mercredi, décembre 06, 2017

Cambodge - Chine - Dossier : La Forte croissance des investissements directs chinois

L’aide et l’investissement chinois au Cambodge croient de façon exponentielle ces dix dernières années au point que l’Empire du Milieu est devenu le premier partenaire du Cambodge en termes d’investissements directs avec des participations principalement axées sur l'agriculture, les mines, les projets d'infrastructure, les barrages hydroélectriques le secteur du textile et, plus récemment, dans les secteurs de la construction et du tourisme.  Depuis 1994, les investissements chinois directs dans le royaume totalisent 16,2 milliards de dollars américains. Mais, la Chine est aussi le premier partenaire pour l'aide au développement en décaissant plus de 200 millions de dollars par an depuis 1992 en prêts de concession et subventions. En plus de cette substantielle aide au développement, la Chine fournit également une aide considérable au développement des Forces Armées Royales cambodgiennes avec la distribution  de matériel militaire, de camions, d’hélicoptères, et d’équipements médicaux. Critiquée par certains en raison de la réputation de la Chine de ne pas s’embarrasser de rhétorique démocratique, et de vouloir créer un état vassal avec le Cambodge prêt à servir les intérêts de ce grand partenaire sur les questions délicates de la Mer de Chine avec l’ASEAN, les milieux d’affaires cambodgiens accueillent la Chine les bras grand ouverts, la diplomatie occidentale montre quelque inquiétude face à cette hégémonie grandissante, tout en soulignant que le phénomène n’affecte pas que le Cambodge mais aussi l’Europe, l’Afrique et d’autres pays d’Asie, et la communauté d’affaires expatriée concède qu’il faudra bien s’adapter face à  cette montée en puissance irréversible, reconnaissant également que ‘’…tout n’est pas forcément négatif avec la Chine…’’. Etat des lieux :

Histoire, rapprochement et intérêts communs
La Chine s'est longtemps intéressée au Cambodge. Lorsque l'Amérique a soutenu le général Lon Nol, qui a pris le pouvoir en 1970, la Chine a soutenu ses adversaires : Norodom Sihanouk, le roi déchu, et les Khmers Rouges, qui ont renversé le gouvernement Lon Nol en 1975. La Chine a continué à soutenir les Khmers Rouges même après l'intervention vietnamienne. Mais, une fois qu’ Hun Sen a consolidé le pouvoir dans les années 1990, la Chine a commencé à le courtiser assidûment.  Auparavant méfiant face aux appels du pied du géant chinois, le Premier ministre déclarait quelques années plus tard  que la Chine était «l'ami le plus digne de confiance» de son pays. L'actuel président chinois, Xi Jinping, lors de sa visite dans le royaume en octobre 2016, qualifiait Hun Sen «d’ami à toute épreuve». Les raisons de ce rapprochement spectaculaire ? Pour le Cambodge, l'avantage le plus évident est économique : l'investissement étranger direct reste l’une des principales forces motrices du développement économique du Cambodge. La Chine, le Japon, la Corée du Sud et les pays de l'Asean sont les sources de l'afflux d'investissements directs étrangers dans le royaume. Mais la Chine, premier investisseur direct, est aussi un précieux donateur et sa générosité permet d'acheter et de construire des choses que le Cambodge ne pourrait pas se permettre autrement. Phay Siphan, un porte-parole du gouvernement, déclare : "…Sans aide chinoise, nous n'irions nulle part…". Le Cambodge utilise également la Chine comme une haie contre l'Occident. La contribution chinoise n'est souvent assortie d'aucune condition, contrairement à la plupart des dons occidentaux, qui sont souvent liés à la ‘’conduite’’ du gouvernement. Lors de la crise de 1997, les donateurs occidentaux ont suspendu l'aide. La Chine l'a boostée, permettant ainsi de faire un pied de nez aux protestations occidentales, au grand dam des USA qui cherchaient à retrouver leur influence stratégique dans la région. Et ce type de politique perdure aujourd’hui alors que la tension est palpable avec les élections prochaines, et la probable disparition du principal parti d’opposition. Il y a aussi des avantages stratégiques pour les deux partenaires. La proximité avec la Chine aide à désamorcer les revendications antivietnamiennes, quant à la Chine, elle obtient une procuration au sein de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Le Cambodge a maintes fois empêché l'ASEAN de faire des déclarations critiquant les revendications territoriales de la Chine dans la mer de Chine méridionale, même si elles sont en conflit avec celles de plusieurs autres membres de l'ASEAN. 
L’ampleur de la présence de la Chine et l’abondance de ses investissements directs semblent déterminés à la fois par des raisons purement économiques, mais aussi des raisons stratégiques et géopolitiques. 

