Brèves éco Cambodge & ASEAN : Initiative pour l'écotourisme dans sept provinces du pays

Rappel des principaux événements économiques concernant le Royaume du Cambodge et l’ASEAN durant la semaine du 18 au 26 septembre 2021 avec l’initiative de la Banque mondiale pour développer l'écotourisme, le soutien des États-Unis au développement de l'aquaculture et la révision à la baisse des prévisions de croissance de la BAsD à 1,9% pour 2021

Boeung Chhouk, nouvelle communauté d’écotourisme à Siem Reap
Boeung Chhouk, communauté d’écotourisme à Siem Reap

Cambodge : Initiative de la Banque mondiale pour développer l'écotourisme

La Banque mondiale a dévoilé un projet de 54 M USD pour promouvoir l'écotourisme, qui serait ainsi le plus gros financement de la Banque dans le tourisme au Cambodge. Couvrant une période de 5 ans, le projet Cambodia Sustainable Landscape and Eco-tourism Project (CSLEP) concernera 7 provinces, dont la chaîne des Cardamomes (la plus grande forêt tropicale intacte d'Asie du Sud-Est), les forêts inondées du lac Tonle Sap et le Mont Kulen à Siem Reap. À noter que le Premier ministre Hun Sen a récemment évoqué la possibilité d’ouvrir ses portes aux touristes internationaux vaccinés- en commençant par les touristes chinois, sous réserve d’observer une septaine dans une zone définie avant de pouvoir se déplacer librement dans le pays. Pour mémoire, le Royaume ne délivre actuellement que des visas d’affaires et tous les voyageurs doivent observer une quatorzaine dans un hôtel.

Cambodge : Soutien des États-Unis au développement de l'aquaculture

Le Département américain de l’Agriculture (USDA) financera, à hauteur de 17 M USD, un projet de développement de l’aquaculture dans le cadre du programme de soutien à la sécurité alimentaire « Commercialisation of Aquaculture for Sustainable Trade (CAST) ».

Bassin aquacole au Cambodge. Photographie WorldFish
Bassin aquacole au Cambodge. Photographie WorldFish

Ce projet vise à soutenir la production locale de poissons et à développer une industrie aquacole durable dans le pays. Ce projet permettrait également de renforcer le commerce bilatéral, les États-Unis étant le deuxième importateur de produits agricoles au monde. Pour mémoire, le secteur de la pêche joue un rôle crucial dans l'économie cambodgienne, contribuant environ à 10% du PIB.

Cambodge : Révision à la baisse des prévisions de croissance de la BAsD à 1,9% pour 2021

La BAsD a revu à la baisse sa prévision à 1,9% pour 2021 (contre +4% anticipés en avril). La prévision pour 2022 (+5,5%) reste inchangée. La production industrielle devrait augmenter de 5,3% cette année, soutenue par les secteurs de l'habillement, de la chaussure et des articles de voyage ainsi que l’électronique et les bicyclettes. Le secteur agricole devrait croître de 1,5% grâce à l’augmentation de la production agricole et aquacole et à la hausse des exportations agricoles hors riz usiné. Le secteur des services, très touché par l’épidémie, devrait reculer de 0,6% (les arrivées internationales ont en effet plongé de 91,3% en g.a. au S1). L’immobilier et la construction ont commencé à se redresser, les importations de matériaux de construction ayant augmenté de 23,5% en g.a. entre janvier et juin.

Région ASEAN : Révision à la baisse des prévisions de croissance de la Banque asiatique de développement (BAsD) pour l’Asie du Sud-Est à 3,1% en 2021

Alors que les prévisions de croissance pour 2021 de la BAsD restent stables pour toute l’Asie en développement à 7,1% (contre 7,3% lors de la dernière estimation d’avril), celles concernant l’Asie du Sud-Est enregistrent une révision à la baisse marquée, ramenant les prévisions de 4,4% à 3,1% du fait de la lenteur des campagnes de vaccination et des restrictions sanitaires mises en place avec l’arrivée du variant Delta.

Avec le taux de vaccination le plus élevé de la région, Singapour est le seul pays dont les perspectives de croissance ont été revues à la hausse (+6,5% contre +6,0%), devant la Malaisie (+4,7% contre +6,0%), les Philippines (stable à +4,5%), le Vietnam (+3,8% contre +6,7%), l’Indonésie (+3,5% contre +4,5%) et la Thaïlande (+0,8% contre +3,0%). La Birmanie enregistre la correction la plus sévère, ramenée de -9,8% à -18,4%.

Région ASEAN : Singapour, Malaisie, Thaïlande et Vietnam sont les plus innovants de l’ASEAN

Singapour se classe à la 8ème position mondiale et la 1ère place en Asie du Sud-Est (2ème en Asie derrière la Corée du Sud) de l’Indice mondial de l’innovation 2021. Cet indice est publié par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) à partir de l’étude dans 132 pays de 80 indicateurs, qui couvrent notamment l’environnement politique, le droit, l’éducation, les infrastructures ou encore la propriété intellectuelle.

La Malaisie se classe 36ème, grâce principalement à ses exportations de produits high-tech ou de produits culturels et à la qualité de ses universités et de ses diplômés en sciences et ingénierie. La Thaïlande se classe 43ème, également du fait du poids de ses exportations des produits high-tech ou de produits créatifs mais aussi grâce au financement de la R&D par les entreprises. Le Vietnam se classe 44ème, distingué notamment par la croissance de la productivité au travail, le niveau de ses exportations de produits high-tech ou encore de produits créatifs. Le pays se classe 1er du top 3 du groupe des économies à revenu intermédiaire (tranche inférieure) devant l’Inde et l’Ukraine. Les Philippines se classent 51ème, Brunei 82ème, l’Indonésie 87ème, le Cambodge 109ème, le Laos 117ème et la Birmanie 127ème.

Région ASEAN : Vers un relâchement des règles de discipline budgétaire dans la zone

Un article du Nikkei souligne que les leviers budgétaires sont de plus en plus utilisés par les pays d’Asie du Sud-Est dans le cadre de leur programme de relance, et ce malgré les risques de fragilisation de leurs monnaies. En Thaïlande, par exemple, le gouvernement a annoncé le 20 septembre relever le plafond de sa dette publique de 60 à 70%, une mesure qui pourrait être suivie par la Malaisie, où celui-ci augmenterait de 60 à 65%.

En Indonésie, les autorités ont renforcé leur budget de soutien en juillet, de 49 à 52 Mds USD, aidé par une monétisation de la dette à hauteur de 31 Mds, remettant ainsi en question l’indépendance de la banque centrale. Les pays de la zone se trouvent donc face à un dilemme entre le besoin de soutien de leurs économies et la dégradation de la qualité de leur dette.

Avant la crise, les institutions internationales pointaient déjà du doigt la faible part des recettes fiscales rapportées au PIB dans la région, une situation aggravée par la pandémie de COVID-19.

Avec les contributions des Services économiques de Bangkok, Hanoï, Jakarta, Kuala Lumpur, Manille, Rangoun, Phnom Penh et de l’Antenne de Vientiane

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