Cambodge : Selon le PNUD, la prolifération des déchets plastiques devient une crise majeure

Le ministère de l’Environnement et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont officiellement lancé leur concours d’innovation promu sous le hash tag #BeatPlasticCampaign dans le but de prévenir les déchets plastiques marins au Cambodge.

Des déchets plastiques jonchent les environs du lac Tonlé Sap dans le district de Puok, dans la province de Siem Reap, l’année dernière. Photo Hean Rangsey
Des déchets plastiques jonchent les environs du lac Tonlé Sap dans le district de Puok, dans la province de Siem Reap, l’année dernière. Photo Hean Rangsey

Dans un communiqué de presse publié le 13 décembre, le ministère et le PNUD annoncent que le concours a été créé pour donner l’occasion aux entreprises et aux particuliers — en particulier aux jeunes — de prendre part à des activités éducatives inspirantes liées à la réduction des déchets solides et plastiques. Les cibles de la campagne sont les étudiants, les jeunes, les travailleurs du secteur de la confection et le secteur privé en général.

Kith Chan Krisna, directeur du projet national et conseiller du ministère, a déclaré que le concours se situait dans le cadre d’un projet plus vaste visant à prévenir les déchets plastiques marins au Cambodge, qui sera mené sur une période de deux ans.

Le programme soutient également la politique du gouvernement visant à mobiliser le public afin qu’il prête attention aux questions environnementales.

« Ce projet doit contribuer à réduire la quantité globale de déchets solides et plastiques, tant sur terre que dans la mer »

« La mer ne concerne pas seulement les provinces de Preah Sihanouk, Koh Kong, Kep et Kampot, mais aussi des provinces comme Siem Reap, car les eaux du Tonlé Sap finissent également dans la mer. Nous devons réduire les déchets grâce aux 4 R », a-t-il déclaré, en référence au mantra des écologistes : réduire, réutiliser, réparer et recycler.

Depuis 2018, le gouvernement encourage la mise en œuvre des 4 R. Le projet de prévention des déchets plastiques marins a été lancé en janvier avec le soutien financier du Japon. Cette initiative vise à prévenir ou à réduire la pollution par les déchets plastiques sur terre et en mer dans la capitale et dans cinq provinces — Siem Reap, Preah Sihanouk, Kep, Kampot et Koh Kong.

Selon le PNUD, le concours acceptera les candidatures du 9 au 31 décembre, ce qui laisse le temps aux individus, aux groupes de jeunes, aux ONG locales, aux communautés, aux agences événementielles et aux entreprises privées soucieuses de l’environnement de poser leur candidature.

« Si vous faites preuve de créativité dans votre campagne, rejoignez-nous dans la prévention et la réduction des plastiques. Vous pouvez gagner jusqu’à 18 000 dollars pour la mise en œuvre de vos idées de campagne. Le montant total des prix disponibles est de 70 000 dollars », indique le communiqué du PNUD.

Moeko Saito Jensen, spécialiste de l’environnement au PNUD, explique que les déchets plastiques se retrouvent facilement dans la mer et, comme ils ne sont pas biodégradables, ils restent dans l’environnement où les poissons finissent par les manger et où ils s’accumulent en si grande quantité qu’ils peuvent détruire leur habitat.

Elle ajoute que les déchets plastiques ont un impact sur l’environnement et la faune, et que lorsqu’ils sont jetés dans les canaux, ils peuvent bloquer les systèmes d’égouts et de drainage et provoquer des inondations. Elle fait aussi remarquer que brûler le plastique comme moyen d’élimination est également très mauvais pour la santé publique et l’environnement.

L’ambassadeur japonais Masahiro Mikami a déclaré que le Japon s’engageait à travailler aux côtés du Cambodge pour lutter conjointement contre la pollution plastique grâce à ce projet.

Selon le PNUD, les déchets plastiques sont devenus une crise mondiale, le volume de production ayant fortement augmenté, passant de 2,3 millions de tonnes en 1950 à 448 millions de tonnes en 2015. Chaque année, environ huit millions de tonnes de déchets plastiques s’écoulent des pays côtiers vers la mer par le biais de dix grands fleuves, dont le Mékong.

Long Kimmarita avec notre partenaire The Phnom Penh Post

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