mardi, avril 25, 2017

Cambodge - ONG - Initiative : Du devoir de mémoire vers les plus jeunes

Belle initiative de l'ONG Anjali House qui souhaite associer la nouvelle génération cambodgienne à une exposition photographique explorant la vie du Cambodge peu de temps après après la libération du joug meurtrier des Khmers Rouges. Le projet s'intitule : Réflexions de jeunes cambodgiens sur la série photographique de 1980 : “Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmers Rouge” . Explications : 

À Siem Reap, le 3 mai 2017, se tiendra l’inauguration de l’exposition de la série photographique « Renaissance du Cambodge – Un an après les Khmer Rouge », série réalisée par l'américain John Burgess, écrivain et ancien journaliste au Washington Post. L’exposition réalisée avec la collaboration de Anjali House, une ONG cambodgienne accès sur l’éducation, est parrainée par l’Ambassade américaine de Phnom Penh.

L'une des photographie de l'exposition (John Burgess)
L'une des photographie de l'exposition (John Burgess)
C'est la première fois que cette exposition est présentée à Siem Reap. Elle retrace le voyage de John Burgess, arrivé à Phnom Penh, en avril 1980, avec un des premiers visas délivrés par le nouveau gouvernement Cambodgien après le renversement du régime des Khmers Rouge. Durant deux semaines, il a exploré la capitale et voyagé en voiture autour du Tonle Sap en s’arrêtant à Siem Reap et Battambang. John Burgess y a trouvé un pays partagé entre des lieux enfermés dans les horreurs du passé et d’autres s’élançant vers une nouvelle vie entraînée par l’énergie débordante de ces habitants. 

Ces images donnent un aperçu du quotidien se réorganisant peu à peu après la période des Khmers rouges. Aujourd’hui, la nouvelle génération cambodgienne a hérité de cette reconstruction. Cependant certaines questions persistent : Que ressent cette nouvelle génération face au passé de leur pays ? Fait-il parti de leur identité ? Souhaitent-ils oublier leur histoire ou au contraire l’apprendre, le comprendre et s’exprimer ? 

Les jeunes adultes d’Anjali House (14 -19 ans), représentant la nouvelle génération de Cambodgiens qui n’a pas été témoin des atrocités des Khmers Rouge, ont étudié les photos de l’exposition avant d’exprimer leurs ressentis et formuler une réponse à ces dernières. Certains ont écrit des poèmes, d’autres ont imaginé des histoires ou simplement exprimé leurs émotions. Chaque texte a été traduit en anglais et sera présenté lors de l’exposition à côté de la photo qui les a inspirés.

Simon Ke, directrice d’Anjali House, déclare : ''...Anjali House soutient les enfants défavorisés et aide les jeunes adultes de Siem Reap à envisager un avenir meilleur. Notre programme d’éducation est basé sur l’acquisition de connaissances et aussi, ce qui est surement le plus important, favorise et encourage l’indépendance et l’esprit critique. Les photos de John Burgess, témoins de la vie juste après les Khmers Rouge, ont offert à nos jeunes adultes l’incroyable opportunité de relier l’histoire de leur pays avec leur présent et leur future, associant la reconstruction à la stabilité et l’espoir à l’ambition...''

Parlant de la collaboration avec les jeunes adultes d’Anjali House, John Burgess indique :  ''...J’ai fait ces photos en 1980 pour aider le peuple américain à comprendre la renaissance du Cambodge après les atrocités des Khmers Rouges. C’est une grande exaltation pour moi de voir que ces images peuvent aider ces jeunes Cambodgiens à appréhender ce qu’ont enduré leurs parents et grands-parents et à discerner leurs propres ressentis face à une histoire éloignée dans le temps, mais jamais loin dans le cœur...''.

L’exposition sera ouverte au public, tous les jours, du 3 mai au 17 mai, de 10 h à 22h 
à Footprint café, Siem Reap.

À propos de John Burgess :
John Burgess est un écrivain américain et journaliste qui a une affection particulière pour l’Asie du Sud-Est. En 1979 et 1980, il a couvert la crise des réfugiés d’Indochine pour le Washington Post ainsi que pour le  Time magazine. Ces dernières années, il se concentre dans l’écriture de livres sur les habitants d’Angkor. Le dernier publié s'intitule '' La fille du guide de l’escalier''  , un ouvrage historique sur le temple de Preah Vihear datant du 12ème siècle.  Plus d’informations sur  : http://www.john-burgess.net/

À propos d’Anjali House :
Anjali House est une ONG situé à Siem Reap au Cambodge. Elle soutient 120 enfants défavorisés et jeunes adultes, âgés de 5 à 19 ans. L’organisation offre à chaque élève un accès gratuit à l’éducation, aux soins de santé et fournit chaque jour un repas et un accès illimité à l’eau potable. Anjali House organise aussi des ateliers pour soutenir les familles sur différentes thématiques comme la violence domestique ou encore pour développer et valoriser les compétences parentales.  C’est une organisation locale où la directrice ainsi que tous les professeurs et les travailleurs sociaux sont Khmers. Active depuis plus de 10 ans, Anjali House est une ONG reconnue et transparente qui a ses comptes financiers professionnellement et indépendamment audités tous les ans. Les rapports annuels sont aussi publiés sur le site internet. 

Enfants d'Anjali House. Photographie fournie
L’objectif principal d'Anjali House est de voir ses élèves acquérir des connaissances et de devenir des jeunes adultes sain et pleins d’ambitions prêt à rentrer dans le monde du travail. Plus d’informations sur : www.anjali-house.com


Pays/territoire : Krong Siem Reap, Cambodia
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