Les touristes affluent à Angkor Wat pour le Nouvel An khmer, saluant la paix et la sécurité malgré les tensions régionales
- La Rédaction

- 16 avr.
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Dernière mise à jour : 17 avr.
Malgré un contexte régional tendu, le Parc archéologique d'Angkor a connu une affluence remarquable à l'occasion du Nouvel An traditionnel khmer (Choul Chnam Thmey).

Touristes locaux et visiteurs étrangers ont unanimement salué la quiétude, la propreté et l'organisation exemplaire du site.
Une fréquentation en hausse dès le premier jour
Selon les données publiées par le Département de la culture et du tourisme de l'Autorité nationale APSARA, le premier jour des célébrations, le 14 avril 2026, a enregistré 22 671 visiteurs dans l'enceinte d'Angkor, dont 20 580 touristes nationaux et 2 091 visiteurs internationaux.
Les visiteurs, issus de diverses provinces et de la capitale, ont exprimé leur fierté de parcourir ce joyau du patrimoine mondial lors de l'une des fêtes les plus importantes du calendrier cambodgien. Beaucoup ont indiqué choisir délibérément la région de Siem Reap pour les grandes célébrations nationales, qu'il s'agisse du Nouvel An khmer, de Pchum Ben (la fête des morts) ou du Nouvel An universel.
La sérénité d'Angkor, contrepoint aux tensions frontalières
Ce dynamisme intervient dans un contexte particulièrement délicat. Depuis de longs mois, la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande est le théâtre d'une tension sourde, cristallisée notamment par l'édification de barbelés et de conteneurs thaïlandais près de Preah Vihear. Le cessez-le-feu du 27 décembre 2025 a bien mis fin aux affrontements armés, mais il demeure précaire : les postes-frontières restent fermés, bloquant travailleurs cambodgiens et échanges commerciaux.
Dans ce contexte, les visiteurs interrogés à Siem Reap ont tenu à souligner que la province demeurait un espace sûr et serein. La ville de Siem Reap, les sites d'Angkor et l'ensemble des zones touristiques fonctionnent normalement, les tensions restant circonscrites aux régions frontalières du nord du pays, sans impact sur les circuits culturels habituels.
Les touristes ont également loué la verdure du site, la propreté des allées et l'ordonnancement général du parc archéologique — qualités préservées malgré la chaleur intense caractéristique d'avril, avec des températures pouvant dépasser les 35 °C.
Des célébrations enrichies par une programmation culturelle variée
Au-delà du temple d'Angkor Wat, les autorités provinciales de Siem Reap, en collaboration avec la Fédération des unions de la jeunesse du Cambodge, ont organisé de nombreuses animations culturelles et récréatives dans la ville. Le programme officiel 2026 privilégie une approche structurée, avec une forte mise en valeur des jeux traditionnels, des spectacles, des activités au bord de l'eau et des cérémonies religieuses.
À Phnom Penh, la capitale a également mis en scène des festivités d'envergure autour du thème Nokor Sankranta, combinant cérémonies religieuses et divertissements publics sur six jours, du 14 au 19 avril, dans une logique de renforcement de l'identité khmère auprès des jeunes générations.
Angkor Wat, symbole de résilience et d'identité nationale
Dans un pays encore fragilisé par les séquelles du conflit frontalier — chute de 40 % des exportations de riz et de bétail vers la Thaïlande, inflation dans les provinces frontalières touchant quelque 200 000 ruraux — la vitalité du tourisme à Angkor apparaît comme un signal encourageant. Le site demeure le symbole le plus puissant de la civilisation khmère et un vecteur essentiel de cohésion nationale, attirant chaque année des millions de visiteurs qui font du Cambodge l'une des destinations patrimoniales majeures d'Asie du Sud-Est.







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