Culture : Bande dessinée pour l’autobiographie du Cambodgien Christian Mey

Christian MEY, auteur du livre « L’abnégation de ma Cambodgienne », propose aujourd’hui une version de son autobiographie en bande dessinée.

Bande dessinée pour l’autobiographie du Cambodgien Christian Mey
Bande dessinée pour l’autobiographie du Cambodgien Christian Mey

Autobiographie

Sochoeunn Mey Long est né le 13 octobre 1979 à Battambang, le Cambodge est alors détruit par la guerre et la famine. Sa famille fuit le régime des Khmers rouges et se trouve ensuite placée dans un camp pour réfugiés. Elle parvient à rejoindre et la France en 1983 avec le statut de réfugié politique.

Après leur exil, Sochoeunn Mey Long et sa famille ne savent pas encore qu’ils vont connaître une autre guerre ; celle de l’intolérance, de la différence sociale, raciale, et surtout la solitude devant les tempêtes de l’indifférence. Sa vie n’est que violence, incompréhension et injustice. Pourtant, durant son adolescence, Sochoeunn va finir par réussir à trouver un équilibre, une paix intérieure, grâce au rugby. Ce sport lui amène une nouvelle famille qui le stabilise et le sort de la violence et de la haine.

Livre

D’après Sochoeunn :

« L’histoire aurait pu être comme celle de milliers de réfugiés. Cependant, ma famille s’est retrouvée isolée à la cité du Réart, près de Perpignan, et j’ai grandi dans la mixité et les difficultés des cultures avec toutefois les valeurs fraternelles du rugby »

De cette histoire est né un premier livre intitulé ‘L’abnégation de ma Cambodgienne’ paru en 2016 aux éditions Edilivre. Au sujet de cet ouvrage, François Ponchaud écrivait :

« Sochoeunn Mey Long ne se souvient sans doute pas de notre première rencontre : c’était à Saint Paul de Fenouillet, en pleine montagne. Un beau dimanche matin j’étais allé à la rencontre de quelques familles cambodgiennes placées par le centre de transit de Port Leucate. Sochoeunn Mey Long était trop jeune pour se demander qui était ce Français qui parlait khmer avec ses parents…Le temps a passé, beaucoup d’eau a coulé dans l’Agly et dans le Mékong. Le garçonnet est devenu un homme qui nous raconte les difficultés d’intégration d’une famille venue du bout du monde dans notre société française. Il nous montre surtout sa rage de vivre et sa soif de dignité, inscrite dans sa culture khmère. Le rugby est une rude école du savoir vivre en société et permet de tisser de solides liens d’amitié et de solidarité. Il parvient, non sans mal, à traverser la violence en puisant la tolérance, la compassion et l’amitié au plus profond de son être ».

« La non-violence est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute… La violence conduit à l’obscurantisme de l’esprit, à la mort, à la destruction de la vie », écrit-il.

Réflexion si cruellement actuelle! Les valeurs familiales, la tradition, sa culture lui permettent de tenir la tête hors des turbulences de la vie, sans y perdre son âme. « Quel beau témoignage d’humanité ! »

Bande dessinée

Aujourd’hui, l’histoire qui retrace le parcours du Cambodgien est disponible en bande dessinée sous le même titre. L’ouvrage est adapté par Clément Groussaud. Né en France en 1988, Clément Groussaud vit en Espagne depuis plus de vingt ans. Il a étudié le dessin et la BD à ESDIP (École Supérieure de Dessin professionnel de Madrid). Il est aussi l’auteur de ‘Cauchemar à Tuol Sleng’, publié par Y.I.L.-Editions en 2017, qui a reçu le prix ‘meilleur premier album’ salon de la BD Roubaix 2018.

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