Climat : Mékong - MRC, « gérer les conditions urgentes de sécheresse et d’inondation »

Le nouveau patron du secrétariat de la Mekong River Commission — Commission du Mékong (MRC), Anoulak Kittikhoun, s’est engagé à améliorer l’organisation intergouvernementale lors de sa prise de fonction le 17 janvier dernier.

Bateaux de pêcheurs à Chroy Changvar
Bateaux de pêcheurs à Chroy Changvar. Photo CG

Premier Laotien à la tête de la MRC

« Je suis profondément honoré d’être nommé à ce poste estimé », a déclaré Anoulak, cité dans un communiqué de presse de la commission.

« Ma mission pour les trois prochaines années est de faciliter la coopération entre les pays riverains sur les défis et opportunités critiques du bassin du Mékong, de renforcer la MRC en tant qu’organisation de bassin fluvial de classe mondiale, et de construire de nouveaux partenariats », a-t-il ajouté.

Kittikhoun supervisera la mise en œuvre de la stratégie de développement du bassin du Mékong 2021-2030 et du plan stratégique de la MRC 2021-2025, alors que le bassin est confronté à des défis sans précédent liés au changement climatique et à l’irrégularité des flux d’eau.

« Le fait d’occuper le poste de responsable en chef de la stratégie et des partenariats de la MRC depuis 2016 l’a placé en position de force pour approfondir l’engagement entre les pays membres de la MRC, les partenaires de dialogue, les partenaires de développement et les autres parties prenantes », indique le communiqué.

Anoulak Kittikhoun est originaire du Laos, et un professionnel chevronné bien au fait des problèmes du Mékong. Il a vingt ans d’expérience dans des postes de direction au sein de la MRC, des Nations unies et d’organismes connexes. Il est le premier membre international du personnel du Laos au siège des Nations Unies.
Anoulak Kittikhoun est originaire du Laos, et un professionnel chevronné bien au fait des problèmes du Mékong. Il a vingt ans d’expérience dans des postes de direction au sein de la MRC, des Nations unies et d’organismes connexes. Il est le premier membre international du personnel du Laos au siège des Nations Unies.

La nomination de M. Kittikhoun a été approuvée par le Conseil ministériel de la MRC en novembre dernier, à la suite d’une décision unanime du Comité mixte de l’organisation.

Urgences

Le 13 janvier, la commission a exhorté les six pays du Mékong — Chine, Myanmar, Laos, Thaïlande, Cambodge et Viêt Nam — à s’attaquer d’urgence aux problèmes des faibles débits, des fluctuations de l’eau et de la sécheresse dans la région, alors que le cours inférieur du Mékong connaît une baisse record de son débit pour la troisième année consécutive.

Elle a indiqué qu’au cours des trois dernières années, les débits du cours principal du Mékong ont atteint leur niveau le plus bas depuis plus de 60 ans. L’année 2020 a été l’année la plus sèche du bassin inférieur du Mékong, les précipitations ayant été inférieures à la normale tous les mois sauf en octobre.

Pêcheur à Chroy Changvar. Photo CG
Pêcheur à Chroy Changvar. Photo CG

Cet appel a été lancé dans un nouveau rapport de 100 pages du secrétariat de la MRC intitulé « Mekong Low Flow and Drought Conditions in 2019–2021 ».

Le rapport indique que depuis 2015, le régime hydrologique a changé, avec une augmentation du débit de saison sèche et une réduction du débit de saison humide causée par l’augmentation des réservoirs de stockage dans le bassin.

« Ensemble, ces facteurs peuvent avoir eu un impact négatif sur la pêche et l’agriculture, avoir des conséquences directes sur les moyens de subsistance des populations et perturber les écosystèmes délicats du bassin du Mékong. Une coopération proactive est essentielle de la part de tous les pays membres de la MRC, afin de traiter conjointement ces problèmes », a déclaré An Pich Hatda, ancien directeur général du secrétariat de la MRC.

Il a déclaré que les six pays pouvaient prendre des mesures immédiates pour atténuer la crise, notamment en établissant un mécanisme de notification conjoint sur les fluctuations inhabituelles du niveau d’eau et en explorant la gestion coordonnée de l’exploitation des réservoirs et des barrages hydroélectriques.

Selon lui, les six pays devraient également examiner les possibilités de construire davantage d’installations de stockage pour gérer les conditions urgentes de sécheresse et d’inondation, ainsi qu’un modèle opérationnel pour l’ensemble du bassin du Mékong.

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