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Santé & Cambodge : Achèvement du projet ECOMORE II - Institut Pasteur - AFD

La réunion de clôture du projet ECOMORE II se tiendra du 28 au 30 juin 2023 à Phnom Penh. Projet régional d’Asie du Sud-Est lancé en 2017, financé par l’Agence Française de Développement (AFD), et coordonné par l’Institut Pasteur, ECOMORE vise à comprendre l’impact des changements environnementaux et climatiques sur la santé des populations de cinq pays : Cambodge, Laos, Myanmar, Philippines et Vietnam.

Exposition sur le projet Ecomore à Siem Reap en 2020. Photo Rémi Abad
Exposition sur le projet Ecomore à Siem Reap en 2020. Photo Rémi Abad

Le projet s’est concentré sur deux maladies infectieuses liées à l’environnement : la dengue, qui est transmise par un vecteur, et la leptospirose, qui peut être transmise par contact avec de l’eau, du sol ou des aliments contaminés par l’urine d’animaux infectés. La clôture de la phase 2 d’ECOMORE est l’occasion de faire le point sur six  années de travaux menés par des équipes scientifiques dans chaque pays ciblé et dans le cadre d’une approche collaborative régionale « One Health ».

Étudier l’impact des transformations environnementales sur la santé des populations

En Asie du Sud-Est, la croissance démographique et le développement économique rapide sont à l’origine de changements majeurs : forte urbanisation, exploitation accrue des ressources naturelles, intensification des pratiques agricoles, pollution, déforestation… Tous ces phénomènes impactent les cycles fragiles des écosystèmes et accélèrent les effets du changement climatique. De plus, ces changements sans précédent sont associés à un risque accru d’émergence de maladies infectieuses. Certaines deviennent une priorité sanitaire et leur progression est telle qu’elles rejoignent aujourd’hui les rangs des maladies dites « ré-émergentes ».

Exposition sur le projet Ecomore à Siem Reap en 2020. Photo Rémi Abad
Exposition sur le projet Ecomore à Siem Reap en 2020. Photo Rémi Abad

C’est dans ce contexte que le projet ECOMORE 2 a été mis en place, avec pour objectif de mieux comprendre l’impact environnemental des activités économiques humaines et des changements climatiques sur la (ré) émergence des maladies infectieuses en Asie du Sud-Est. L’objectif principal du programme était d’évaluer le risque réel pour la santé des populations locales et d’améliorer les systèmes de surveillance en renforçant les capacités des laboratoires, tout en soutenant les collaborations institutionnelles nationales et régionales.

Pour ce faire, deux maladies significativement liées aux conditions climatiques ont été sélectionnées comme sujets d’étude : la dengue, une maladie virale à transmission vectorielle, et la leptospirose, une maladie bactérienne transmise par de l’eau, des sols et des aliments contaminés, généralement par l’urine de rongeurs.

Clôture de la phase 2 d’ECOMORE : un projet conçu pour des résultats concrets pour la prévention des infections

La conception d’ECOMORE 2 a permis à chaque partenaire de cibler les défis de santé publique les plus pertinents auxquels leurs pays respectifs étaient confrontés : la composante « étude de la dengue » a été mise en œuvre au Cambodge, au Laos et aux Philippines, tandis que les partenaires du Vietnam et du Myanmar se sont concentrés sur le renforcement du diagnostic de la leptospirose.

Les activités transversales ont assuré une collaboration dynamique entre les partenaires et ont été réalisées grâce à des formations régionales et à des réunions et ateliers réguliers sur l’état d’avancement du projet.

De plus, pour permettre au projet d’être mis en œuvre de manière durable, une plateforme de transfert de connaissances a été établie pour générer un lien fort avec les autorités nationales et les décideurs de chaque pays partenaire.

La confiance et le dialogue entre les chercheurs et les décideurs politiques ont été renforcés par le biais de réunions et de groupes de travail avec les parties prenantes nationales, tout en les engageant et en leur permettant de s’approprier le projet de manière efficace.

La réunion de clôture de la phase 2 du projet réunira les partenaires et les organisations nationales d’Asie du Sud-Est : L’Institut Pasteur de Paris, l’Institut Pasteur du Cambodge, l’Institut Pasteur du Laos, l’Institut National d’Hygiène et d’Epidémiologie du Vietnam, le Laboratoire National de Santé du Myanmar, l’Institut de Recherche en Médecine Tropicale des Philippines, l’Institut National de Recherche pour le Développement Durable, ainsi que l’Agence Française de Développement, et l’Ambassade de France au Cambodge afin de discuter des résultats du projet et d’envisager une éventuelle phase 3.

