Cambodge & Asie : …Des ravages du crystal meth par le photographe Benjamin Haselberger

Oui, ce que vendent les dealers, petits et gros, c’est ça… de la mort, de la déchéance et de la misère…

Des ravages du crystal meth par Benjamin Haselberger
Des ravages du crystal meth par Benjamin Haselberger

Des enfants et adolescents des rues transportant des sacs de colle et de crystal meth au Cambodge, des prostituées laotiennes fumant de l’Ice pour oublier le vieux pervers bedonnant qui va leur rendre visite, des ouvriers des ateliers clandestins birmans se défonçant pour oublier leur réalité brutale…

Travail photographique coup de poing

Benjamin Haselberger propose un vrai travail photographique coup de poing. Réussissant à conjuguer esthétisme et réalité glauque sans tomber dans le poverty porn, « Into The Dark: Scenes From South East Asia’s Meth Epidemic » propose des estampes qui capturent la progression de l’épidémie de ces drogues de synthèse dans les régions telles que le Cambodge, les Philippines, le Myanmar et la Thaïlande.

Into the Dark par Benjamin Haselberger

Moins chère et plus populaire que le cannabis, la méthamphétamine est une poudre cristalline blanche injectable directement dans le sang, qui peut aussi être fumée, ingérée ou inhalée. Psycho-stimulante, la méthamphétamine provoque une hypertension artérielle, une intense stimulation mentale et une perte d’appétit et de sommeil sur le long terme.

Drogue meurtrière et décadente

Les effets durent quelques heures, mais la descente est particulièrement douloureuse. Il est facile de reconnaître les consommatrices de meth parmi les prostituées, généralement plutôt maigres, leurs bras sont souvent tailladés avec une lame de rasoir sur plusieurs centimètres. En effet, à l’image d’une forte dépression nerveuse, la descente liée à la consommation de meth se calme à la vue du sang…

Des ravages du crystal meth par le photographe Benjamin Haselberger

Dans une grande partie de l’Asie du Sud-Est, la méthamphétamine est plus populaire que le cannabis. C’est une drogue peu chère, moins de dix dollars le comprimé, puissante et appréciée… certains dealers sans scrupules n’hésitent pas aussi à couper la meth avec des produits comme la poudre de » mosquito coal »… Après avoir voyagé autour de l’Asie du Sud-Est, Benjamin Haselberger, photojournaliste basé à Bangkok, a partagé ses histoires sur les toxicomanes meth dans une galerie du quartier chinois de Bangkok.

Into The Dark: Scenes From South East Asia’s Meth Epidemic

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