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Cambodge & Parcours : Ambrine, « le Royaume, une expérience professionnelle déterminante »

Ambrine Kateb quittera le Royaume dans quelques semaines après une expérience professionnelle réussie au sein du groupe OCIC. Pour la Française au sourire rayonnant, le Cambodge fut une expérience déterminante pour son avenir.

Parlez-nous un peu de vous

Je suis née à Paris en France. J’ai effectué toute ma scolarité dans la capitale et ai ensuite préparé une licence en droit que j’ai validée à Paris II. Je pensais devenir avocate, car, on s’inspire de ce qu’il y a autour. J’avais suivi des stages en cabinet et je pensais que, globalement, ça me plaisait et je pensais passer le barreau cet été.

Du coup, je suis venue au Cambodge puisque je voulais décrocher un master 2 en droit. C’était un peu mon premier choix, car cela me permettait d’étudier à la fois le droit des affaires français, mais également d’avoir une perspective asiatique et de pouvoir également bouger à l’international. Donc je suis arrivée au Cambodge en 2022.

C’était comment de grandir à Paris ?

Il y a plein de choses à faire. J’ai grandi dans le 15e, et effectué quasiment toute ma scolarité dans cet arrondissement. In fine, on connaît tout le monde. Ce n’est pas un village, mais presque. Donc, je garde un super souvenir. Ensuite, le Covid a un peu ralenti mes projets et ce n’était pas top, mais voilà…

Pourquoi le Cambodge ?

En fait, je suis venue au Cambodge pour préparer ce Master en droit des affaires franco-asiatiques - anciennement Master en droit des affaires internationales délocalisé. Parmi les propositions de l’université, il y avait soit le Vietnam soit le Cambodge. Et, au moment où il y a eu l’affectation, j’ai découvert que je venais ici. Je n’avais pas trouvé grand-chose sur le web à propos de ce pays et c’était un peu l’inconnu pour moi.

C’était votre premier séjour en Asie ?

J’avais déjà visité la Chine en avril 2019 dans le cadre de mon cours d’histoire géo au lycée et même appris le chinois et cela m’a pas mal aidée par la suite.

Votre premier contact avec le Royaume ?

Je dirais que les 48 premières heures au Cambodge ont été super compliquées. Je ne suis pas sortie de ma chambre d’hôtel. Je l’ai très très mal vécu. J’avais pris un aller simple, je ne savais pas quand je rentrais, donc ça a été très difficile. Puis, petit à petit, j’ai commencé à sortir de ma chambre d’hôtel, pour voir ce qui allait se passer et rencontrer les étudiants de ma promotion. Nous sommes une dizaine par promotion à venir depuis Paris, dix au Cambodge et autant au Vietnam. Donc, petit à petit, j’ai commencé à m’habituer, à me rappeler aussi ce pour quoi j’étais venue. Finalement j’ai appris à apprécier les plaisirs du pays, la gentillesse des gens, la possibilité d’aller à la plage en plein mois de novembre à Koh Rong, ce qui n’est pas possible à Paris. J’ai aussi réalisé que cette expérience constituait tout de même une chance incroyable grâce au dépaysement, à l'environnement et aux possibilités de voyage dans la région.

J’ai également commencé à suivre mes cours et cela m’occupait pas mal. Ce qui est très bien dans ce master, c’est que les cours se déroulent de 18 à 20 h donc nous sommes libres durant la journée et je me suis mise à rechercher un stage à Phnom Penh. Je souhaitais faire de la direction juridique, mais en fait, même s’il y a de grandes entreprises françaises au Cambodge, leurs services dans ce domaine sont assez limités.

Votre premier stage ?

J’ai candidaté à l’EuroCham et j’ai été acceptée. Je travaillais en tant qu' « advocacy intern », il s’agissait d’entretenir les relations entre les secteurs privé et public. Donc, beaucoup de réunions avec les ministères et aussi organisations de forums. J’étais également chargée du comité Real Estate (immobilier) et Construction. En parallèle, je travaillais également avec d’autres comités, celui de la santé, celui des ressources humaines, etc.

Était-ce une bonne expérience ?

Ce fut une super expérience pour découvrir le fonctionnement interne des entreprises, de travailler avec leurs dirigeants et pouvoir travailler en direct avec eux parce qu’en étant stagiaire, ce n’est pas tous les jours qu’on a l’opportunité d'échanger avec des dirigeants de grandes entreprises, mais aussi avec pas mal de fonctionnaires et élus des ministères. Et j’ai appris le protocole au Cambodge et cela, c’était super intéressant. Mon stage a duré quatre mois, de février à juin, après je suis revenue en France et j’ai travaillé un mois à la direction juridique chez Rémi Cointreau. Cela m’a confortée dans l’idée que je ne souhaitais plus faire de droit.

Et ensuite ?

