lundi, juin 19, 2017

Revue de Presse : Même interdite, la GPA attire les Cambodgiennes pauvres

Dans un village pauvre du Cambodge, pas moins de 13 femmes sont devenues mères porteuses ces derniers mois pour quelques milliers de dollars. Certaines ont déjà accouché, d'autres sont toujours enceintes. La gestation pour autrui en Asie du Sud-Est a longtemps été la spécialité de la Thaïlande, avant que les militaires au pouvoir décident de l'interdire pour les étrangers. Rapidement, le Cambodge a pris le relais, mais la récente interdiction de la GPA sème un vent de panique. "L'an passé, un agent est venu chez nous pour proposer à ma fille 10.000 dollars pour devenir mère porteuse", se souvient Chhum Long, 60 ans, recevant l'AFP dans le village de Puth Sar, dans la province de Takeo (sud du Cambodge). "Nous sommes très pauvres, donc elle a tout de suite accepté", ajoute-t-elle sans cesser de peler sa mangue verte au milieu de sa modeste cuisine.

Dans le village de Puth Sar, dans la province de Takeo (sud du Cambodge) Chhum Long, 60 ans, rapporte que l'an passé, un agent est venu chez eux proposer à sa fille 10.000 dollars pour devenir mère porteuse ( AFP / TANG CHHIN Sothy )
Le village, entouré de champs de riz et de palmiers, est à seulement une heure de route de la capitale cambodgienne. Mais ici, les rues sont en terre, les maisons sont faites de bois et de tôle et la plupart des habitants n'ont pas l'électricité. La suite ici...



Pays/territoire : Cambodia
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