Cambodge & Économie : Les prix des produits de base restent stables malgré les impacts du Covid-19

La pandémie du COVID-19 s’est propagée rapidement depuis janvier et a continué d’avoir un impact sur les activités économiques à travers le monde. La croissance économique du Cambodge devrait connaître une croissance négative de -2 % en 2020 (Banque mondiale, octobre 2020).

Les prix des produits de base restent stables

Plusieurs pays d’Asie du Sud-Est ont imposé des contrôles aux frontières, ce qui a perturbé le flux et les prix des produits de base. Au Cambodge, l’interdiction du gouvernement sur les exportations de riz en avril a été levée le 20 mai 2020. Le Cambodge a exporté 0,54 million de tonnes de riz au cours des dix premiers mois de 2020, 17,11 % de plus que l’an dernier.

En octobre 2020, le royaume a reçu des précipitations nettement plus élevées que la moyenne à long terme, ce qui a provoqué des crues soudaines. Ces inondations ont touché près de 176 000 ménages dans 14 provinces, dont Phnom Penh, et déplacé plus de 14 000 familles.

Prix relativement stables

Les prix sont restés assez stables pour la plupart des produits alimentaires clés au cours des 10 derniers mois. Après une première flambée des prix fin mars et début avril, les prix se sont stabilisés en mai. Une partie de ce pic initial était probablement liée à l’augmentation initiale des cas de COVID-19 et aux fermetures de frontières ultérieures qui ont restreint le commerce transfrontalier.

Depuis mai, les prix du riz et des œufs sont restés assez stables, tandis que l’huile végétale a légèrement diminué en juin et juillet, mais a de nouveau augmenté en août jusqu’à la fin octobre. Le poisson « snakehead » a montré une tendance de prix stable jusqu’à la fin octobre, date à laquelle il a légèrement diminué. On constate une hausse généralisée des prix des légumes durant la même période. Les prix du porc ont affiché une légère tendance à la hausse depuis mai jusqu’à fin septembre et montrent une petite tendance à la baisse depuis octobre.

Marchés peu affectés

Les marchés semblent pouvoir fonctionner comme d’habitude tout au long de cette période, à l’exception de trois marchés qui ont signalé des perturbations dues aux inondations. Fin octobre, 50 % des chefs de marché ont fait état d’une légère baisse du nombre de clients visitant les marchés, une baisse substantielle par rapport aux 80 % qui n’ont signalé aucun changement au début du mois. En outre, plus de 90 % n’ont signalé aucun problème d’approvisionnement, bien que 8 % aient signalé une augmentation des prix de l’offre.

Conclusion

Après les inondations d’octobre, les prix sont restés assez stables, à l’exception des prix des légumes, qui ont augmenté assez sensiblement. Avant les inondations, les prix des principaux produits de base sont restés dans les limites de la fluctuation saisonnière attendue, en dehors d’une flambée temporaire des prix de détail des produits alimentaires pour certains produits frais à la fin mars/début avril 2020. Les marchés semblent également bien fonctionner, sauf 3 marchés qui ont été perturbés en raison des inondations. Jusqu’à présent, l’impact de la pandémie de COVID-19 et des inondations sur la sécurité alimentaire est plus susceptible de provenir du côté de la demande, de nombreux ménages souffrant économiquement d’une perte de moyens de subsistance et de revenus en raison de la crise, ce qui restreint leur capacité à s’offrir un panier d’aliments suffisant et diversifié.

Source : OCHA

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