Leguay ou la passion Indochine

Leguay, artiste peintre amoureux du Laos

Né à Charleville, le peintre Marc Leguay débarque en Indochine suite à une invitation du gouverneur de l’époque. Très vite, le peintre tombe amoureux, comme tant d’autres, de cette contrée lointaine qui lui permet de vivre à l’écart du monde et de vivre sa sérénité d’artiste. 

 Texte ci-dessous: Extrait de sa biographie (Journal d’époque)


Peindre, depuis qu’il est installé sur l’île de Khong, aux confins du Laos et du Cambodge, Marc Leguay ne cesse d’y penser; avec le désir et la volonté d’accorder et d’unir sa peinture à cette nature si bienveillante qui l’a conquis : “ce flamboyant aperçu sur l’île de Som à la hauteur de Ban Kinnack me signifiait que j’étais arrivé. Par conséquent, je demandai au chauffeur de la camionnette de s’arrêter et je descendis”. Sujet de prédilection du peintre, le Mékong bordé de flamboyants est aussi le plus parlant à cet égard. Ces flamboyants, la plupart d’entre eux ont disparu aujourd’hui, emportés par une crue du fleuve ou abattu par l’homme. Là bas, sur son ile, s’il entend bien parler des peintres français dirigeant ou enseignant dans les écoles des beaux arts d’Hanoi ou de Phnom Penh, Marc Leguay ne cherche pas les fréquenter, pas plus eux que tous ceux qui voyagent en Indochine à cette époque. Encouragé par ses amis laotiens à monter à Ventiane pour y installer son école des arts appliqués, l’expérience tourne court faute de crédits. Engagé ensuite par le ministère laotien des travaux publics en qualité de directeur de la future école professionnelle, celle ci ne verra finalement jamais le jour.

Entre temps heureusement, Marc Leguay est remarqué par le proviseur du lycée Pavie de l’époque qui le recrute en tant que journalier pour enseigner le dessin. Cet enseignement, il le donnera au total 28 années. Le Tout Ventiane des années 50 se bouscule au domicile de Marc Leguay pour obtenir de lui un tableau. Son talent reconnu, sa notoriété établie, des commandes diverses affluent: dessin de nombreuses séries de timbres postes, réalisation de panneaux décoratifs pour manifestation officielles, conception d’affiches publicitaires… Les chaos de l’histoire le renverront en France en 1976, période durant laquelle la totalité de sa collection disparaîtra. Fidèle à son Asie qu’il aimait tant, il repartira et s’éteindra en Thaïlande en 2001.

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