lundi, septembre 04, 2017

Cambodge - Affaire Sokha : La Chine soutient le Premier ministre Hun Sen

Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, a reçu l'appui de la Chine lundi, après que les États-Unis et l'Union européenne aient condamné l'arrestation de son principal rival politique Kem Sokha. Une journée après l'arrestation de de ce dernier, un des députés de son parti a déclaré que les pays donateurs devraient ouvrir leurs yeux à la ''fausse démocratie'' du Cambodge et faire pression sur Hun Sen.

Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères
Interrogé aujourd'hui sur l'arrestation de Kem Sokha lors d'une conférence de presse à Pékin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a déclaré :''...la Chine soutient les efforts du gouvernement cambodgien pour protéger la sécurité et la stabilité nationales...". Etant devenu l'un des alliés les plus proches de la Chine, Hun Sen a progressivement fait fi des critiques des donateurs occidentaux, dont le soutien budgétaire n'est plus aussi stratégique que durant les premières années de son régime. Parallèlement, la Chine est devenue le premier investisseur dans le royaume et l'un des plus importants partenaires de développement du pays.

Justifiant ses discours à l'encontre du gouvernement américain, qu'il accuse d'avoir utilisé Kem Sokha comme une marionnette, L'homme fort du Cambodge a déclaré ce lundi : "...Nous ne pouvons pas permettre aux étrangers d'utiliser les Khmers pour tuer des Khmers...". Hun Sen a régulièrement augmenté sa rhétorique contre les États-Unis depuis de long mois, fustigeant l'ambassadeur en place au sujet de la dette de guerre réclamée par les USA, mettant fin à des exercices militaires conjoints, expulsant un groupe pro-démocratique américain et accusant dimanche Washington de conspirer avec Kem Sokha pour renverser son gouvernement.

Sokha a été autorisé à voir un avocat lundi dans sa prison située à plusieurs heures de Phnom Penh près de la frontière avec le Vietnam. "...Je risque de perdre la liberté, mais la liberté ne peut jamais mourir au Cambodge...", a-t-il déclaré dans une publication sur Twitter par l'intermédiaire de sa fille, Monovithya Kem.

Pays/territoire : China
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