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L'invité du Mag & Khéma La Poste : Leang Seckon, le plaisir des desserts

Il y a quelque temps, le restaurant Khéma La Poste a eu le plaisir d’accueillir Leang Seckon, l’artiste cambodgien probablement le plus connu à l’international.

Fan de desserts

Venu en compagnie de l’ami Carlo Santoro, l’Italien qui aide les artistes cambodgiens - et un habitué du Khéma - Leang Seckon découvrait pour la première fois ce lieu emblématique du quartier de La Poste.

S’il s’est dit agréablement surpris par le cadre accueillant et confortable, il confiera en fin de repas avoir apprécié l’assortiment varié du buffet et ses entrées, ce sont surtout les desserts qui ont attiré son attention.

« Le dessert n’est pas toujours mis en avant dans notre culture gastronomique et j’étais ravi de pouvoir déguster toute cette variété proposée par le restaurant. Je les ai pratiquement tous goûtés. »

Un souvenir agréable donc pour ce grand artiste qui devait, quelques jours plus tard, s'envoler pour l'Inde à l'occasion de l'exposition de ces œuvres.

Artiste toujours

Leang Seckon, l’un des rares artistes cambodgiens à avoir connu directement la période des Khmers rouges. Né au début des bombardements américains, il a grandi pendant la montée du régime des Khmers rouges. Les peintures denses de Leang se caractérisent par des surfaces luxuriantes semblables à des tapisseries, remplies d’éléments de collage, de broderies et d’illustrations qui combinent les mythes, la culture populaire et l’histoire.

Lorsqu’il a grandi, dans les années 1980, Seckon est allé à l’Université royale des beaux-arts de Phnom Penh, pensant y étudier la peinture. Il a passé environ six mois dans un département où l’on enseignait le chant aux étudiants, avant de se rendre compte qu’il n’était pas au bon endroit. Il est retourné à Prey Veng, a brièvement travaillé pour un service d’information provincial, puis est devenu soldat.

Après avoir cessé d’être soldat, la communauté internationale a entamé des pourparlers en vue d’une résolution pacifique de la situation au Cambodge au cours des années 1990, qui ont vu le retour du roi Norodom Sihanouk et l’arrivée des soldats des Nations unies pour organiser les premières élections.

Il s’inscrit à nouveau à l’Université royale des beaux-arts, cette fois en peinture, et devient l’un des meilleurs étudiants, sans se douter de l’influence considérable que pourrait avoir son métier de peintre.

Toutefois, il éprouve des difficultés à se découvrir. Ses peintures valent à l’époque entre 4 et 20 dollars et certaines ne se vendent même pas.

Il réalisera sa première peinture inspirée pour une ONG puis un tableau sur le thème de la liberté et de l’espoir, représentant un visage souriant entouré de nature. L’œuvre a été accrochée dans une maison d’hôtes à Boeung Kak Lake et un artiste américain l’a vue et est parti à la recherche de Seckon.

Seckon a finalement rencontré l’artiste, qui a exprimé son admiration, et a voulu l’aider en organisant des expositions de ses œuvres.

Seckon organisera sa première exposition sur Bouddha et toutes ses peintures seront vendues. Il participera à une première exposition internationale à Londres en 2010 et commencera alors à décrocher des contrats avec de grandes galeries.

Ses œuvres sont aujourd’hui exposées dans des musées en Australie, en Angleterre et aux États-Unis, et l’une d’entre elles vaut 80 000 dollars, tandis que les autres oscillent entre 30 000 et 40 000 dollars. Une belle revanche sur le destin et l’enfance difficile.

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