Cambodge & Tourisme : Le retour des visiteurs à Sambor Prei Kuk

Après plus de deux ans et demi de pandémie, le nombre de visiteurs du complexe de Sambor Prei Kuk, dans la province de Kampong Thom, semble augmenter.

Le retour des visiteurs à Sambor Prei Kuk
Le retour des visiteurs à Sambor Prei Kuk. Photo AKP

Dans le même temps, les communautés locales sont plus conscientes des problèmes environnementaux et ont largement cessé d’empiéter sur les forêts et de chasser les animaux. Elles se sont tournées vers les entreprises écologiques naturelles et vendent des produits locaux. Selon le guide touristique Cheng Chenda, le nombre de visiteurs est en constante augmentation, « signe de la reprise après la pandémie de Covid-19 ».

« Le samedi et le dimanche, nous avons beaucoup de visiteurs cambodgiens, parfois des étudiants de Phnom Penh. Nous enregistrons 300 à 500 visiteurs par jour. Nous voyons aussi généralement une vingtaine de visiteurs étrangers », dit-il.

Selon M. Chenda, l’augmentation du nombre de visiteurs donne de l’espoir aux communautés locales :

« Les visiteurs achètent un billet de 10 dollars et utilisent parfois les services communautaires tels que les guides, les pensions, les logements chez l’habitant, la location de vélos ou les promenades en charrette ».

Selon M. Chenda, la majorité des visiteurs étrangers semblent venir de France et du Japon. Au cours des quatre derniers mois, 7 000 à 8 000 touristes nationaux et entre 700 et 800 visiteurs étrangers auraient été enregistrés.

Selon le porte-parole du ministère de l’Environnement, Neth Pheaktra, la politique du gouvernement est de créer des économies locales qui profitent de la préservation des ressources naturelles du Royaume. Il estime que le Cambodge rural a un grand potentiel touristique, mais qu’il manque de visibilité pour le mettre en valeur. Le ministère soutient désormais les communautés locales et introduit des formations en matière de tourisme.

« Nous avons rencontré les communautés qui, selon nous, ont le plus de potentiel touristique. Elles sont optimistes quant à nos projets et nous les encourageons à capitaliser sur le potentiel du tourisme pour générer des revenus », dit-il.

Pour Chhith Sam Ath, responsable de l’USAID Greening Prey Lang, son projet a apporté un soutien à de nombreuses communautés en fournissant 5 000 à 10 000 dollars à chacune d’entre elles, pour financer des patrouilles, renforcer leurs compétences professionnelles et contribuer à la conservation de l’écotourisme.

Le retour des visiteurs à Sambor Prei Kuk
Le retour des visiteurs à Sambor Prei Kuk

« Nous faisons tout ce que nous pouvons pour transformer leurs zones en destinations touristiques susceptibles de générer des revenus. Par exemple, à Sambor Prei Kuk, nous leur avons fourni des bateaux et des bicyclettes qu’ils peuvent louer aux touristes. Nous leur avons également dispensé une formation à l’hygiène alimentaire afin qu’ils puissent mieux servir les clients. Ces moyens de subsistance sont très importants pour réduire la pression sur les animaux sauvages et la forêt », explique-t-il.

Sar Yam, chef de la communauté touristique Reaksmey Phoum Pir Kiri Boeung Kranhak, confie qu’avant 2000, la communauté abattait des arbres et chassait des animaux pour subsister. Après que diverses organisations leur eurent expliqué l’importance de préserver les ressources naturelles, ils ont commencé à cultiver du riz et à se tourner vers le tourisme.

« Nous avons introduit des services tels que l’hébergement chez l’habitant, les promenades en bateau, les visites d’observation des oiseaux, les promenades à vélo et le trekking. La communauté avait l’habitude de poser des pièges et d’utiliser des armes à feu artisanales pour attraper des fourmiliers et des sangliers, mais nous avons depuis longtemps cessé ces pratiques. Si la chasse est pratiquée, c’est par manque de compréhension », précise-t-il.

Lay Samean avec notre partenaire The Phnom Penh Post

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