Dans l’Énergie et les Infrastructures
Dans sa stratégie de conquête-partenariat, la Chine considère son approche dans un environnement économique global. Si les conditions d’investissement dans le royaume sont particulièrement incitatives pour les étrangers, restent les obstacles du manque d’infrastructures, et de l’énergie, encore trop peu disponible et trop chère par rapport celle des pays voisins. Pour y remédier, la Chine a choisi d’intervenir en amont en investissant dans l’énergie et les infrastructures, pour le plus grand bonheur du gouvernement royal. La Chine est, sans surprise, devenue le premier investisseur étranger dans le secteur de l'énergie au Cambodge, avec un capital cumulé de plus de 7,5 milliards de dollars en centrales hydroélectriques et environ 4 milliards de dollars en centrales électriques au charbon.

7,5 milliards de dollars en centrales hydroélectriques investis par la Chine au Cambodge
Le ministre cambodgien des Mines et de l'Energie, Suy Sem, estime que les investissements chinois dans le développement de centrales hydroélectriques et de lignes à haute tension permettent au Cambodge de se créer une nouvelle histoire. "…Le développement énergétique est très important pour le Cambodge…", confie le ministre. "…Les investissements chinois dans le développement des sources d'énergie électrique sont comme la création d'une nouvelle histoire pour le Cambodge…", indique-t-il. En raison de la guerre civile, le Cambodge disposait de peu d'électricité par le passé, rappelle-t-il. La guerre a pris fin définitivement en 1999 et le développement des infrastructures, notamment de l'énergie électrique, a démarré de zéro. Suy Sem rappelle que dans le cadre de la coopération avec la Chine, toutes les centrales hydroélectriques au Cambodge sont le fruit à 100% d'investissements chinois, à l'exception du projet de Sésan Krom II qui est mené par une joint-venture composée d'entreprises chinoise, cambodgienne et vietnamienne. "…Le secteur énergétique du Cambodge dépend des investissements chinois, sinon, la proportion des régions ayant l'accès à l'électricité ne pourra pas atteindre le niveau que l'on a aujourd'hui…", indique Suy Sem, appelant les investisseurs chinois à aider son pays à construire davantage de barrages hydroélectriques, de centrales au charbon, de lignes à haute tension, ajoutant que les besoins en électricité progressaient annuellement d'environ 20%. Parallèlement, Suy Sem confie apprécier le savoir-faire, l'expérience et l'assiduité au travail des ouvriers et des techniciens chinois travaillant dans les installations hydroélectriques au Cambodge. "…Aucun projet n'a été achevé au-delà des délais prévus. Certains l'ont même été avec un semestre d'avance…", rappelle-t-il, ajoutant : "…Je pense que sans les Chinois, ces projets n'auraient pas été aussi faciles à accomplir et que les coûts de construction auraient été plus élevés…". Selon Suy Sem, les sept centrales hydroélectriques et des lignes de transmission de courant du Cambodge sont nées de l'initiative la "Ceinture et la Route". Il propose d'ailleurs que cette coopération dans le cadre de cette l'initiative se poursuive, "…car notre développement de lignes de transmission de courant couvre 72% des villages au Cambodge et pourrait tous les couvrir d'ici 2020…", conclut-t-il.

