Cambodge & Société : S.E. Sar Kheng, « éliminer les violences à l’égard des Cambodgiennes »

S’exprimant lors du lancement officiel du Plan d’action national pour la prévention de la violence à l’égard des femmes, le ministre de l’Intérieur S.E. Sar Kheng a déclaré que davantage de travail était nécessaire pour protéger les Cambodgiennes contre les abus et la violence.

le ministre de l’Intérieur S.E. Sar Kheng
Le ministre de l’Intérieur S.E. Sar Kheng

Le ministre de l’Intérieur, S.E. Sar Kheng, s’est déclaré préoccupé par la prévalence de la violence domestique, du viol, de la traite des êtres humains et de l’exploitation sexuelle des femmes et des filles, ainsi que des problèmes de drogue dans le pays. Il a annoncé que ces problèmes demeuraient une grande préoccupation pour la société cambodgienne et a appelé toutes les parties prenantes à aborder ces questions de façon efficace. Lors du lancement officiel du troisième Plan d’action national pour la prévention de la violence à l’égard des femmes, le ministre a noté que les femmes — qui représentent 52 % de la population cambodgienne — méritent de pouvoir vivre dans le bonheur, se sentir en sécurité et voir leurs droits respectés. Il a ajouté :

« Nous pensons que le Plan d’action national pour la prévention de la violence à l’égard des femmes 2019-2023 sera une feuille de route efficace qui favorisera davantage la mise en œuvre de la prévention et l’élimination de toutes les formes de violence à l’égard des femmes »

Il a exhorté toutes les parties prenantes à contribuer au plan d’action et à le mettre en œuvre rapidement. Ces parties prenantes sont le Conseil national cambodgien pour les femmes, de nombreuses unités dépendant du ministère de l’Intérieur, ainsi que la police et les autorités locales, à qui Kheng a demandé à coopérer avec le ministère des Affaires féminines pour créer des équipes d’intervention rapide sur les cas de violence contre les femmes dans la capitale et les provinces.

Bien que les statistiques nationales n’aient pas été mises à jour depuis 2014, La violence à l’égard des femmes semble particulièrement répandue au Cambodge. À cette époque, une femme sur cinq âgée de 15 à 49 ans déclarait avoir subi au moins une fois des violences physiques. L’enquête sur la démographie et la santé au Cambodge effectuée en 2014 indique également que la majorité des femmes qui sont victimes de violences ont tendance à ne pas les signaler ni à visiter les services concernés.

La ministre des Affaires féminines, S.E. Ing Kantha Phavi, a déclaré que les principaux facteurs d’abus et de violence contre les femmes découlent de l’inégalité entre les sexes et de la discrimination sociale qui rendent les femmes plus vulnérables aux abus et à l’exploitation sexuelle.

« La stigmatisation et la discrimination communautaires peuvent augmenter le risque de violence et le défi d’accéder à des protections et des services plus importants »

Elle a averti que le manque de ressources humaines pour mettre en œuvre des politiques de prévention de la violence, et précisé que la coordination entre les divers services pour les victimes, est encore limitée et permet malheureusement aux auteurs de s’échapper. Il devient alors compliqué pour les victimes de demander justice. « Cependant, a-t-elle ajouté, les cas de violence à l’égard des femmes ont diminué régulièrement ces dernières années, de plus en plus de femmes sont conscientes de leurs droits à présent ».

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