vendredi, juin 16, 2017

Cambodge : Commerce de mères porteuses: l'accusée nie son implication

Le procès de l'infirmière australienne accusée d'avoir dirigé une clinique spécialisée dans la gestation pour autrui s'est ouvert mardi à Phnom Penh. Tammy Davis-Charles, 49 ans, et deux anciens collègues cambodgiens, Samrith Chakrya, 35 ans, et Pech Rithy, 28 ans, sont accusés d'avoir agi en tant qu'intermédiaires entre un parent adoptif et une femme enceinte, et falsifié des documents pour obtenir des certificats de naissance pour les nouveaux-nés. L'infirmière jugée, avait été arrêtée en novembre 2016 à Phnom Penh, à peine deux semaines après que le Cambodge ait émis l’interdiction de ce type de commerce. 

Tammy Davis-Charles, 49 ans
Elle a nié mardi tout rôle d'organisatrice, déclarant avoir simplement pratiqué des soins aux femmes enceintes. Quant aux déclarations de la police révélant qu''elle aurait accepté 50 000 dollars par couple, l'accusée avance des problèmes de traduction.... Les futurs parents auraient découvert la clinique par eux-mêmes, a-t-elle affirmé devant la cour, niant également avoir recruté des mères porteuses cambodgiennes. L'infirmière, qui travaillait auparavant dans une clinique spécialisée dans la gestation pour autrui en Thaïlande, a confirmé en revanche avoir reçu 8000 dollars de chaque couple demandeur. Deux mères porteuses venues témoigner mardi ont affirmé de leur côté avoir reçu 10 000 dollars de l'infirmière. «Je ne connais pas le nom du père, mais je sais qu'il a emmené le bébé», a expliqué Mith Sithorn, qui a accouché d'une petite fille l'an passé. Le Cambodge offrait pour les futurs parents des prix très bas, par rapport aux Etats-Unis notamment, et en l'absence de régulation, les cliniques acceptaient les couples homosexuels comme les célibataires.
Avec l'AFP

Pays/territoire : Cambodia
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