mardi, septembre 05, 2017

Cambodge : Kem Sokha officiellement inculpé de trahison

Le chef de l'opposition cambodgienne, Kem Sokha, a été aujourd'hui officiellement accusé de trahison après avoir été entendu par le procureur de la Cour Municipale de Phnom Penh et pourrait être condamné à une peine de prison de quinze à trente ans de réclusion s'il est reconnu coupable. Il est accusé de «collusion avec des étrangers» en vertu de l'article 443 du code pénal du Cambodge, a déclaré le tribunal municipal de Phnom Penh dans un communiqué.

Kem Sokha
La preuve présentée par l’accusation est une vidéo de Kem Sokha qui date de 2013 et dans laquelle il déclare à ses partisans qu'il a reçu le soutien et les conseils des Américains sur la stratégie politique a envisager pour conquérir le pouvoir. L'un des avocats du leader de l'opposition, Pheng Heng, a déclaré que ce qui apparaissait dans le clip vidéo n'était pas un crime. "...La procédure légale est erronée et la charge n'est pas correcte...", a-t-il déclaré. L'arrestation de Kem Sokha et la pression croissante sur les médias indépendants et les groupes de défense des droits ont suscité la condamnation des États-Unis et d'autres pays occidentaux. A aujourd'hui, seule la Chine, alliée puissante du royaume a exprimé son total soutien à l'action du premier ministre du Cambodge sur cette affaire. 

Le site Web Fresh News a déclaré aujourd'hui qu'il pourrait y avoir d'autres arrestations de cadres du parti d'opposition dans cette affaire. Kem Sokha, avait déjà été condamné à cinq mois de prison en septembre dernier après avoir omis de comparaître devant les tribunaux pour une affaire, mais il a ensuite été gracié à la demande de Hun Sen. Il avait évité la prison à cette occasion en se réfugiant au siège de son parti.


Pays/territoire : Cambodia
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