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Nature & Solidarité : Pierre-Yves Clais, appel d'Airavata en faveur des éléphants du Cambodge

Le 18 août prochain, la fondation Airavata organise à Phnom Penh son 5e gala en vue de sensibiliser le public à la sauvegarde des pachydermes du Royaume et dans l’espoir de récolter des fonds afin de préserver l’activité d’une des structures de conservation les plus dynamiques et les plus engagées du pays.

Chenda Clais, Présidente de la fondation Airavata
Chenda Clais, Présidente de la fondation Airavata. Photo Jean Clais

À cette occasion, Pierre-Yves Clais, co-fondateur de la fondation, qu’il anime avec toujours autant de passion, livre quelques précisions sur l’événement.

Pourquoi un nouveau gala en faveur des éléphants ?

Le but de ce 5e Gala est de faire en sorte que le public comprenne mieux notre travail, mais aussi qu’il puisse soutenir financièrement nos efforts en faveur de la conservation des éléphants et du patrimoine culturel khmer à un moment particulièrement compliqué…

En effet, même si le Covid est désormais derrière nous, ses effets se font toujours ressentir ! Les touristes internationaux sont encore très peu nombreux et les revenus d’Airavata restent fort limités. Nos hôtels, qui soutiennent financièrement la fondation, sont dans le même cas, ils souffrent de la faible activité économique !

« Notre souci principal est donc de pouvoir continuer à subvenir aux divers besoins de nos trois éléphants adultes, de la petite Noëlle et prochainement, de son petit frère ! »

En effet, après beaucoup d’efforts, il semblerait que nous soyons en passe d’obtenir un nouveau miracle ! Ce ne sera pas immédiat, le temps de gestation de l’éléphant étant légèrement supérieur à celui du lapin… mais nous avons bon espoir et puis l’oracle consulté par mon épouse Chenda était formel, ce sera un petit mâle !

Vous insistez sur une certaine urgence

Il est important de rappeler que les éléphants constituent un élément absolument central de l’histoire khmère, les bas-reliefs des temples d’Angkor en témoignent abondamment…

Pierre-Yves Clais en compagnie de visiteurs. Photo fournie
Pierre-Yves Clais en compagnie de visiteurs. Photo fournie

Or, nous sommes aussi le dernier endroit au Cambodge à protéger non seulement les éléphants, mais aussi les traditions khmères ; si nous échouons, si nous n’avons plus assez d’argent pour continuer, c’est terminé, presque deux mille ans d’histoire entre Khmers et éléphants seront perdus à jamais ! Les activistes « antispécistes » s’en réjouiront c’est certain, eux qui voient le mal partout et voudraient interdire la plupart des interactions homme - animal comme l’équitation, les promenades en calèches, les courses de traîneaux… L’idée est aussi de ne pas leur faire ce plaisir !

Parlez-nous de l’activité d’Airavata aujourd’hui

Il faut reconnaître qu’Airavata a fait beaucoup de chemin en seulement huit ans d’existence, toute l’équipe a énormément progressé : nos cornacs de l’ethnie Brao sont maintenant les meilleurs du pays, ils savent entraîner leurs éléphants au moyen du renforcement positif (un entrainement mené avec douceur et beaucoup de récompenses) ce qui est très bon pour le cerveau des éléphants ainsi que pour le lien entre l’homme et la bête.

Dans leur environnement naturel. Photo Darion Ko
Dans leur environnement naturel. Photo Darion Ko

De plus ils connaissent la forêt et ses ressources sur le bout des doigts, ce qui est fondamental pour assurer une bonne alimentation aux éléphants.

« Tous les jours chaque animal effectue deux courtes séances d’entrainement de 15 minutes afin que cela ne soit pas fastidieux, mais aussi pour conserver le plaisir d’apprendre tout en se goinfrant de bananes ou de canne à sucre ! »

Nous essayons de terminer chaque entrainement sur un succès, voire de laisser l’éléphant sur sa faim en écourtant un peu la séance pour qu’il soit impatient de recommencer. Nous poussons parfois le vice jusqu’à laisser les éléphants regarder l’entrainement de leurs camarades afin qu’ils salivent à l’idée de leur tour à venir !

Comment se portent vos animaux ?

Ces résultats dont nous sommes fiers sont dus au travail de plusieurs personnes qui nous ont guidés et conseillés au fil du temps, en particulier l’expert suédois Dan Koehl qui a travaillé plusieurs années avec nous, tout en désespérant parfois de la lenteur de nos progrès…

Signalons par ailleurs que l’état de santé de nos éléphants est excellent, c’est dû à la bonne nourriture offerte par la forêt de Katieng, mais aussi aux soins de nos amis, les vétérinaires de Phnom Tamao et de l’organisation Wildlife Alliance.

Chenda Clais, Présidente de la fondation Airavata
Chenda Clais, Présidente de la fondation Airavata. Photo Jean Clais

Le site d’Airavata a lui aussi beaucoup évolué grâce à de nouvelles constructions, des barrières de sécurité pour protéger le public et les éléphants, une maison de trois chambres pour les cornacs offerte par Eau Kulen, et je dois dire que nous avons de nouveaux projets particulièrement excitants qui pourraient voir le jour après le gala…

Un autre motif de satisfaction, c’est que nous sommes maintenant l’association de défense des éléphants la plus populaire sur internet au Cambodge, même si nous sommes la plus jeune !

Parlez-nous du soutien et de la solidarité envers votre action

Les années passant, beaucoup de gens ont pu se rendre compte sur place, à Ratanakiri, du sérieux, de la qualité et de l’originalité de notre travail. C’est ainsi que nous avons maintenant la chance d’avoir des amis et partenaires fidèles qui nous conservent leur soutien.

Camille Clais en soutien à l'activité d'Airavata. Photo P.Y Clais
Camille Clais en soutien à l'activité d'Airavata. Photo P.Y Clais

De nouvelles entreprises nous rejoignent comme sponsors et puis le public cambodgien nous connait de plus en plus, et certaines personnes, que nous remercions ici, nous font régulièrement des dons généreux.

Tout cela, gala annuel compris, nous permet de couvrir environ 30 % des dépenses annuelles, il faut amplifier le phénomène si nous voulons travailler sereinement.

Êtes-vous optimiste ?

Mais nous sommes confiants, l’éléphant est un animal qui nous dépasse, il concerne tous les Cambodgiens et ceux-ci prennent graduellement conscience qu’il faut agir vite si l’on désire que dans cinquante ans il y ait toujours de la forêt, des ruisseaux ombragés et des enfants khmers qui plongent en riant dans l’eau depuis le dos de leur éléphant.

Gala Sponsorship 2023-lite
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