Initiative & Gastronomie : Goûter aux authentiques délices cambodgiens avec les snacks d’Our Village

Bien que la nourriture traditionnelle khmère se trouve partout au Cambodge, beaucoup préfèrent les saveurs authentiques de certaines régions spécifiques du pays. Dans le passé, la seule façon de goûter à ces plats véritablement locaux consistait à s’y rendre en personne. À présent, cela a changé.

Jek chap (chips de banane) de Skun et num kon trom (gâteaux de riz frits au sucre roux) de la province de Kampong Cham. Photo fournie
Jek chap (chips de banane) de Skun et num kon trom (gâteaux de riz frits au sucre roux) de la province de Kampong Cham. Photo fournie

Un magasin en ligne appelé Our Village a récemment ouvert ses portes pour répondre aux besoins des Cambodgiens nostalgiques de la nourriture traditionnelle. Ce magasin propose un grand nombre d’en-cas et d’aliments populaires de différentes régions du Royaume.

Le propriétaire, Tong Vengrong, a eu l’idée de ce concept il y a quelque temps, mais il n’a pu le mettre en pratique qu’à présent.

Son épouse et lui ont créé le site de l’entreprise en juillet 2020, mais ils ont été très occupés par leurs emplois personnels, puis par l’arrivée de leur petite fille. Leur projet de vendre des saveurs authentiques en ligne a donc été repoussé jusqu’à la mi-2021, lorsqu’ils ont enfin trouvé le temps de se consacrer à leur projet d’entreprise.

« Nous n’avons toujours pas de boutique physique, mais nous y travaillons et nous espérons en ouvrir une en décembre. Mais nous sommes très actifs avec celle en ligne. Les clients peuvent nous contacter via la page et nous répondons à chaque fois », explique M. Vengrong au Post.

M. Vengrong reconnaît que son épouse est le véritable moteur de l’entreprise, car la gastronomie constitue sa véritable passion.

« Honnêtement, j’ai une formation en développement rural, en agriculture et en économie, mais c’est surtout mon épouse qui est passionnée par la cuisine khmère. À l’origine, lorsque nous avons ouvert l’entreprise, elle préparait elle-même tous les plats, mais avec le bébé, c’est devenu trop difficile à gérer seul, alors nous avons décidé de rassembler les plats régionaux uniques dans un même magasin », explique-t-il.

M. Vengrong explique que la vocation de la boutique est de rassembler tous les aliments cambodgiens uniques connus dans chaque région afin de servir les gourmets du pays, les touristes curieux, les expatriés et les habitants de la capitale dont les spécialités locales leur manquent.

Il affirme que les clients qui commandent leurs produits les reconnaissent immédiatement comme authentiques et il ajoute que n’importe quel Cambodgien peut faire un test de goût à l’aveugle et deviner d’où viennent les produits.

Tong Vengrong, propriétaire de la boutique Our Village, pose avec une sélection de produits de la boutique, en compagnie de son épouse, de son enfant et d’un parent. Photo fournie
Tong Vengrong, propriétaire de la boutique Our Village, pose avec une sélection de produits de la boutique, en compagnie de son épouse, de son enfant et d’un parent. Photo fournie

Compte tenu de leur concept commercial, ils estiment que le nom Our Village correspond bien. Il fait référence aux caractéristiques locales de chaque type de produit qu’ils trouvent dans chaque village, commune, district et province.

Le magasin propose actuellement des articles comme les jek chap (chips de banane), composés de différents types de bananes frites ou séchées, mais généralement croustillantes. Elles sont généralement fabriquées à partir de variétés de bananes plus fermes et plus riches en amidon, comme les cultivars Saba et Nendran. Elles peuvent être sucrées ou salées et peuvent être recouvertes de sucre, de miel, de sel ou de diverses épices. La version la plus connue vient de Skun, dans la province de Kampong Cham, et c’est de là que proviennent les leurs.

Un autre produit populaire est le num kon trom (gâteaux de riz au sucre brun) qui provient également de Kampong Cham et qui est constitué de haricots mungo ou de noyaux de noix de coco séchés.

On trouve également du nom khnhei (bâtonnets de gingembre), du nom chang keus (gâteau aux baguettes) et du nom trocheak kandol (oreilles de rat croustillantes) — tous ces produits n’ont pas d’origine géographique exacte, mais font partie des aliments traditionnels khmers populaires.

