Festival Photo de Phnom Penh : À propos d’autres artistes impliqués dans cette édition 2021

Outre les photographes principaux qui constitueront l’essence et l’essentiel de cette douzième édition du Festival Photo de Phnom Penh, plusieurs autres artistes se sont joints.

Kavi Chhay devant son oeuvre. PPP

Kavi Chhay (France/Cambodge), Exposition itinérante sur tuktuk (octobre), More is Less, 2020

Est-ce la réalité ? Ou juste une illusion ? Kavi Chhay nous dévoile un univers réel coloré, mais totalement artificiel. Avec une structure graphique très affirmée à base de combinaisons de couleurs, les photos de ce jeune artiste nous suggèrent de douter du monde moderne, tout en intégrant une pointe de malice et de poésie dans son message.

@ Kavi Chhay

Kavi Chhay a de multiples passions qui visent à nourrir son sens créatif et artistique. En tant que professionnel de l’industrie du design, il a choisi de débuter son parcours photographique en 2020 avec le Studio Images de l’Institut français du Cambodge. Son style peut être qualifié d’audacieux, décalé et avec une touche d’esprit critique.

Collectif Tendance Floue (France), Projection pendant l’inauguration du festival

Pour célébrer l’ouverture du festival, l’Institut français projettera le 26 novembre des œuvres du collectif photographique français Tendance Floue dans son jardin !

Fondé en 1991, ce collectif regroupe seize photographes français primés internationalement pour leurs réalisations à la croisée du social, du culturel, du documentaire et de l’artistique. Tendance Floue est un laboratoire de la photographie unique en son genre : ses membres choisissent de confronter les images capturées par des assemblages, des combinaisons et des dialogues. Tendance Floue est aujourd’hui reconnu comme un acteur majeur de la photographie française.

@ Tendance Floue

« Engagés, concernés par les situations sociales, les enjeux politiques et géopolitiques, farouchement attachés à affirmer leur écriture et leur démarche individuelle, ils ont essaimé dans la presse et l’ont enrichie avant qu’elle ne se transforme en peau de chagrin. Mais ils ont toujours, et de façon souvent originale, considéré et mis en œuvre le livre et l’exposition, les interventions artistiques, les projections, une forme de décalage qui ont nom liberté. »

Julie Chaffort (France), Projection pendant la clôture du festival

Le 14 janvier 2022, l’Institut français du Cambodge clôturera le Festival avec une projection dans son jardin d’une sélection d’œuvres de l’artiste française Julie Chaffort, en partenariat avec le département de formation aux métiers du cinéma de l’ONC Pour un Sourire d’Enfant (PSE).

Julie Chaffort compose des films comme des tableaux où règne l’étrangeté de scènes surréalistes avec une intensité poignante.

@ Julie Chaffort
@ Julie Chaffort

Proche de l’absurde, elle nous mène dans un univers en perpétuel décalage, où les personnages souvent silencieux sont absorbés dans l’immensité des paysages. Ses films et vidéos sont habités par une certaine lenteur, invitant à l’écoute et à la contempla [ion, mais jouant aussi sur les registres de l’absurde, de la chute, de la surprise et du décalage. Pour Julie Chaffort, le cinéma est un médium dominant, naturel, qu’elle choisit très tôt de développer à l’école des beaux-arts de Bordeaux où elle étudie, puis auprès de Roy Andersson qu’elle assiste, et de Werner Herzog dont elle suit le séminaire à sa Rogue Film SchooL L’artiste a été lauréate du prix Talents Contemporains 2015 de la fondation François Schneider pour l’œuvre Montagnes Noires et obtient la môme année le prix Mezzanine Sud et expose au Musée des Abattoirs de Toulouse.

Christian Caujolle, commissaire d’exposition et critique





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