dimanche, juillet 23, 2017

Vivre au Cambodge - Magazine : Le permis de travail

Nous partagerons cette semaine une série d'articles de la version papier du magazine Cambodge Mag, le titre phare de la presse francophone locale, que les lecteurs plébiscitent depuis de longs mois au point de l'avoir porté parmi les titres francophones les plus consultés du pays,largement, mais aussi de la région. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'avoir un exemplaire papier, il est à présent possible de consulter l'intégralité du contenu de la version papier Cambodge Mag, en PDF, en suivant le lien ici.... Pour ce partage, une petite revue des obligations en matière de permis de travail avec l'inusable Alain Gascuel.

Le permis de travail

Tous les étrangers qui travaillent au Cambodge doivent avoir un permis de travail en plus de leur visa E, « business visa », de 3, 6 ou 12 mois.  Il n’est pas possible d’utiliser un visa T (Tourisme) celui-ci doit être  changé en visa E (Travail).



L’obligation d’un permis de travail, qui figure dans la Loi du Travail de 1997 et la Loi sur la Sécurité sociale de 2002, jusqu’ici peu ou pas appliquée, a été rappelée conjointement par le ministère du Travail et de la Formation professionnelle et par le ministère de l’Intérieur en juillet 2016. Ce texte mentionne aussi une « carte d’emploi » délivrée par le ministère du Travail. Il rappelle en même temps les sanctions prévues pour qui ne se conformerait pas à la loi : une amende qui peut atteindre 180 dollars, de la prison jusqu‘ à 3 mois, une amende de 100 $ par an, et jusqu’à l’expulsion du pays. Dans la pratique, indique une étude de DFDL, cabinet d’experts et de consultants, reprise par une publication d’Eurocham, la plupart des grandes sociétés connaissent cette loi et l’appliquent. C’est à la direction de ces sociétés qu’il revient de procurer un permis de travail à ses employés.

Dans les petites et moyennes entreprises, la loi est très peu appliquée, soit par méconnaissance, soit par négligence. Le fait est qu’il y a eu jusqu’ici assez peu de contrôles des autorités, par manque de personnel.  Qui doit avoir un permis de travail, en plus des salariés ? D’une façon générale : tous les étrangers travaillant au Cambodge qu’ils soient salariés ou non. Mais il existe de nombreux cas particuliers. Les membres des ONG: oui. Les volontaires qui travaillent sans rémunération : non. Les retraités qui ne sont pas salariés : non. Les travailleurs individuels rémunérés : oui. Un investisseur, qu’il soit salarié ou non, oui. Un travailleur qui n’a en 3 ans travaillé que 6 mois, sans permis de travail : il doit 100 $ par an à titre rétroactif, à compter à partir de son premier visa T.

Vous travaillez au Cambodge, vous n’avez pas de permis de travail, et vous ne vous sentez pas menacé ? Il vaut mieux par prudence vous en procurer un, observe l’auteur du texte de DFDL, pour éviter d’éventuelles complications.  Pour obtenir un permis de travail, il suffit de vous rendre au Ministère du Travail et de la Formation Professionnelle, muni de votre contrat de travail, de votre passeport et d’un visa en règle, de quatre photos d’identité et d’une attestation de résidence (contrat de location) : 
Ministère du Travail et de la Formation Professionnelle. 110 Boulevard de la Fédération de Russie. Phnom Penh Téléphone : Phone: 023 884 375. Site web : www.mlvt.gov.kh
Il est également possible de soumettre une application en ligne : fwcms.mlvt.gov.kh
Alain Gascuel
Sources : DFDL et Eurocham


Pays/territoire : Cambodia
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