Cambodge – Magazine – Plume aux Lecteurs : Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath

Nous terminons cette semaine le partage des articles de la version papier du magazine Cambodge Mag, le titre phare de la presse francophone locale, que les lecteurs plébiscitent depuis de longs mois au point de l’avoir porté parmi les titres francophones les plus consultés du pays. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir un exemplaire papier, il est à présent possible de consulter l’intégralité du contenu de la version papier Cambodge Mag, en PDF, et en suivant le lien ici…aujourd’hui :


Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath :

j’aime la vie et les bonnes choses de la vie


Cambodge Mag donne la plume à ses lecteurs sur le thème ”aimer le Cambodge”, le but étant de recueillir les impressions de ceux qui visitent régulièrement le Cambodge, qui y sont nés ou qui s’y sont installés durablement. Lors de l’inauguration de cette rubrique Cambodge Mag a interrogé le Prince Ravivaddhana Monipong Sisowath, homme d’arts et de culture, homme élégant et aussi profondément amoureux des belles choses de la vie et du Cambodge.


Vivez-vous au Cambodge, depuis quand ?

Non, je vis en Italie mais je viens dans le royaume plusieurs fois par an, le plus souvent possible.

Comment êtes-vous arrivé au Cambodge ?

J’y suis né, et je suis parti alors que j’étais enfant en 1972. C’est une blessure de mon père, le prince Neak Ang Mechas Sisowath Samyl Monipong, alors officier de l’armée royale durant la guerre civile, qui va provoquer le départ de la famille vers Paris en 1972. Nommé ensuite attaché militaire à Paris après sa guérison, mon père installera définitivement la famille dans la capitale française. Je suis revenu au Cambodge la première fois pour organiser un séminaire sous l’égide des Nations Unies. C’était en 2000, j’avais 30 ans.


Quelle est votre activité professionnelle ?

Je suis consultant dans le domaine de l’aide humanitaire, de la culture et de l’éducation.

Pour quelles raisons aimez-vous le Cambodge ?

C’est mon pays natal, une part de moi, de mon identité et de mon âme. Lorsque j’étais enfant, ma mère tenait précieusement à mon éducation cambodgienne, c’était un souhait fort, mais, paradoxalement, alors qu’avançait la destinée tragique du pays, j’ai aussi vécu les traumatismes de ma mère et, quelque part, le Cambodge me manquait profondément car je le vivais intensément sans y vivre physiquement.


Quels sont vos loisirs ?

Musique, cuisine, astrologie, j’aime la vie et les bonnes choses de la vie. A ce sujet, je ne me définirais pas comme un épicurien, plutôt comme un hédoniste. J’ai eu la chance, hors le contexte des conditions de l’exil et de la tristesse liées au sort de mon pays durant mes jeunes années, d’avoir été merveilleusement entouré, par des gens qui m’ont inculqué l’amour du beau, du bon et de l’élégance. J’avais un grand-père très au fait des arts de la table et j’y ai pris goût, tout comme j’adorais les plats khmers que me préparait ma mère. Enfant, j’ai pris quelques cours de musique mais, au-delà de ces détails autobiographiques, je crois que le fait d’avoir été entouré par des gens raffinés, tant au sein de ma famille que dans mes relations amicales et même professionnelles, a largement contribué à mon attirance pour les arts et les plaisirs de la vie.


Que souhaitez-vous pour l’avenir du pays ?

Mon vœu le plus cher est de voir la paix perdurer de manière stable, afin de rassembler les conditions nécessaires à un développement durable dans la continuité de la tradition khmère. Une meilleure répartition des chances pour la jeunesse cambodgienne dès le plus jeune âge, l’accès à l’éducation et l’accompagnement dans la recherche d’emploi avec un salaire correspondant aux compétences, favoriser aussi le développement de la campagne cambodgienne avec la création de pôles éducatifs et de culture pour parvenir à dispenser le meilleur enseignement dans tous les domaines et créer ainsi les fondements de l’Excellence de la Société Cambodgienne de demain.


Une anecdote à raconter ?

Quand je reviens au Cambodge, on me prend très souvent pour un Thailandais ou un Malaisien parce que j’utilise des mots qui correspondent au vocabulaire de l’Ancien Régime. Cela me fait sourire et j’essaie d’apprendre à parler comme il faut dans le Cambodge de 2016…. J’ai un peu de mal mais en multipliant les séjours dans leur fréquence et leur durée, j’ai l’espoir d’accomplir une intégration plus complète dans le but de mieux servir mon pays.


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