vendredi, septembre 08, 2017

Cambodge - Affaire Sokha : Nouvelles accusations contre le leader du CNRP

Alors que l'arrestation et l'inculpation du leader de l'opposition ont largement fait l'actualité de la semaine et suscité bien des réactions du coté des partenaires occidentaux, Kem Sokha doit à présent faire face à une nouvelle accusation, celle d'avoir provoqué les émeutes de 2013. Officiellement inculpé depuis mardi, le leader de l'opposition n'est toujours pas autorisé à recevoir des visites des cadres de son parti alors que l'Assemblée Nationale devait statuer aujourd'hui sur la levée de son immunité parlementaire. En France, à travers le journal l'Humanité, la diaspora cambodgienne appelle à une manifestation contre l'arrestation de Kem Sokha ce samedi au Trocadéro.

Kem Sokha doit à présent faire face à une nouvelle accusation
Nouvelles accusations
Le Premier ministre Hun Sen a promis d'engager une action en justice contre le chef de l'opposition, Kem Sokha, pour avoir organisé, selon lui, les manifestations de la rue Veng Sreng en 2014. s'adressant à plus de 10 000 travailleurs du vêtement hier lors d'une visite au parc industriel Canadia, Hun Sen a déclaré que le parti d'opposition et un groupe de personnes ''mal intentionnées'' avaient brutalement menacé les travailleurs en les forçant à participer aux manifestations.

Rappelons que Kem Sokha a été arrêté dimanche et accusé mardi par la Cour municipale de Phnom Penh pour trahison et conspiration avec une puissance étrangère. Quelques centaines de milliers de travailleurs avaient participé aux manifestations de 2014 ​​à Phnom Penh pour exiger un salaire minimum mensuel de 160 $. Hun Sen a déclaré que le leader de ces manifestations, en faisant allusion à Kem Sokha, serait confronté à une action en justice pour avoir manipulé les travailleurs, ajoutant que ceux qui ont rejoint les rassemblements ne seraient pas ciblés. "...Le véritable chef de la protestation est en prison maintenant...Nous connaissons aussi l'identité de ceux qui ont poussé les manifestants à l'époque...", a déclaré le Premier ministre. "". Selon un rapport du ministère de l'Intérieur, les dommages causés suite à ces manifestations en 2013 et 2014 ont totalisé près de 100 millions de dollars. D'après le gouvernement, l'enquête serait en cours, aucune charge n'a été retenue pour l'instant.

Cette semaine, après les réactions suscitées par l'arrestation du leader, le gouvernement a lancé un appel au calme tandis que l'homme fort du pays prévenait des des risques de débordements verbaux et des commentaires via les réseaux sociaux concernant cette affaire qui n'est, selon lui, qu'une affaire criminelle et non politique.


Pays/territoire : Cambodia
Enregistrer un commentaire