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Communauté & Siem Reap : Jean Lestienne, « 2022 aura été l’année de la solidarité »

Effectuant son second mandat au poste de Conseiller Consulaire, Jean Lestienne tire le bilan de 2022 et revient sur cette année riche en événements.

Le conseiller consulaire, Jean Lestienne
Le conseiller consulaire, Jean Lestienne

C’est sur une terrasse ombragée, à proximité de la rivière, que nous rencontrons Jean Lestienne. À peine sorti d’une réunion avec le ministre Olivier Becht, le sémillant retraité, arrivé au Cambodge il y a de cela quinze ans, se réjouit de cet intérêt montré par les élus.

« En l’espace de deux semaines, le sénateur Damien Regnard et le ministre délégué chargé du Commerce extérieur et des Français de l’étranger sont venus au Cambodge. Concernant Olivier Becht, cela faisait des années qu’un ministre ne s’était déplacé ici. Ce genre de visite est très important pour toute la communauté française, une communauté dynamique et entreprenante, mais qui est aussi confrontée à des problématiques qu’il est bon d’exposer à nos gouvernants. »

Cambodge Mag : Avant toute chose, pourriez-vous nous rappeler quelles sont les prérogatives d’un Conseiller des Français de l’étranger ?

Jean Lestienne : Nous sommes trois personnes à exercer au Cambodge la fonction de Conseillers des Français de l’étranger. Victor Remigi, Florian Bohême et moi-même avons été élus afin de représenter tous les Français vivant sur l’ensemble du territoire cambodgien. Nous sommes une sorte d’interface entre les citoyens résidant hors de France et la classe politique et décisionnaire. Nous rencontrons pour cela énormément de personnes, ce qui rend cette fonction passionnante.

« Nous nous appliquons à faire remonter à nos gouvernants toutes les préoccupations de nos concitoyens, que ce soit auprès des ministres, sénateurs ou députés. »

Nous sommes aussi chargés de l’attribution des bourses scolaires, dont bénéficient plus de 200 familles. Cette tâche, déjà très importante auparavant, a pris d’autant plus d’ampleur suite à la pandémie, qui a accentué la précarité de nombreuses familles. Nous examinons toutes les demandes cas par cas et sommes parfois amenés à prendre en charge jusqu’à 100 % des frais de scolarité, de transport, de cantine et de fournitures. Nous sommes aussi responsables de la CCPAS, une aide sociale destinée aux personnes handicapées, ainsi que du STAFE, qui subventionne des projets associatifs, culturels ou caritatifs. Mais ces fonctions officielles ne représentent qu’une partie d’un travail constitué de multiples autres facettes.

C.M. : Les débuts d’année constituant souvent l’occasion de tirer un bilan, comment résumeriez-vous 2022 ?

J.L. : 2022 a été marqué par des déplacements aux quatre coins du Cambodge. Cela a donné lieu à de nombreuses rencontres et a permis de se tenir informé des conditions de vie de nos compatriotes. Certains ont été durement touchés par une pandémie qui tarde à disparaître et dont les conséquences demeurent bien visibles.

« La diminution, voire l’absence de revenus a entraîné des situations de détresse, parfois accentuées par des problèmes de santé qui peuvent coûter très cher sans assurance adéquate. »

Cela me donne l’occasion d’insister sur l’importance d’être bien assuré, cela peut être effectué par le biais de la CFE, Caisse des Français de l’Étranger, nettement moins onéreuse que les prestataires privés. Il est important de souligner qu’une bonne prise en charge peut éviter bien des drames.

De manière générale, les deux dernières années ont été marquées par une forte implication sociale de la part des associations chargées d’aider et de représenter les Français.

La reprise du tourisme, encore frémissante, est attendue avec impatience, car beaucoup de nos concitoyens exercent une activité en relation avec ce secteur. En attendant, nous avons cherché à venir en aide aux personnes les plus fragilisées, en débloquant des subventions d’urgence et en remboursant les frais du permis de travail.

C.M. : Ces situations parfois très dures ont-elles été contrebalancées par des aspects plus positifs ?

J.L. : Oui, heureusement ! Nous avons tout d’abord essayé de parer, par tous les moyens, aux situations les plus délicates. La leçon que l’on peut tirer des crises, c’est qu’elles nous rapprochent les uns des autres, nous ouvrent les yeux sur notre place au sein d’une communauté et nous démontrent l’importance du mot « solidarité ».

Un autre point qui mérite d’être souligné concerne la bonne gestion de la pandémie par le gouvernement cambodgien. La vaste campagne de vaccination, gratuite et ouverte à tous, a permis de mettre fin aux restrictions sanitaires.

Cette année 2022, comme nous l’avons déjà dit, marque le réchauffement des relations France-Cambodge.

« Rappelons qu’en plus des visites effectuées au Royaume par les élus, le Premier ministre Hun Sen s’est rendu à l’Élysée il y a à peine quelques semaines. La francophonie et la culture française bénéficient de cette relation privilégiée entre les deux pays. »

Enfin, la rénovation du centre-ville de Siem Reap a donné un nouveau visage à la ville, qui se montre désormais beaucoup plus agréable à parcourir.

Pour finir, et c’est là un sujet qui me tient particulièrement à cœur, 2022 a marqué l’amorce d’un vaste projet amené à prendre beaucoup de place en 2023 : celui de la lutte contre la violence faite aux conjoints. Laissés jusqu’à présent relativement impunis, ces actes doivent faire l’objet d’une attention constante et être dénoncés avec la plus grande fermeté.

Avec le ministre Olivier Becht lors de sa visite à Siem Reap
Avec le ministre Olivier Becht lors de sa visite à Siem Reap

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