Brèves éco Cambodge & ASEAN : L’énergie solaire, un atout majeur pour l’économie du royaume

Rappel des principaux et récents événements économiques concernant le royaume et l’ASEAN avec : + 3,7 % de recettes fiscales au Cambodge, l’expiration du système généralisé de préférences (GSP), accordé par les États-Unis, le fort potentiel de l’énergie solaire et l’accord de non double imposition entre le Cambodge et la Malaisie

L’énergie solaire, un atout majeur pour l’économie du royaume
L’énergie solaire, un atout majeur pour l’économie du royaume

Cambodge

  • Les recettes fiscales ont augmenté de 3,7 % en glissement annuel pour un montant de 2,9 millions de dollars USD en 2020, selon la Direction générale des Impôt, malgré les exonérations et exemptions fiscales mises en place pour aider les entreprises touchées par la pandémie. Cette hausse, bien qu’inférieure à celle des années précédentes, s’explique par l’amélioration du système de collecte et des procédures de paiement des impôts.

  • Le système généralisé de préférences (GSP), accordé par les États-Unis à 119 pays dont le Cambodge, a expiré le 31 décembre 2020 faute d’avoir été renouvelé par le Congrès américain, a indiqué l’association patronale de l’industrie du textile (GMAC). En attendant son éventuel renouvellement, des taxes douanières sont prélevées sur les produits en provenance des pays concernés.

  • L’énergie solaire représente un atout majeur pour l’économie du Royaume, selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui coopère avec le ministère des Mines et de l’Énergie sur des projets de mini-grids visant à garantir que le pays tire pleinement parti du potentiel solaire. D’après un rapport du National Renewable Energy Laboratory (NREL), le Cambodge figure au 3e rang parmi les pays de la région ayant un fort potentiel photovoltaïque, avec une capacité potentielle théorique estimée à 3,2 GW. Le pays devrait disposer de 445 MW de capacité photovoltaïque installée d’ici 2022.

  • L’accord de non double imposition entre le Cambodge et la Malaisie est entré en vigueur le 1er janvier, après avoir été signé en septembre 2019 par les autorités cambodgiennes et malaisiennes. Cet accord devrait permettre de stimuler le commerce bilatéral et les investissements entre les deux pays.

ASEAN

  • Les Philippines, le Vietnam et l’Indonésie anticipent l’annulation ou le report de plus de la moitié des projets de nouvelles centrales à charbon, soit une baisse de 41,7 GW des capacités de production, selon un rapport de Global Energy Monitor. Le ministère de l’Énergie philippin a annoncé un projet de moratoire sur les nouveaux permis de centrales à charbon, qui se traduirait par une baisse de capacités allant jusqu’à 9,6 GW. Le prochain plan énergétique du Vietnam (PDP 8), attendu début 2021, pourrait mener à l’annulation ou au report de l’installation de la moitié de la capacité électrique planifiée issue du charbon, soit 17,1 GW. Jusqu’à 15,0 GW de capacités additionnelles issues de centrales électriques seraient annulés ou reportés dans le prochain plan énergétique (RUPTL 2021-2030) indonésien, selon le ministère de l’Énergie. Les institutions financières des trois pays, ainsi que les trois principales banques singapouriennes, DBS Bank, OCB Bank et United Overseas Bank, ont annoncé l’arrêt des financements des projets de centrales à charbon.

  • Les émergents d’Asie du Sud-Est seraient encore loin d’être en capacité de rivaliser leurs concurrents chinois dans le secteur de l’électronique selon un rapport de la banque ANZ. La contribution de la Thaïlande, du Vietnam, des Philippines et de la Malaisie aux revenus de l’industrie de l’électronique en Asie était de 1 % en 2020, contre 23 % pour la Chine et 74 % pour le Japon, la Corée du Sud et Taiwan réunis. Ce déséquilibre s’expliquerait notamment par une concentration des pays du Sud-Est asiatique sur les segments à faible et moyenne valeur ajoutée de la chaine de valeur de l’électronique, à savoir les activités d’assemblage et de tests de composants électroniques (Philippines), les pièces électroniques et les semi-conducteurs (Malaisie), les composants informatiques tels que les disques durs (Thaïlande).

Source : Service économique régional de Singapour