Mondolkiri : Vers la création d'une station d'élevage d'animaux sauvages

Le gouverneur de la province de Mondulkiri, Thong Savon, a conseillé aux responsables de la réserve de Srepok de chercher une zone susceptible d’établir une station d’élevage et reproduction d’animaux sauvages, qui pourrait également servir de zoo pour les touristes.

Bantengs dans le Mondolkiri
Bantengs dans le Mondolkiri

Le gouverneur a également conseillé aux responsables de l’environnement de sélectionner des espèces d’animaux en voie de disparition ou proches de l’extinction, en collaboration avec le Fonds Mondial pour la Nature (FFM) au Cambodge :

« Par exemple, s’il y a 100 ou 200 hectares, nous pourrions les clôturer afin que que les animaux puissent se reproduire et que les touristes puissent les visiter ».

L’idée d’établir un centre d’élevage d’animaux sauvages dans le sanctuaire de Srepok est née après la réfection de la route nationale 76, qui facilite l’accès à la zone. En outre, on y trouve un environnement favorable à l’épanouissement de la faune.

Le directeur du FFM au Cambodge, Seng Teak, a déclaré que son ONG rédigeait actuellement une proposition visant à examiner les impacts du projet du gouverneur et à chercher des moyens d’accroître le nombre d’animaux sauvages dans le Mondolkiri, ainsi que la création de destinations écotouristiques :

« Nous cherchons des zones où la faune peut être protégée de la chasse, des pièges et autres menaces afin que les animaux puissent se reproduire en toute sécurité dans le sanctuaire. Et nous travaillerions également avec l’équipe technique pour déplacer certains animaux sauvages dans la zone sûre afin de les protéger ».

Sok Vichea, chercheur en biodiversité, soutient l’idée de la création de la station d’élevage d’animaux sauvages, affirmant que la menace d’extinction qui pèse sur les animaux sauvages du Royaume est due à de nombreux facteurs tels que l'empiétement des terres agricoles et certains aménagements qui affectent les ressources naturelles ou entraînent la perte des habitats de la faune.

« Si nous disposons d’un site de reproduction ainsi que d’un endroit où les relâcher et les élever dans la nature avec des mesures de préservation adaptées, je pense que cela pourrait être un bon signe et devrait contribuer à empêcher ces espèces de s’éteindre », a-t-il déclaré.

Femelle gibbon et son petit dans le Mondolkiri
Femelle gibbon et son petit dans le Mondolkiri

Il a ajouté que la création d’un centre d’élevage d’animaux sauvages contribuerait à la préservation des ressources naturelles, notamment grâce à la clôture et à la surveillance de l’endroit qui permettraient de mettre à l’abri les animaux et leur habitat.

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