J’avais rencontré Thierry Tea, le vice-président du groupe OCIC à l’EuroCham. Nous avions pu échanger et il m’avait parlé de ses projets. J’ai ensuite pu rejoindre ses équipes en tant que « business exécutive - chargée de développement d’affaires ». Cela m’a permis de travailler dans de nombreux secteurs très variés, notamment en m’occupant du développement et de l’animation du quartier de Koh Pich. J’ai ainsi pu, par exemple, participer à l’organisation de plusieurs événements, avec NhamFesta, Destination Mekong, mais aussi l’opéra Madama Butterfly au théâtre de Koh Pich.

En sus de ce type d’organisation, je m’occupais aussi des communiqués de presse, de certaines brochures sur les projets immobiliers de l’OCIC, mais aussi sur le tout nouveau centre Tech de la ville : Connexion.

Quel est le meilleur souvenir de votre expérience à l’OCIC ?

Parmi les deux expériences qui m’ont le plus marquée, je citerai ma participation avec les équipes du groupe au forum d’affaires qui a eu lieu à Paris en janvier dernier. Ce fut une expérience super intéressante. Il a fallu préparer en amont tout ce qui devait être signé avec le Premier ministre Hun Manet. Trois protocoles d’accord ont été approuvés et signés :

  • avec Platform Impact qui va développer une école

  • avec Lagardère Travel Retail pour le nouvel aéroport de Phnom Penh

  • avec Aloest production pour la promotion du film « La beauté du Geste » en France et un peu en Suisse

Cela fut très intéressant, car j’ai pu assister à des interviews avec Thierry Tea et aussi rencontrer la diaspora cambodgienne en France.

Le second événement passionnant serait le Cambodia Tech Catalyst supporté par Google Cloud APAC, car cela a nécessité beaucoup de travail en amont. L’événement s’est déroulé sur deux jours et demi et il a fallu constituer l’agenda puis mettre en place tout l’événement en tant que tel, rassembler des partenaires, mais également des sponsors. Ça a été super parce que sur ces deux jours et demi, nous avons rassemblé plus de 500 personnes. Aussi, j’étais très enthousiaste à l’idée de soutenir la Tech ici au Cambodge.

Et par la suite, j’ai travaillé sur le développement de l’Innovation Center and Business Hub - Connexion, qui va être lancé prochainement. J’ai travaillé sur tout ce qui constituait le design de l'étage dédié à la tech. Donc, avant de se lancer dans ce projet, il a fallu analyser en profondeur les besoins des acteurs principaux. Ainsi, j’ai pu échanger avec différents responsables de start-up ici au Cambodge, mais également avec des acteurs publics comme, par exemple, Khmer Enterprise.

J’imagine que vous êtes finalement ravie de cette expérience ?

Oui, je peux dire que c’était vraiment génial, j’ai beaucoup appris et cela m’a confortée dans l’idée que je ne voulais plus faire de droit. J’ai eu le privilège de travailler en direct avec Thierry Tea. Je l’avais senti très vite et c’est aussi cela qui m’a poussé à rejoindre l’OCIC alors que j’avais l’opportunité de rester à l’EuroCham. Je savais que j’allais énormément apprendre à ses côtés. J’appréciais vraiment sa façon de raisonner et d’aborder les sujets.

Thierry est un « businessman » qui sait aussi comment partager et transmettre ses connaissances. Il sait également faire confiance et donner des responsabilités. Oui, j’ai eu énormément de chance de pouvoir travailler avec lui.

Quelle sera la suite de votre parcours après le Cambodge ?

Je rentre en France pour six mois minimum. J’intègre un master spécialisé en stratégie et développement d’affaires entre l’EM Lyon et Centrale Supélec. Il y a un an, je n’aurais pas du tout imaginé cette suite, j’aurais envisagé de passer le barreau comme la plupart de mes amis.

L’idée, ça va être soit de revenir travailler en Asie du Sud-Est et peut-être au Cambodge, soit travailler en Europe ou dans les pays du Golfe aussi, mais continuer d’avoir des relations professionnelles avec les pays d’Asie du Sud-Est et en particulier le Cambodge.

Dernière question, qu’est-ce qui vous a vraiment plu - et déplu - au Cambodge en dehors de l’aspect professionnel ?

Qu’est-ce qui m’a déplu ? Les embouteillages et parfois ce sentiment de me sentir un peu seule, parce qu’il y avait des jours où je ne pouvais pas sortir parce qu’il fallait que j’étudie, parce qu’il ne fallait pas oublier l’objectif principal : mon diplôme. Je ne vois pas d’autre aspect négatif excepté les embouteillages, et encore ça m’a appris à être patiente. À Paris, je suis beaucoup moins patiente, car tout va beaucoup plus vite, j’ai appris à être beaucoup moins stressée parce que les Cambodgiens prennent beaucoup de choses sans stress et in fine même si on s’énerve, cela ne sert clairement à rien. Donc ça m’a appris à vraiment être détendue, à me faire plus confiance et à sortir de ma zone de confort.

Aussi, j’ai eu l’occasion de visiter Siem Reap, Koh Rong et le Mondolkiri et cela m’a laissé des souvenirs assez incroyables. En particulier Siem Reap, cette réalisation totalement grandiose. Enfin, je mentionnerai aussi les couchers de soleil sur la plage de Koh Rong, inoubliable !

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