Nature : Le Mékong au Cambodge, un des derniers habitats naturels du poisson-chat rayé

Le système fluvial du haut Mékong cambodgien est probablement l’un des derniers habitats au monde pour les populations sauvages du poisson-chat rayé (Pangasianodon hypothalamus), révèle le projet Wonder of the Mekong (USAID).

La capture totale annuelle a diminué de 236 952 kg pendant la saison de pêche 2000-2001 à 7 293 kg pendant la saison 2017-2018.
La capture totale annuelle a diminué de 236 952 kg pendant la saison de pêche 2000-2001 à 7 293 kg pendant la saison 2017-2018.

Le poisson-chat rayé est une espèce phare du Mékong et constitue une importante source de revenus pour la pêche, indique le communiqué de l’association de conservation :

« Bien que le poisson-chat rayé soit considéré comme “en danger” par la liste rouge de l’UICN, l’état de sa population dans le Mékong cambodgien n’est pas encore bien maîtrisé ou même connu »

Une étude récente soutenue par le projet a récemment documenté le déclin de l’abondance et de la taille du poisson-chat rayé en analysant les informations provenant des captures de poissons sur le long terme et du suivi des larves dans le Tonlé Sap et le Mékong au Cambodge au cours des deux dernières décennies.

La capture totale annuelle a diminué de 236 952 kg pendant la saison de pêche 2000-2001 à 7 293 kg pendant la saison 2017-2018. En outre, la longueur moyenne du poisson a diminué de 31 cm en 2001 à 13 cm en 2019.

L’abondance des larves de poisson-chat rayé a également diminué au cours de cette période.

Cette étude souligne que des actions efficaces de gestion et de conservation des pêches sont nécessaires pour maintenir les couloirs migratoires, les frayères, le débit d’eau et la dérive des larves de poisson dans le Mékong, afin de conserver la population de poisson-chat rayé sauvage dans le bassin du Bas-Mékong.

Source et illustration : Wonder of the Mekong

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