Cependant, leur masav chre (gâteau de haricots mungo amidonnés) provient du district de Koh Thom de la province de Kandal et leur jacquier séché de Kampong Cham, tandis que leurs radis sucrés séchés et leur serpent séché proviennent des districts de S’ang et de Koh Thom de Kandal.

La plupart des produits sont toujours en stock, mais M. Vengrong explique qu’étant donné qu’ils sont très attachés à la qualité et à l’authenticité. Ils ne veulent pas les conserver trop longtemps au risque qu’ils se détériorent et qu’il leur arrive de manquer de produits entre deux réapprovisionnements.

Par exemple, le serpent séché est l’un des produits les plus rares et il est spécifiquement préparé par un agriculteur cambodgien qui ne peut en produire qu’une quantité limitée, car il peut être difficile de trouver des serpents. En effet, selon M. Vengrong, la plupart de ceux-ci proviennent de pêcheurs qui utilisent des méthodes traditionnelles.

« Les pêcheurs trouvent souvent un ou deux serpents coincés dans leurs filets qu’ils vendent pour en faire de la viande séchée. Dans notre magasin, nous en avons donc un peu pour ceux qui veulent essayer un nouveau goût, mais rarement. », explique M. Vengrong.

Les prix varient selon les produits, mais se situent généralement entre 2,50 et 5 dollars (10 000-20 000 riels) par kilogramme ou par boîte, selon l’article. Récemment, les gâteaux de riz au sucre brun ont été les plus vendus. Les gens aiment le fait qu’elles soient moelleuses et douces et qu’elles se conservent plusieurs jours tout en gardant un goût frais sans être trop grasses.


Vengrong, 27 ans, explique que le magasin est unique parce qu’il rassemble en un seul endroit des aliments uniques provenant de diverses régions. L’emballage qu’ils utilisent est professionnel et répond aux normes d’hygiène.

« Certains aliments khmers ne se conservent pas très longtemps. Le moment idéal pour les manger se situe dans les trois jours qui viennent, après quoi ils deviennent durs et perdent leur goût original. C’est pourquoi nous datons avec précision chaque type de produit qui entre dans notre magasin et nous fixons une date d’expiration.

« Si nous voyons qu’il atteint la date d’expiration et que la qualité n’est pas garantie, nous ne le vendons pas. Nous faisons de notre mieux pour acheter des produits frais auprès de nos partenaires de confiance. Nous voulons garder la qualité élevée comme principe dans notre entreprise », dit-il.

M. Vengrong affirme que, même s’il ne s’enrichit pas encore avec le magasin, il a vu le volume d’affaires augmenter progressivement et il est heureux de voir qu’ils sont capables de conserver la plupart de leurs clients tout en en attirant quelques nouveaux chaque jour.

La prochaine étape qu’il souhaite franchir est de proposer des emballages respectueux de l’environnement et d’origine locale, et il prévoit de passer bientôt à des boîtes en papier.

Actuellement, Vengrong cherche à proposer davantage d’aliments séchés, comme du poisson, de la viande de bœuf ou de buffle, et il a pris contact avec un fournisseur de Kampot qui fabrique des nom dong kov (biscuits à la noix de coco) et des nom rom jek (gâteaux collants à la noix de coco).

« Je suis très reconnaissant envers ceux qui soutiennent les produits khmers, que ce soit dans notre magasin ou dans d’autres. Je veux que vous sachiez qu’au Cambodge, nous avons tant d’aliments traditionnels qui attendent que nous leur redonnions leur place et leur importance »

« Il existe beaucoup de délicieux produits khmers, comme dans n’importe quel autre pays, mais nous devons tous effectuer un meilleur travail de promotion. Notre peuple possède encore des recettes traditionnelles transmises de génération en génération. J’espère que notre gastronomie ne perdra jamais son identité et ne sera jamais oubliée par les jeunes générations. Et cela aide aussi les familles et les économies locales des agriculteurs et des villageois », dit-il.

Pour plus d’informations sur les aliments traditionnels khmers d’Our Village, vous pouvez les contacter via leur page Facebook : @ourvillage. store

Roth Sochieata avec notre partenaire The Phnom Penh Post

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