La réunion de clôture du projet ECOMORE II se tiendra du 28 au 30 juin 2023 à Phnom Penh. Projet régional d’Asie du Sud-Est lancé en 2017, financé par l’Agence Française de Développement (AFD), et coordonné par l’Institut Pasteur, ECOMORE vise à comprendre l’impact des changements environnementaux et climatiques sur la santé des populations de cinq pays : Cambodge, Laos, Myanmar, Philippines et Vietnam.

Après sept ans d’activité, ECOMORE 2 a contribué à améliorer durablement le diagnostic clinique et la confirmation en laboratoire de la dengue et de la leptospirose, afin de mieux les identifier et les contrôler. En outre, sur la base de modèles météorologiques, une plateforme climatique a été développée pour permettre une meilleure visualisation des scénarios climatiques futurs et de leur impact sur le risque de transmission de la dengue et de la leptospirose dans la région de l’Asie du Sud en fonction des scénarios climatiques futurs.

Une autre plateforme a été développée plus spécifiquement pour l’agglomération de Yangon au Myanmar afin de modéliser, à court terme, les environnements propices à la transmission de la leptospirose. Les modèles ont été basés sur les données de surveillance active obtenues au cours du projet et l’outil opérationnel sert désormais de système d’alerte précoce.

Ces outils ont permis de sensibiliser les acteurs de la santé publique et les autorités nationales des pays partenaires à la nécessité de prendre en compte l’impact du changement climatique sur la santé.

Un autre résultat du projet est de démontrer aux partenaires nationaux et aux autorités la valeur ajoutée de la prise en compte des données environnementales, animales et humaines en raison de leurs interconnexions profondes, en appliquant une approche « One Health », pour avoir une vue d’ensemble des changements à venir.

 

À propos de l’Institut Pasteur

L’Institut Pasteur est une fondation à but non lucratif reconnue d’utilité publique, créée par Louis Pasteur en 1887, qui est aujourd’hui un centre de recherche biomédicale de renommée internationale. Dans le cadre de sa mission de lutte contre les maladies en France et dans le monde, l’Institut Pasteur intervient dans quatre domaines principaux : la recherche, la santé publique, la formation et le développement des applications de la recherche. L’Institut Pasteur est un leader mondialement reconnu dans le domaine des maladies infectieuses, de la microbiologie et de l’immunologie, avec des recherches axées sur la biologie des systèmes vivants.

Parmi ses domaines d’investigation figurent les maladies infectieuses émergentes, la résistance aux antimicrobiens, certains cancers, les maladies neurodégénératives et les troubles de la connectivité cérébrale. La recherche exceptionnelle de l’Institut Pasteur est facilitée par le développement d’un environnement technologique de haut niveau, avec des installations de base pour la nanoimagerie, la biologie computationnelle et l’intelligence artificielle. Depuis sa création, 10 scientifiques de l’Institut Pasteur ont reçu le prix Nobel de médecine, dont deux en 2008 pour la découverte en 1983 du virus de l’immunodéficience humaine (VIH), responsable du sida. L’Institut Pasteur fait partie du Réseau Pasteur, un réseau mondial de plus de 30 membres sur les cinq continents, unis par les valeurs pasteuriennes, qui contribuent à la santé mondiale.

À propos de l’Institut Pasteur du Cambodge

L’Institut Pasteur du Cambodge est une institution de recherche cambodgienne à but non lucratif. Placé sous le haut patronage du ministère cambodgien de la Santé, son statut et son fonctionnement sont régis par un accord entre le gouvernement royal du Cambodge et l’Institut Pasteur (Paris, France).

L’IPC joue un rôle majeur dans la recherche en sciences de la vie et en santé contre les maladies infectieuses émergentes (humaines/animales) en coopération avec des partenaires nationaux et internationaux. L’IPC est membre du Réseau Pasteur (33 institutions). Il est composé de trois services publics (Laboratoire de Biologie Médicale [LBM], Laboratoire d’Environnement et de Sécurité Alimentaire [LEFS] et Centre de Vaccination Internationale), de trois centres de prévention de la rage (Phnom Penh, Kampong Cham et Battambang) et de cinq unités de recherche (Immunologie, Entomologie, Virologie, Paludisme, et Epidémiologie/Santé Publique).

Les laboratoires de l’Institut Pasteur du Cambodge sont parmi les plus performants du Cambodge et de l’Asie du Sud-Est pour le diagnostic et l’étude de la transmission des pathogènes, l’analyse des marqueurs biologiques et génétiques de la gravité ou de la résistance aux antimicrobiens (AMR), la prévention des maladies infectieuses humaines/animales et la recherche clinique.

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