à la vie avec la présence du virus, et a souligné la nécessité de toujours respecter les directives sanitaires et d’agir avec bon sens.

Les gens ne se souviennent que de l’expression « vivre avec le Covid-19 », mais ils oublient l’expression « nouvelle normalité ». C’est pourquoi la mise en œuvre des mesures de prévention « trois choses à faire et trois choses à ne pas faire » est inégale, et c’est la raison pour laquelle nous constatons une forte augmentation du nombre de cas, constate-t-elle, ajoutant qu’elle observait toujours une forte participation aux mariages et autres événements.

Dy Vichea, chef adjoint de la police nationale et de la sous-commission de réponse rapide et de suivi des patients Covid-19, a appelé le public à renforcer sa vigilance contre le virus.

Le ministère de la Santé a signalé cinq décès et plus de 1 000 cas Omicron dans la communauté au cours des deux derniers jours.

Mom Kunthear avec notre partenaire The Phnom Penh Post

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