Environ 70% des routes et des ponts construits ces dix dernières années dans le royaume ont été financés par la Chine, avec des prêts ou des subventions pour leur financement totalisant environ deux milliards de dollars, rapporte le ministre des Transports, Sun Chanthol. Avec une bonne dizaine ponts et plus de 2000 kilomètres de route construits par l'aide au développement chinoise, le développement des infrastructures  a considérablement amélioré l'accès aux marchés, en particulier pour les agriculteurs, et la desserte de la capitale vers les provinces. Alex Loo, consultant et directeur du développement commercial de SC Capital Co., Ltd., explique : "...L'investissement chinois procure aux ''petits'' pays de l'Asie du Sud-Est un changement sans précédent pour les aider à devenir des destinations d'exportation chinoises et de tourisme plus conséquentes. La Chine consentira des prêts d'infrastructure de dix milliards de dollars en Asie du Sud-Est ces prochaines années, en mettant également l'accent sur l'infrastructure, l'énergie, les finances, l'immobilier et les transports. Et cela reste une logique politico-économique de bonne guerre, la Chine resserre ses liens, et sécurise les investissements de ses nationaux: A quoi bon investir si la desserte ou même les accès directs routiers sont négligés ? L'investissement chinois ces prochaines années continuera donc probablement d'être un contributeur majeur au développement des infrastructures du Cambodge...’’.

Secteurs traditionnels
Les investissements traditionnels chinois au Cambodge sont principalement motivés par des conditions économiques favorables, un accès au marché facilité, de faibles coûts de main-d'œuvre et des ressources naturelles. Si les entreprises publiques chinoises se concentrent sur les centrales hydroélectriques et les ressources naturelles, les entreprises privées concentrent leurs investissements sur l'industrie du vêtement et le secteur du tourisme.  La participation de la Chine au Cambodge a ainsi contribué au secteur du vêtement - avec plus de 3 000 entreprises, qui constituent l'épine dorsale des exportations cambodgiennes, représentant 80% de toutes les exportations et employant environ un demi-million de travailleurs, et contribuant à hauteur de 2% du PIB cambodgien depuis 1995. 

Le textile compte plus de 3 000 entreprises, qui constituent l'épine dorsale des exportations cambodgiennes, représentant 80% de toutes les exportations et employant environ un demi-million de travailleurs
Le Cambodge bénéficie d'accords commerciaux préférentiels et d'un accès au marché mondial, en particulier vers les États-Unis et l'Union européenne et, en tant que membre de la communauté économique de l'ASEAN, les entreprises chinoises qui investissent au Cambodge peuvent exporter leurs produits sur l'ensemble du marché de l'Asean, qui compte plus de 620 millions d'habitants. Il existe aussi 30 projets d'investissements chinois liés à l'agriculture et à l'agro-industrie, couvrant environ 237 406 hectares de terres, dans lesquels 21 projets sont en cours sur 173 904 hectares. Jusqu'à présent, seulement 42 081 hectares ont été cultivés et les plantations d'hévéas consomment la plus grande partie des terres cultivées. En outre, il existe sept projets d'investissement chinois dans le secteur du riz pour une capacité de production de 669 816 tonnes par an. La Chine a également investi dans la construction de la zone économique spéciale de Sihanoukville, la première zone économique spéciale financée par le gouvernement chinois en Asie. Le Cambodia International Investment Development Group et Jiangsu Taihu Cambodia International Economic Cooperation Investment co-gèrent le projet. Il y a au total 108 entreprises situées dans la zone avec un capital d'investissement total de plus de trois milliards de dollars. Ailleurs,  les 23 entreprises qui investissent dans l'industrie minière pour le minerai de fer et l'or, dix viennent de Chine. En 2016, il y avait deux projets d'investissement chinois dans l'extraction de granit dans la province de Kratie.

