Cambodge : 50 incinérateurs dans le pays pour brûler les déchets médicaux des centres de traitement

Le ministère de l’Environnement installe actuellement 50 incinérateurs pour brûler les déchets médicaux des centres de traitement et de quarantaine dans la capitale et dans 20 provinces alors qu’environ 100 tonnes de ces déchets s’entassent chaque jour dans tout le pays.


Lors de l’inspection de l’installation d’un incinérateur de déchets médicaux près d’une décharge dans le village Damnak Chang Eur dans la ville de Kep,(photo ci-dessous), le porte-parole du ministère de l’Environnement, Neth Pheaktra, a déclaré que l’installation des incinérateurs à Kep sera achevée dans les deux prochaines semaines et qu’ils seront utilisés pour brûler quatre à sept tonnes de déchets médicaux par jour provenant des centres de traitement et de quarantaine Covid-19.

« Nous devons gérer soigneusement les déchets provenant de ces zones afin qu’ils ne soient pas déversés dans une décharge normale, ce qui pourrait entraîner une transmission à d’autres personnes. C’est pourquoi le ministère a pris des dispositions pour brûler ces déchets médicaux au moyen d’incinérateurs », a-t-il déclaré.

« L’incinération de ces déchets médicaux étant encore limitée, les déchets provenant des sites de quarantaine, notamment des centres de traitement Covid-19, doivent être gérés efficacement », a précisé M. Pheaktra.

Citant des rapports fournis par 25 départements de l’environnement de la capitale et des provinces, M. Pheaktra a déclaré que les centres de quarantaine et de traitement Covid-19 produisent actuellement environ 100 tonnes de déchets solides par jour.

Il a ajouté que les provinces de Siem Reap, Mondulkiri et Battambang utilisaient déjà des incinérateurs pour brûler les déchets médicaux, tandis que le ministère fournissait un soutien technique pour la gestion des déchets solides provenant des centres.

Selon M. Pheaktra, le Cambodge dans son ensemble produit plus de 10 000 tonnes de déchets par jour, soit près de quatre millions de tonnes par an. Sur ce total, les déchets organiques représentent environ 68 %, les déchets plastiques plus de 20 % et les déchets solides ou dangereux environ 10 %.

Le ministère de l’Environnement a également appelé la population à emballer correctement les déchets et à les trier en fonction de leur type — notamment les déchets des centres de traitement médical — et à éviter de les jeter n’importe comment.

Le 27 août, l’adjoint au gouverneur de Phnom Penh, Koeut Chhe, a prévenu que les patients de la capitale qui suivent un traitement à domicile, ainsi que ceux qui s’occupent d’eux, pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires s’ils n’éliminent pas correctement les déchets.

M. Chhe a fait remarquer que la plupart des patients qui suivent un traitement à domicile suivent les instructions, tandis que quelques personnes « imprudentes » ont été averties des suites potentielles de leur négligence.

Dans un appel au public, il a déclaré :

« Si vous voyez des patients en traitement à domicile qui ne respectent pas totalement les politiques de gestion des déchets, veuillez les signaler aux autorités, comme le chef du village ou de la commune, ou le chef de la police communale »

Chhe a souligné que la priorité est donnée à la sensibilisation des contrevenants plutôt qu’à une action en justice, mais a averti que si ces séances d’information ne parvenaient pas à dissuader les incidents répétés, les options juridiques demeuraient envisageables.

Selon les récentes instructions, les patients Covid-19 sous traitement à domicile et leurs soignants doivent placer les déchets infectieux dans un sac et le garder séparé des autres déchets.

Le sac doit être désinfecté à l’intérieur et à l’extérieur, rester sur place pendant 72 heures, puis être placé dans un autre sac poubelle jaune mentionnant qu’il s’agit de déchets infectieux avant de le laisser dehors pour la collecte.

AKP

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