Covid-19 : Maintenir la fermeture des écoles pour éviter toute nouvelle propagation du virus

Bien qu’aucun nouveau cas n’ait été signalé depuis trois semaines, le gouvernement royal du Cambodge a décidé de maintenir la fermeture des établissements scolaires et de certaines entreprises.

Fermeture prolongée

Lors de la dernière conférence de presse hebdomadaire du ministère, le ministre de la Santé, S.E Mam Bunheng, a déclaré qu’il n’y avait aucun nouveau cas à signaler. Cela marque 22 jours depuis que le dernier cas positif a été signalé le 11 avril 2020, permettant au royaume d’afficher un bilan à 122 cas, 120 guérisons et zéro décès.

Le ministre a déclaré que les restrictions sur les rassemblements publics et la fermeture des écoles et de certaines entreprises, comme les cinémas, « les garden beers », les bars à karaoké et les salons de massage, étaient nécessaires afin d’empêcher toute nouvelle propagation du virus. « Nous devons poursuivre la suspension de ces activités pour nous assurer que nous contrôlons bien la situation », a déclaré le ministre, ajoutant :

« Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des risques supplémentaires et de nous voir confrontés à une situation bien plus difficile. »

En mars dernier, alors que le Cambodge commençait à enregistrer une augmentation significative des cas, le gouvernement avait décidé de fermer les écoles publiques et privées. Il a ensuite procédé à la fermeture des établissements de karaoké, des clubs, des « garden beers », des cinémas et des casinos, tout en empêchant les rassemblements publics, tels que les concerts, festivités et célébrations.

Ne pas provoquer de nouvelles infections

Le représentant national de l’Organisation mondiale de la santé, Dr Li Ailan, a déclaré que l’ouverture d’entreprises dans lesquelles les gens se rassemblent en groupe serait susceptible de provoquer une augmentation des infections.

« Nous avons constaté qu’une transmission élevée se produisait souvent dans des espaces très encombrés, avec une mauvaise ventilation, très encombrés, et sans mesures préventives », a-t-elle déclaré lors de la conférence de presse.

Selon le ministre Mam Bunheng, le gouvernement a effectué 12 370 tests au total. 800 tests ont été effectués au cours des sept derniers jours, contre 1 700 tests effectués au cours de la semaine se terminant le 27 avril.

« Nous n’avons pas de nouveaux cas. Nous testons en priorité les cas suspects de pneumonie, quelques personnes qui ont été en contact avec des patients et le personnel soignant », a déclaré le porte-parole du ministère Ly Sovann.

Relance

Le Premier ministre Hun Sen a annoncé que le gouvernement a provisionné 500 millions de dollars US pour cette année pour faire face au ralentissement économique lié AU COVID-19 et jusqu’à 2 milliards de dollars si les retombées économiques devaient durer jusqu’en 2021. Le gouvernement a annoncé une aide financière aux travailleurs du vêtement, 70 $ par mois, et prévoit de fournir 2,4 millions de dollars à 30 000 travailleurs du tourisme, soit environ 80 $ par personne.

Le porte-parole du ministère de l’Économie et des Finances, Meas Soksensan, a déclaré la semaine dernière que le gouvernement avait provisionné 350 millions de dollars US pour aider les communautés vulnérables, notamment les chauffeurs d’edjai et les motos-taxis, touchés par le ralentissement de l'activité en raison du COVID-19. Il n’a pas précisé le montant et la répartition de l’aide qui sera accordée à ces groupes, il a seulement assuré que l’argent serait utilisé pour « assurer la stabilité sociale et restaurer l’économie après la pandémie ».

Parents peu satisfaits

Si les préoccupations sanitaires et économiques sont à la une, les parents qui ne peuvent envoyer leurs enfants à l’école ont aussi fait part de leurs préoccupations, notamment pour le paiement des frais de scolarité, exigés par la majorité des établissements malgré l’absence d’activité. À cela s’ajouterait la qualité de l’enseignement dispensé en ligne et dont la qualité serait « flexible » d’un établissement à l’autre.

Fin avril, certains établissements d’enseignement privés ont fait face aux protestations de parents. Les parents d’élèves de la CIA First International School exigeaient une réduction de 50 % sur les frais de scolarité pour les élèves de la 1re à la 12e année et la suspension des frais pour la maternelle. La demande avait été faite après que l’école eut annoncé qu’elle réduirait les frais de scolarité de seulement 15 % pour les élèves de la 1re à la 12e année et de 25 % pour ceux du préscolaire. Le 22 avril, 97 familles se sont rassemblées pour protester devant l’école internationale Paragon pour exiger une réduction de 30 % sur les frais de scolarité pour tous les niveaux d’études, pendant que les étudiants étudient en ligne. Ils ont également demandé que les frais d’inscription pour l’année scolaire 2020-2021 soient retardés.

« L’enseignement en ligne a probablement un coût, car cela demande de la préparation, mais cela ne se justifie pas pour les tout-petits pour lesquelles certaines écoles n’envisagent pas de faire un effort en faveur de la réduction ou de l’annulation des frais de scolarité pour le préscolaire alors que les enseignants ne font rien ou pas grand-chose », explique un parent d’élève.

« Les écoles privées sont chères, en retour, il devrait y avoir un minimum de professionnalisme ».

À la requête de l’Association cambodgienne de l’enseignement supérieur, le ministère du Travail et de la Formation professionnelle a décidé d’autoriser les établissements d’enseignement privés à retarder de six mois le prélèvement forfaitaire en faveur de la Caisse nationale de sécurité sociale (NSSF).

Depuis les protestations des parents d’élèves, le porte-parole du ministère de l’Éducation, Ros Soveacha, a déclaré que le gouvernement encourageait l’ensemble des écoles privées à s’entretenir avec les parties concernées pour trouver une solution commune.

CG

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