Cambodge & Économie : Prévisions financières pour le développement du pays jusqu'en 2025

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié la semaine dernière un rapport d’estimation des financements disponibles pour le développement du pays jusqu’en 2025, intitulé « Cambodia’s Development Finance Assessment (DFA) ».

Ce rapport évalue la répartition et les tendances de tous les flux financiers du Cambodge, couvrant les sources publiques, privées, internationales et nationales disponibles pour soutenir les investissements de développement dans le pays. Le rapport anticipe également les réductions probables de ces flux résultant de la crise du COVID-19.

Le PNUD constate que les recettes intérieures constituent une source de financement du développement de plus en plus significative au Cambodge, représentant 19 % du PIB en 2020 et pouvant atteindre 22,5 % à la fin de 2025. Si les flux d’aide publique au développement (APD) restent importants — estimés à environ 7,9 % du PIB — leur composition s’est déplacée vers les prêts avec des conditions moins privilégiées qu’auparavant.

La pandémie a entraîné des pertes de flux de financement totales estimées à 3,6 milliards de dollars, soit 19,8 % des flux totaux, pour 2020. Les trois catégories les plus touchées sont les recettes intérieures, les investissements directs étrangers et les investissements privés locaux.

Le rapport souligne également l’importance d’un ensemble d’innovations en matière de politique de financement pour renforcer la capacité de l’État à gérer les finances publiques et à garantir le maintien de niveaux élevés de flux de capitaux privés. Cela met en évidence certains des mécanismes de « financement vert » qui devraient être explorés pour atteindre les objectifs de développement durable (ODD).

« C’est la première fois qu’un rapport complet de toutes les prévisions financières du Cambodge est modélisé avec une telle précision. Une fois que nous serons en mesure d’assouplir les restrictions COVID-19, nous pouvons nous attendre à une forte croissance des flux de financement du développement. Au sein de ces flux, les sources nationales deviennent de plus en plus importantes », a déclaré M. Nick Beresford, représentant résident du PNUD au Cambodge.

« Le Cambodge peut s’attendre à sortir du statut de pays le moins avancé vers la fin des années 2020. Le moment est venu de préparer de nouvelles sources de financement, comme le suggére clairement ce rapport.

« Par exemple, la possibilité d’émettre des obligations en riels khmers est une option envisagée et fortement soutenue par le PNUD », a-t-il ajouté.

S.E. Ros Seilava, secrétaire d’État au ministère de l’Économie et des Finances, a souligné que « le gouvernement royal du Cambodge prévoyait de lancer le plan de relance économique post COVID-19 2021-2023, qui sera financé par des ressources publiques, tout en envisageant de mobiliser des ressources supplémentaires provenant d’autres options de financement.

S.E. Seilava a également salué les recommandations politiques :

“C’est une autre contribution du PNUD que de fournir des recommandations politiques fondées sur des arguments solides pour le gouvernement royal”, a-t-il déclaré.

Le PNUD souligne également qu’il soutient le gouvernement dans » la réponse et le redressement après le COVID-19, dans des domaines tels que la croissance inclusive et durable, la protection sociale, les questions climatiques et environnementales, l’égalité, le genre et la non-exclusion, en vue de la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable ».

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