Actualité & Histoire : Le Parti du Peuple Cambodgien inaugure le « bâtiment du 07 janvier »

Le Parti du Peuple Cambodgien (PPC) a organisé dimanche après-midi une cérémonie religieuse pour inaugurer le « Bâtiment du 7 janvier », le nouveau siège du parti.

« Bâtiment du 7 janvier »

Samdech Techo Hun Sen, Premier ministre du royaume et président du PPC ; et Samdech Chakrei Héng Samrin, président de l’Assemblée nationale et président d’honneur du PPC, présidaient l’événement en présence de nombreux officiels du Parti.

La construction du « Bâtiment du 7 janvier » a commencé le 11 novembre 2018 au même endroit que le siège précédent, le long du boulevard Preah Norodom dans le quartier Tonlé Bassac à Phnom Penh, sur une superficie de 1,6 hectare. Ce bâtiment de 150 m de long et de 74 m de large compte cinq étages. Il a été construit avec une architecture khmère censée refléter « l’unité, la solidarité et la prospérité de la nation et du peuple cambodgiens ainsi que du PPC ».

Inauguration du « bâtiment du 07 janvier »

Outre les bureaux, salles de réunion et salles de conférence, le nouveau siège peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes avec plus de 800 places de parking. Le porte-parole du CPP, Sok Eysan, avait déclaré lors de la construction que le nouveau siège social coûtait entre 30 et 40 millions de dollars US et était financé par des contributions volontaires des membres du parti.

7 janvier

Également connu sous le nom de Jour de la victoire au Cambodge, le 7 janvier marque la fin du régime des Khmers rouges en 1979. Le 7 janvier 1979, les troupes vietnamiennes sont entrées au Cambodge et ont commencé l'assaut pour chasser les Khmers rouges.

Histoire

La cérémonie d’inauguration de ce nouveau siège a eu lieu à l’occasion du 69e anniversaire de la fondation du PPC (28 juin 1951-2020).

Le Parti populaire cambodgien a été fondé le 28 juin 1951, sous le nom de Parti révolutionnaire du peuple kampuchéen, pour s’opposer initialement au régime colonial français.

Après avoir renversé le régime des Khmers rouges avec la libération de Phnom Penh soutenue par les Vietnamiens, le PPC est devenu le parti au pouvoir de la « République populaire du Kampuchea » (1979-1989), qui a ensuite été rebaptisée « État du Cambodge » (1989-1991). Le nom actuel, PPC, a été adopté seulement en 1991, lorsque le système de parti unique ainsi que l’idéologie marxiste-léniniste ont été abandonnés. Enraciné à l’origine dans le communisme, le parti a adopté une perspective bien plus réformiste au milieu des années 1980 sous la direction de Heng Samrin. En 1991, le parti a officiellement abandonné son engagement envers le socialisme et a adopté une économie de marché libre.

Durant les années 1986 à 1990. Le programme officiel du parti comprenait l’ajout de « l’économie privée » aux trois secteurs de l’économie mentionnés dans la Constitution (le secteur public, secteur collectif et secteur familial).

Cinquième congrès

« L’inclusion de l’économie libérale s’avère nécessaire en raison de la tâche très lourde et très complexe qui nous attend pour transformer les composantes non socialistes de l’économie à un stade avancé », indiquait le rapport politique soumis au cinquième congrès du parti par Heng Samrin. Il préconisait également la mobilisation massive de la population qu’il considérait comme cruciale pour la réussite de ce projet. Le rapport soulignait que les Cambodgiens devaient rester fidèles à la patrie et au socialisme ; respecter le travail manuel, la production, la propriété publique et la discipline ; et posséder des « connaissances scientifiques ». Ce document politique de Heng Samrin recommandait aussi au royaume de renforcer sa politique d’alliance avec le Vietnam, le Laos, l’Union soviétique et d’autres pays socialistes. Après ce cinquième congrès qui entérinait ce programme, le travail d’organisation du parti s’est considérablement intensifié. Fin 1986, il comptait plus de 50 000 membres.

Heng Samrin (gauche) aux cotés du Premier ministre Hun Sen

Sous la direction de Hun Sen

En 1991, le parti a été rebaptisé Parti du peuple cambodgien (PPC) lors du processus de paix et de réconciliation parrainé par les Nations Unies. Il comptait Chea Sim en tant que président et Hun Sen en tant que vice-président. Bien qu’enraciné dans le socialisme, le parti restait idéologiquement ouvert. En fait, il a toujours adopté une approche pragmatique pour, affirme-t-il, « protéger et promouvoir les intérêts de la nation et du parti ». Les dirigeants du PPC ont été parmi les plus réformistes à inciter le Cambodge à se tourner vers l’économie de marché et l’intégration régionale.

Le CPP a aussi joué un rôle de premier plan dans le processus des négociations de paix au Cambodge, qui a conduit à la signature des accords de paix de Paris le 23 octobre 1991.

Transition

Sous la direction du CPP, le Cambodge est passé d’un pays déchiré par la guerre à une économie à revenu intermédiaire de la tranche inférieure en 2016. Ses dirigeants visent à faire du Cambodge un pays à revenu intermédiaire supérieur d’ici 2030 et un pays à revenu élevé d’ici 2050. Idéologiquement, un nombre croissant de hauts dirigeants du CPP affirment que le parti au pouvoir cambodgien a adopté une « démocratie centriste ». Ils considèrent que c’est la meilleure voie du centre entre le capitalisme et le socialisme, avec l’accent mis sur les valeurs et les principes de l’économie de marché dans laquelle « celle-ci va de pair avec la protection sociale et environnementale, ainsi que la promotion de l’humanisme prôné par les bouddhistes ».

Forte influence

Le Premier ministre Hun Sen a continué de conduire le parti à des victoires électorales après la « transition vers la démocratie ». Il a remporté 64 des 123 sièges à l’Assemblée nationale aux élections de 1998, 73 sièges aux élections de 2003 et 90 sièges aux élections de 2008, remportant le vote populaire par la plus grande marge jamais enregistrée pour une élection à l’Assemblée nationale avec 58 % des voix.

Le PPC a également remporté les élections sénatoriales de 2006. Le parti a perdu 22 sièges lors des élections de 2013, avec une opposition gagnant du terrain. Depuis 2018, en l’absence très critiquée par les puissances étrangères, du principal parti d’opposition, le PPC détient les 125 sièges à l’Assemblée nationale et 58 des 62 sièges au Sénat. Bien que de nombreux observateurs soulignent la très forte influence de S.E. Hun Sen sur le PPC depuis de longues années, le Premier ministre du Cambodge est président du parti seulement depuis 2015.

Bibliographie : Guo, Sujian, The Political Economy of Asian Transition from Communism. Ashgate Publishing, Ltd.

Photographies AKP

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