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Cambodge & Pisciculture : L'élevage de perches et de mérous à la une

Le ministre de l'Agriculture, des Forêts et de la Pêche, S.E. Dith Tina, conseille aux agriculteurs cambodgiens d'intensifier l'élevage de perches et de mérous, et recommande à l'Administration des pêches d'étudier la possibilité d'obtenir de nouvelles variétés de poissons auprès du Centre de recherche et de développement en aquaculture marine (MARDeC) pour répondre à la demande du marché.

Le ministre Dith Tina lors de sa visite à Preah Sihanouk. Photo fournie
Le ministre Dith Tina lors de sa visite à Preah Sihanouk. Photo fournie

Les suggestions du ministre ont été faites alors que son groupe de travail inspectait la chaîne de production d’une pisciculture dans la commune de Bak Khlang, dans la province de Koh Kong, il y a quelques semaines.

En rencontrant l’entrepreneur Chheng Chhun, le ministre a félicité ce dernier pour « sa bonne vision du marché et sa conception d’un programme de pisciculture qui a su répondre à de nombreuses exigences ».

Chhun pratique la pisciculture depuis 2002. Il bénéficie aujourd’hui d’un soutien supplémentaire de la part du programme de services agricoles pour l’innovation, la résilience et la vulgarisation (ASPIRE), qui lui permet de dynamiser son activité.

Selon le département provincial de l’agriculture de Koh Kong, 19 ménages de la commune de Bak Khlang élèvent des poissons sur une surface accueillant 52 cages de 816 m². Ils produisent 4,4 tonnes de mérou par an, dont plus de la moitié est récoltée et vendue jusqu’à 35 000 riels (8,50 $) le kilo. Ils cultivent également neuf tonnes de perches, qui se vendent jusqu’à 27 000 riels le kilo.

Le ministre s’est rendu dans la communauté de Peam Krasop, où il a encouragé l’élevage de moules vertes. Vong Dara, chef adjoint de la communauté de Peam Krasop, a expliqué que 115 ménages de la communauté de pêcheurs côtiers élevaient des moules vertes. Ils récoltent de 2 500 à 3 000 tonnes par an sur une superficie d’environ 68 ha, et gagnent de 1 200 à 2 000 riels par kilo.

« Avant la pandémie, 80 % de la production était exportée en Thaïlande et 10 % au Vietnam. Les 10 pour cent restants étaient vendus sur le marché intérieur. Après la pandémie, 75 % sont exportés vers la Thaïlande et 15 % sont vendus sur le marché intérieur — 10 % vont encore au Vietnam », précise-t-il.

Lors d’une visite d’inspection à l’entreprise Chea Thou Steamed Fish située dans la commune de Tomnup Roloak, dans la province de Preah Sihanouk, M. Tina a déclaré que le ministère soutenait les partenariats avec le secteur privé, affirmant que cela permettait aux entreprises d’augmenter leurs revenus en s’adaptant aux normes de sécurité de la production alimentaire et leur permettre de pénétrer les marchés internationaux.

hea Thou Steamed Fish située dans la commune de Tomnup Roloak
hea Thou Steamed Fish située dans la commune de Tomnup Roloak. Photo fournie

Chea Thou Steamed Fish a reçu un soutien matériel et technique du projet CAPFish CAPTURE, qui est mis en œuvre par la FiA et l’ONUDI, grâce à un financement de l’Union européenne.

Le ministre a également rencontré un groupe de pêcheurs de la communauté qui transforment des crevettes séchées. Il leur a également exprimé son soutien et a encouragé tous les pêcheurs à contribuer à la protection de l’environnement en pratiquant une gestion durable des ressources naturelles :

« J’encourage tous les membres de la communauté des pêcheurs à pratiquer une gestion durable de l’environnement. Les spécialistes de la pêche vous guideront dans la protection des habitats des crevettes et des crabes. Une excellente politique consiste à relâcher tous les crabes femelles qui sont capturés alors qu’ils portent des œufs », a-t-il conclu.
Mérou (cc)
Mérou (cc)
 



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