Développement immobilier chinois à Koh Pich, Phom Penh
Construction et Immobilier
Néo-impérialisme, invasion...les expressions sont parfois dures à l'égard de ces investissements chinois dans le royaume, qui s’accélèrent, grandissent, et vont encore accélérer et grandir, de façon spectaculaire. Si la tendance statistique persiste, le Cambodge devrait devenir le pays d'Asie du Sud-est à accueillir le plus d'investissements immobiliers chinois en 2018. En 2017, les investissements immobiliers en provenance de Chine atteindront 80 milliards de dollars US dans le monde. Les demandes - requêtes d'achat d'immobilier provenant de Chine via le site Juwai.com ont augmenté globalement de 26% en 2017. Les acheteurs chinois ont le taux de croissance le plus rapide parmi les acheteurs immobiliers internationaux. D’ici 2020, le nombre de transactions immobilières par des acheteurs chinois à l’étranger devraient atteindre 220 milliards de dollars...un chiffre qui donne le vertige et explique pourquoi ces promoteurs chinois deviennent tant courtisés.

Les requêtes concernant directement le Cambodge ont augmenté de plus de 300% alors que les Philippines et le Vietnam ont augmenté respectivement de 130% et 60% au premier trimestre 2017, par rapport à la même période l'an dernier. M. Sunny Soo, directeur général chez Keystone Property Consultants Co., Ltd., convient que le Cambodge propose une politique économique solide et de plus grandes facilités d'installations pour les investisseurs chinois, par rapport aux pays voisins. 

Laurence Hamilton, vice-président de NC Max World Co., Ltd, une société de promotion immobilière détenue par des Japonais et opérant dans le royaume déclare : "...La demande d'investissement des hommes d'affaires chinois est guidée par une réglementation stricte sur les marchés monétaires chinois, ce qui a amené de nombreux investisseurs chinois à rechercher des débouchés immobiliers à l'étranger si possible. Le Cambodge se montre particulièrement favorable en raison de l'utilisation du dollar américain. Bien sûr, le taux de croissance du PIB au Cambodge, le plus élevé dans la région, est aussi un facteur déterminant pour encourager l'afflux de capitaux extérieurs. Il existe aussi un certain effet de nouveauté, jusqu'à récemment, investir dans des propriétés à l'international était impossible pour de nombreux Chinois. Parmi les raisons ''hors rentabilité'' qui poussent les Chinois à chercher de l'investissement hors de leurs frontières figurent une certaine recherche de qualité de vie, le besoin d'une résidence hors de Chine, le dépaysement et aussi la volonté d'éduquer leurs enfants hors de la Chine.

Même si l'Asie du Sud-Est n'est pas l'investissement immobilier étranger le plus important pour les Chinois, la région reste le marché en développement le plus rapide du monde, générant aussi des rendements bien plus élevés que sur les marchés déjà développés. M. Hamilton ajoute : ''...Bien que les marchés des secteurs tertiaires d'Europe et des États-Unis restent des véhicules forts pour les investisseurs chinois, une grande partie de ces investissements directs étrangers s'est déplacée vers les économies en développement de l'Asie du Sud-Est au cours des dernières années. Les marchés en développement ont généré des rendements beaucoup plus élevés que sur les marchés développés, avec beaucoup moins de risques...alors que certaines destinations étaient parfois diabolisées...surtout le Cambodge en raison de son passé tragique et d'une reconstruction qui a tardé à démarrer...'' 

