Alerte Ebola en Asie, un cas à Hong-Kong

Alerte Ebola en Asie, les autorités s’inquiètent


En raison de la période d’incubation (21 jours), les contrôles Ebola aux frontières ne seraient pas suffisants.


La plus grande épidémie du virus mortel jamais connue commence à agiter les autorités sanitaires des pays asiatiques les uns après les autres. L’aéroport d’Incheon en Corée du Sud renforce ses contrôles et ses unités de quarantaine. La totalité des passagers débarquant ou en transit sont soumis à des contrôles de température à l’aide de systèmes infrarouges pour détecter les éventuelles températures anormalement élevées des arrivants. Par la voix de sa Ministre des Affaires Etrangères Han Hyejin, la Corée du Sud se dit extrêmement préoccupée par l’épidémie et se dit déterminée à prendre toutes les précautions supplémentaires de prévention, détection et traitement si nécessaire. Une ‘’unité spéciale Ebola’’ a été créée depuis Avril en Corée.



Toutefois, les mesures de détection sont-elles efficaces ? Le docteur Nicholas Day (Bangkok) rappelle que la détection de température n’est pas la panacée sachant que la période d’incubation du virus est de 21 jours. Des gens présentant des températures normales, infectés mais en période d’incubation, pourraient donc passer les contrôles frontaliers et se trouver à l’intérieur du pays une fois la maladie déclarée.


Hong-Kong s’est joint au mouvement en mettant à disposition une soixantaine d’unités de traitement et d’isolement dans leurs hôpitaux. A ce jour, une seule personne suspectée d’infection est en isolement à l’hôpital Queen Elizabeth de Hong-kong. Singapour se veut plus rassurant et annonce au public qu’il n’y a pas de raisons de s’alarmer. L’Aéroport de Singapour qui voit transiter 52 millions de passagers chaque année a peu de connections et vols vers ou depuis les pays à risque ‘’ le risque Ebola est très bas à Singapour’’ a déclaré le Ministère de la Santé de la ville-état. A Bangkok, les officiels annoncent qu’entre 30 et 50 personnes originaires de ces pays à risque passent chaque semaine par l’aéroport de Suvarnabhumi. Pas de contrôles aux aéroports en Thaïlande mais les hôpitaux sont sommés de surveiller attentivement les patients ayant des symptômes similaires aux manifestations du virus Ebola.

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