Brèves éco Cambodge & ASEAN : Crédit carbone, exports et efficacité énergétique

Crédit carbone, exports et efficacité énergétique au menu des dernières nouvelles économiques du Cambodge et manipulation de devises en ASEAN.

Cambodge : Crédit carbone, exports et efficacité énergétique

De 2016 à 2020, le Cambodge a vendu des crédits carbone d’une valeur totale de 11,6 MUSD, majoritairement à partir de trois endroits : la réserve faunique Keo Seima, le Parc national de Cardamome du Sud et la réserve faunique de Tatai. Selon le ministère de l’Environnement, les efforts de conservation ont été faits à travers le programme REDD + qui vise à protéger les forêts dans l’intérêt national et à contribuer à l’atténuation du changement climatique mondial dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Actuellement, les aires protégées du Cambodge couvrent 7,3 millions d’hectares, soit 41 % de la superficie totale du pays.

Exports

Les exportations cambodgiennes de vêtements, chaussures et articles de voyage ont atteint 8,2 Mds USD au cours des 10 premiers mois de l’année, soit une baisse de 9 % par rapport à la même période de 2019. Dans le détail, les exportations de vêtements ont représenté 6,2 Mds USD (-10,7 %), les chaussures 929,6 MUSD (-6,9 %) et les articles de voyage 789 MUSD (-11 %). Les principaux acheteurs de produits textiles cambodgiens sont les États-Unis (3 Mds USD, +6,3 %), suivis de l’Union européenne (2,2 Mds USD, -22,1 %), le Japon (731,2 MUSD, -10,5 %), le Royaume-Uni (615,6 MUSD, -18,5 %), et l’ASEAN (190,4 MUSD, +26,8 %). Les autres pays comptent pour 1,4 Md USD (+11,5 %).

Efficacité énergétique

L’Agence allemande de coopération internationale (GIZ) a accordé un prêt de 30 MEUR pour améliorer l’efficacité énergétique et l’approvisionnement en électricité en milieu rural. Ce nouveau financement s’ajoute au prêt déjà consenti par la GIZ en 2018 (60 MEUR au total). Selon l’ambassade d’Allemagne, le financement précédent aurait permis une réduction de 20 000 t d’émissions de CO2 par an, une augmentation de 20 % de l’énergie nette transmise via le réseau amélioré et l’accès à l’électricité de 15 000 ménages supplémentaires. Selon le ministère des Mines et de l’Énergie, environ 98 % du total des villages du pays ont été électrifiés.

ASEAN, manipulation de devises, visite du ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité, Franck Riester à Singapour

Dans son dernier rapport sur les politiques macroéconomiques et de change, le Trésor américain classe le Vietnam (et la Suisse) comme pays « manipulateur de devise » et étend la liste des pays sous surveillance à la Thaïlande. La Banque centrale du Vietnam (BCV) a rejeté cette qualification et estime que les excédents commerciaux du Vietnam vis-à-vis des États-Unis sont « le résultat de facteurs structurels liés aux caractéristiques de l’économie vietnamienne ». La BCV envisage donc de continuer sa politique de consolidation des réserves de devises étrangères.


Remplissant déjà deux des trois critères pour être considéré comme un pays « manipulateur » (excédent bilatéral supérieur à 20 Mds USD, surplus courant supérieur à 2 % du PIB), la Thaïlande n’a toutefois pas dépassé le seuil de 2 % du PIB en montant total d’interventions nettes sur le marché des changes : avec un taux de 1,8 % (10 Mds USD), elle s’en rapproche toutefois, mais reste loin derrière le Vietnam (5 % du PIB). Cette mise en garde a immédiatement renforcé le cours du baht face au dollar US et le plafond symbolique de 30 bahts pour un dollar a été enfoncé. Les marchés anticipent que le volontarisme affiché ces dernières semaines par les autorités pour enrayer la réappréciation inexorable du baht va devoir être mis en sourdine. Au sein de l’ASEAN, Singapour et la Malaisie figuraient déjà sur la liste des pays sous surveillance.

Emplois perdus

La crise liée à la pandémie de Covid-19 a détruit près de 81 millions d’emplois en Asie-Pacifique en 2020. D’après un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), le nombre d’heures travaillées aurait diminué de 15,2 % au 2e trimestre et de 10,7 % au 3e trimestre 2020 en comparaison des niveaux prépandémie. Le taux d’inactivité dans la région pourrait passer de 4,4 % en 2019 à près de 5,7 % en 2020. Les jeunes sont particulièrement touchés par les destructions d’emplois. Une autre conséquence de la crise est la baisse des salaires qui atteint près de 10 % en Asie-Pacifique sur les trois premiers trimestres 2020. Entre 22 et 25 millions de personnes pourraient tomber en situation de pauvreté avec des revenus inférieurs à 1,90 USD par jour.

Visite de ministre français

Le ministre délégué au Commerce extérieur et à l’Attractivité, Franck Riester, a effectué un déplacement à Singapour et en Indonésie du 13 au 16 décembre, avant de se rendre à Séoul. À Singapour, il a notamment rencontré le ministre du Commerce et de l’Industrie, Chan Chun Sing, et participé aux cérémonies de signature d’un accord de partenariat entre RATP Dev et SBST et d’un Memorium of Understanding entre l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et la Singapore Food Agency (SFA) en matière de sécurité alimentaire. À Jakarta, Franck Riester s’est notamment entretenu avec le ministre coordinateur des Affaires maritimes et de l’Investissement, Luhut Pandjaitan et les ministres du Commerce, Agus Suparmanto, et de la Communication et des Technologies de l’information, Johnny Plate, ainsi que le Secrétaire général de l’ASEAN, Lim Jock Hoi. Il a visité le site de production de poutres métalliques à Tangerang (coopération entre WIKA-IKON et Matière) et émis le souhait que la technologie des ponts modulaires Unibridge se développe en Indonésie. Le ministre a déclaré que la loi omnibus allait dans le bon sens, qu’elle apportait sécurité et clarté aux entreprises, en particulier aux entreprises étrangères souhaitant investir en Indonésie. Le déplacement de Franck Riester a également permis de promouvoir l’attractivité de la France auprès d’investisseurs singapouriens et indonésiens et d’échanger avec des représentants des deux communautés d’affaires françaises à Singapour et Jakarta.

Source : Service économique régional de Singapour & Ministère cambodgien de l'environnement

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