Projet de développement touristique à Sihanoukville par un pool d’entreprises privées chinoises
Tourisme
Le gouvernement royal fait clairement part de son intention d’attirer deux millions de touristes chinois d’ici 2020. Ils sont actuellement aux alentours de 900 000. Et, ce n’est un secret pour personne, les investisseurs chinois dominent le marché immobilier de la station balnéaire de Sihanoukville avec l'objectif de transformer la province en une "ville touristique chinoise’’. Sihanoukville était auparavant connue comme une plaque tournante pour les investisseurs européens qui représentaient 75% de l'investissement total de la province. Cependant, avec l'afflux récent d'investissements chinois, cela change rapidement, les Chinois détenant maintenant 65% du total. Les casinos, les condominiums et les complexes hôteliers sont les principaux centres d'intérêt des investisseurs chinois. Grâce à l'amélioration de l'infrastructure et au potentiel économique et touristique grandissant de Sihanoukville, de grands projets chinois tels que Blue Bay et The Seagate Suites ont choisi cette province côtière pour accueillir leurs développements. Située dans la zone privilégiée de Victory Beach, et couvrant une superficie de 4 126 mètres carrés, la Seagate Suite, par exemple, est le premier du genre, le plus grand projet de développement à usage mixte de Sihanoukville. Lancé en juin 2017, les 45 étages du Seagate Suite devraient être terminés d'ici décembre 2020. Eam Eab, chef de projet de The Seagate Suite, décrit Sihanoukville comme la «perle précieuse du Cambodge dont la plupart des investisseurs veulent faire partie». M. Eam croit que la province n'est pas seulement une destination de choix pour le tourisme, mais qu'elle offre également des opportunités lucratives aux entreprises. "…Après Phnom Penh, nous prévoyons que Sihanoukville sera la deuxième plus grande ville en termes de tourisme, de commerce et d'infrastructures", a-t-il déclaré. Pendant ce temps, un autre projet clé dans la province, Blue Bay, est développé par le développeur chinois Shu Jian Tian Yu Development. Avec un investissement de 200 millions de dollars du promoteur en 2016, le projet de condominiums de luxe devrait être achevé pour ses acheteurs et ses résidents d'ici décembre 2019. Chen Li, directeur des ventes de Blue Bay, convient également que Sihanoukville est un lieu d'investissement privilégié, mais en attribue une grande partie au développement du Cambodge dans son ensemble. Mme Chen estime que "…la stabilité politique du Cambodge, la croissance annuelle moyenne du PIB de 7% et le développement de l'initiative One Belt, One Road ont encouragé Blue Bay à investir à Sihanoukville…".

En Juin dernier, les représentants d'un consortium basé en Chine avaient déclaré qu'ils envisageaient de créer un centre de villégiature international de trois milliards de dollars US dans la province. Un représentant de l'Union East Silk Road, l'une des sociétés d'investissement du joint-venture dans ce projet baptisé Cambodia Golden Silver Gulf Resort, avait déclaré que la station couvrirait 337 hectares de terrain.

Cependant, l'un des effets de l'afflux d'investissements chinois dans le secteur immobilier de Sihanoukville est que les prix des terrains dans la province ont explosé. Le prix des terrains près des zones côtières, comme la plage d'Otres, a grimpé jusqu'à 1 100 dollars le mètre carré, à partir d'un prix initial d'environ 700 dollars. Les propriétés locatives ont également connu une augmentation écrasante des prix, les prix des appartements ayant doublé par rapport à ce qu'ils étaient il y a quelques années. En conséquence, de nombreux investisseurs locaux et européens ont envisagé de déménager dans des régions du Cambodge où les prix des terrains sont plus abordables, comme à Kampot. Norn Thim, le directeur des ventes et de la location de Sihanoukville Property, a exprimé quelques inquiétudes quant à l'afflux d'investissements chinois à Sihanoukville. M. Norn craint qu'à l'avenir, seuls des investisseurs chinois puissent contrôler l'ensemble du secteur immobilier à Sihanoukville, ce qui monopoliserait le marché. 

Les investissements chinois sont devenus une composante majeure du paysage économique du royaume, et il est peu probable que la tendance s’infléchisse. Si leurs interventions dans les domaines du développement hydroélectrique et des infrastructures ont apporté leurs lots de problèmes avec les communautés  locales directement touchées par ces grands travaux, la contribution vers l’indépendance énergétique du royaume et une meilleure connectivité est incontestable. Idem pour le tourisme, si l’apport de devises est une bonne chose, la conduite des touristes chinois et leur propension, pas toujours vraie, à ne consommer que chinois effraie parfois les professionnels habitués à des clientèles moins envahissantes.  «L’ami le plus digne de confiance» a aussi ses défauts…
Par Christophe Gargiulo
Crédit photographique : Christophe Gargiulo – ILO – Jonathan Kos Read – Rodéric Eime


Pays/territoire : Cambodia
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